Le Grand Charles, Gutenberg, le lobby de l’édition et les autres…

 

Il fut un temps où, de château en château, les troubadours (« trouvères » au nord de la Loire) s’en allaient contant (et pas toujours contents du gîte et du couvert qu’ils se voyaient offerts  en contrepartie) les exploits du Grand Charles (Carolus Magnus pour les amis) et de son neveu Roland.

Puis, lassé des grèves à répétition des intermittents du spectacle, l’on décida de se raconter les exploits du Grand Charles (Carolus Magnus pour les amis) et de son neveu Roland tout seul. L’on apprit à lire et l’on misa sur le parchemin, au prix de quelques souffrances pour les veaux qui laissaient leur peau dans l’affaire. Parchemin sur lequel on inscrivit d’une plume d’oie alerte (la plume parce que l’oie…) les exploits du Grand Charles (Carolus Magnus pour les amis) et son neveu Roland.

Les troubadours (« trouvères » au nord de la Loire) firent la gueule mais écrasèrent le coup, apprirent à écrire et se recyclèrent tant bien que mal dans la littérature.

Une poignée de siècles plus tard, un trouble-fête du nom de Johannes Gutenberg (un Fridolin) inventa l’imprimerie. Nos plumitifs, ex « troubadours » (« trouvères » au nord de la Loire) tirèrent une fois encore une gueule longue comme ça. Mais on n’arrête pas le progrès et ils se firent Hallyday  à l’idée de partager les bénefs que leur rapportait le récit  des exploits du Grand Charles (Carolus Magnus pour les amis) et de son neveu Roland, avec le lobby des éditeurs qui, malins comme des singes, avaient » esspliqué » (comme on dit à la télé) aux créatures de J.Gutenberg que, en tant que travailleurs manuels, ils avaient besoin d’être coachés par des êtres pensants.

Mais on n’arrête pas le progrès et, voici quelques décennies, l’informatique a rendu l’imprimerie superfétatoire, pour ne pas dire inutile. On peut dorénavant, tenez-vous bien, conter les exploits du Grand Charles (Carolus Magnus pour les amis) et de son neveu Roland sans faire appel à la magie des imprimeurs ni avoir à détruire des forêts entières    (ah oui j’ai omis de préciser qu’entre temps le vélin des veaux (rien à voir avec Vaulx-en-Velin) avait cessé d’être indispensable à la transmission, aux siècles des siècles, desdits exploits (ni de ceux, nettement plus sacrés selon les spécialistes, de Moïse et sa bande d’allumés mais ceci est une autre histoire).

Hélas ! D’aucuns ont horreur de tout ce qui touche à leurs petites habitudes. Ah ! Le crissement subtil du papyrus ! Ah , le parfum de l’encre fraîche ! Comment ça, ce qui compte ce sont les exploits du Grand Charles (Carolus Magnus pour les amis) et de son neveu Roland et la manière de les narrer qui importent ? Vous rigolez, les mecs ! Ce qui compte, c’est le tournage des pages par nos doigts pleins de confiture, le matin au p’tit déj’! Et la couverture ! Ah, la couverture cartonnée !  Et la poussière? Ah ! La poussière qui s’accumule sur les rayons des bibliothèques de Phronce et de Navarre ! Et le pilon ? À quoi il va servir, le pilon si on n’imprime plus ? On a imprudemment aboli la guillotine, au point de ne plus savoir que faire de nos Gilets Jaunes aujourd’hui, mais le pilon qui écrase les derniers espoirs d’un auteur de voir son œuvre un jour éclore aux yeux du public, nous faisant gagner un peu de place dans les rayonnages des libraires ? Faudra-t-il l’abolir, lui aussi ?

Non, croyez m’en, braves cons de lecteurs juchrémans. La culture est une est indivisible. Et elle passe par le livre. Le livre imprimé et aucun autre , émanation jalouse de la Parole Divine. Ne dit-on pas les « religions du Livre »(avec une majuscule) ? Quel mécréant se risquerait à parler des « religions du e-Book » (même avec une majuscule) ? Un peu de sérieux, voulez-vous !

Et notre bon vieux lobby des éditeurs, dans tout cela. Comment pourrait-il survivre à pareille diablerie si on n’y mettait rapidement un terme ? Ecoutez  les cris déchirants d’Albin, entendez les plaintes de Robert : « Ah ! Le bruissement délicat de la feuille que l’on écorne pour savoir où on en est ! Ah, la bonne odeur de moisi de l’encyclopédie en 25 tomes qu’on na n’a pas ouverte depuis qu’on l’a héritée de la tante Louise ! Ah, la toile d’araignée qui effraie la bibliothécaire à peine remise de sa dernière chute d’escabeau, pour la plus grande gloire du Livre Imprimé ! »

Ok, braves cons de lecteurs juchrémans ! Allez-y ! Continuez à dépenser le triple de ce que vous coûterait, au format numérique,  le même récit des exploits du Grand Charles (Carolus Magnus pour les amis) et de son neveu Roland. Continuez à sniffer votre papelard pétrolisé à mort et votre encre fraîche comme mon cul ! Continuez à vous laisser rouler dans la farine par ces arnaqueurs de proxénéditeurs qui reversent généreusement au descendant du troubadour (« trouvère » au nord de la Loire) 10 % du bénéfice de son travail obscur. D’autant plus obscur et flippé – et naze il faut bien le dire , s’agissant de certains troubadours  (« trouvères » au nord de la Loire)  – au hasard M. Houellebecq , sauf que , bizarrement, le beau légionnaire tourne à largement plus que 10% depuis son succès incompréhensible.

Et surtout bonne ânerie 2019, les Juchrémans ! Que l’arôme enivrant du calendrier des pompiers vous protègent des attaques vicieuses d’une évolution qui, quand on voit le résultat, aurait gagné à ne pas nous sortir de nos bonnes vieilles cavernes !

Bisous numériques.

Jon-Jècques Bolmane

 

Une fois n’est pas coutume (rire), je vais vous parler d’un truc sans importance. Et en plus , va falloir sortir la calculette. Diviser  200 000 par 66 000 000 et multiplier le résultat par 100 (un genre de règle de 3) . Bon allez, je vous file la réponse : + ou – 0,3 %

Explication. Pour cèlzéceux qui suivent les infos, les bpr* répertoriés sous l’AOC « Français » viennent d’être dénombrés : autour de 66 millions d’individus en + ou – bonne santé (50 % de spermatos en moins, tout de même, au fond des testicules de ceux qui sont encore équipés de ces gadgets vintage mais là n’est pas mon propos).

Maintenant, 200 000 c’est le tirage grand maximum d’1 feuille de chou à la mords-moi qui crevait de soif dans le désert des hebdomadaires inutiles (pléonasme), rachetée, il y a peu, avec une vingtaine d’autres par Arnaud Lagardère, fils unique et préféré de Jean-Luc (qui avait, en son temps, fait la fierté de la famille par la thune formidable que lui avait rapporté(e? je sais plus, j’aurais jamais dû me lancer dans le gamble du » cod placé avant ») la vente en gros d’armes de guerre à grand spectacle).

Il se trouve que, 1 fois par an, à l’occasion de la nouvelle année, le « JDD » (ex « Journal du Dimanche ») – puisque c’est  le nom du sous produit des fonds de tiroir de la presse à 2 balles en question – publie une connerie championne toutes catégories qu’il fait passer pour le résultat d’1 prétendu sondage effectué auprès du gratin de ses lecteurs.

Il s’agit de la désignation de… accroche-toi Jeannette… LA PERSONNALITÉ PRÉFÉRÉE des Phroncés !

Pour la 8ème année consécutive, ze ouineur is,  je vous le donne en mille… Jon-Jècques Bolmane.

Qu’ Arnaud La Garde Barrière soit cap de soudoyer 1 échantillon de 0,3 % de la population phronçaise trié sur le volet en vue de lui faire dire n’importe quoi, personne n’en doute.

Mais que l’intégralité des radios/télés/réseaux sociaux et autres commères assermentées relaient une arnaque pareille, il est là le vrai miracle de Noël. Ou pas, en fait.

Bisous.

 

* bipèdes à poil ras

Poire d’achat et pommes que nous sommes

 

Coucou, les Juchrémans ! Je me suis dit que je n’allais pas attendre 2019 pour enfin vous faire part de ma totale désapprobation touchant à la formulation d’une revendication hélas de jour en jour plus justifiée. Relayée avec délices, sinon carrément inventée par les média (sans « s » car déjà pluriel de médium),  je vous parle de la plainte déchirante des mécontents modernes de voir leur POIRE D’ACHAT fondre comme neige au soleil. Leur poire d’achat ! Comprendre : leur « pouvoir d’achat ». Pourtant, même prononcée autrement qu’en bas jijibourdinien, ce désir affiché de se voir autorisé à claquer plus de thune dans les bouclards de la raie publique ne me semble pas refléter les besoins réels d’un peuple aux poches vides. Si des millions de gens ont besoin de pognon c’est pour :

PAYER leur loyer

PAYER leurs notes de gaz, d’eau et d’électricité

PAYER leur essence ou leurs abonnements RER pour les veinards qui ont un boulot

PAYER le toubib, le dentiste, l’ophtalmo, l’hosto, les pompes funestes etc…

Bref, la seule confusion possible entre « acheter » et « payer » concerne la bouffe et les fringues. Et même là, la dépense de base n’est PAS optionnelle, surtout quand il s’agit de nos chères têtes de moins en moins blondes et c’est pas un problème.

Conclusion, parce que parler ça donne soif et que c’est bientôt l’heure de s’acheter l’apéro, à l’avenir, celzéceux qui voudront me faire plaisir éviteront de chouiner sur la diminution, sinon la perte de leur poire d’achat et verseront leurs larmes directement au profit de leur poire de PAYER. Ce qui change pas mal le goût du fruit, les Juchrémans, faites-moi confiance !

 

barème tes conneries (je vous en ressers une tranche ?)

Salut les Juchrémans ! Depuis que je tweete tante et peluche  ( @nouveau_polar  ) , je ne trouve plus une minute pour repasser par la maison dire bonjour. Histoire de me faire pardonner, c’est depuis franckyvonrichard.com  que je m’adresse au grand barbu dans la tourmente, à son Joe Dalton d’emperozité à 2 balles et à tous les gilets jaunes devant marron derrière qui se gèlent les couilles sur leurs ronds-points.

Veuillez, svp, cesser votre dialogue de sourds plus qu’improductif en termes de mobilier urbain, grenades lacrymogènes et frais d’hospitalisation !

Ok, ni les uns ni les autres avons inventé l’eau tiède. Les aventures des 3 Petits Cochons d’Abraham nous ont tellement pris la tête au cours de ces derniers millénaires que, même si nous n’étions pas nés impuissants du neurone, nous n’aurions pas pu faire autrement que le devenir. Issu de la même culture abêtissante et castratrice que vous, je suis le premier étonné d’avoir une remarque pas trop con à vous soumettre.

Un jour, l’un d’entre nous, un peu moins atteint que les autres, a eu une idée qu’elle était bonne. Chacun participerait à la cagnotte générale permettant de se soigner, d’assurer ses vieux jours et, accessoirement d’apprendre à lire et à écrire gratos à ses chiards, SELON SES MOYENS.

Sauf que, aussi sec, un autre d’entre nous, bien plus atteint que les autres, celui-là, a inventé les TRANCHES.

 

 

Alors, ça c’était con. Très très con. Très très con et surtout très très injuste et très très inégalitaire. Exemple :

Le mec qui prend 27000€/an lâche  3780€

Le mec qui prend 28 000€/an lâche 8400 €

Forcément, le second a tendance à voir son élan égalitaro-fraternel plonger un chouïa. Autrement dit, nos « classes moyennes supérieures » s’insurgent tandis que nos « classes moyennes inférieures » s’interrogent sur l’intérêt de ramasser la poignée d’euros supplémentaires qui leur ferait payer le double d’impôts. Quand on sait que 70% de la population juchrémane phronçaise estime appartenir à la classe moyenne, ça fait pas mal de mécontents.

Mécontents au point d’appuyer les revendications des semi clodos de la « 1ère tranche » qui, bien qu’ils ne payent pas d’impôts, raquent leur bifteck aux hormones, leur gas-oil cancérigène et leurs légumes enrichis aux pesticides le même prix que le pauvre riche de la « 5ème tranche » à qui, sur un revenu annuel de 160 000€, on va oser en prélever 72 000 (il ne lui reste plus que même pas 90 000 maigres euros annuels ! Un vrai scandale !). Le même pauvre riche qui l’a saumâtre de constater que Carlos Ghosn (par exemple mais cette vérole diplômée qui bénéficie actuellement des attentions marquées de nos amis Japonais n’est qu’un exemple entre mille) qui tourne autour des 16 000 000€/an (=100 fois plus que le pauvre riche) ne cotise pas plus que  lui. Allons enfants de la patrie, c’est qu’ ç’ bordel ?

Conclusion, en une hémo comme en mille, le trou-de-balle d’un Juchréman n’a jamais été aussi douloureux qu’ « ôjôrd’hui » (comme on dit sur France Culture et sur France Info, demandez à Marc Fauvel, cet adepte du fayotage intégral). Aucun prophète judaïque, chrétien ou musulman, pourtant experts en arnaques pognonifères aurait pu inventer une embrouille comme les « tranches d’impôts ».

Normal, ça fait perdre une thune pas possible à son inventeur.

Quand j’aurai un moment, je vous « esspliquerai c’est comment » (comme on dit sur France Culture et sur France Inter, belle journée à vous, surtout le Saint M’di, demandez à Léa Salamé et Florence Paracuellos) que, armé d’une calculette à 10 €, on peut sauver la raie publique et passer un Noël tranquille.

Disons celui de l’année prochaine passque là tout de suite, j’ai pas le temps et vous êtes fatigués. Bisous.

 

gilet or not gilet

Je passe en vitesse vous dire que ça caille et que, jaune ou pas, mieux vaut prévoir un gilet pour les jours à venir. Comme je peux jamais éviter de me faire des potes, j’ajouterai, en protégeant mon visage et mes parties intimes de vos ardeurs démocratiques, que franckyvonrichard.com  vous a souvent mis en garde contre le syndrome du bureau de vote. Vous avez élisionné votre emperozité de merde, maintenant, bibliquement parlant,  c’est lui le boss.

Que ça vous serve de leçon pour la prochaine convulsion expectorale.

Bisous démocratiques.