Merdia über alles ( dyslexie quand tu nous tiens)

Je sais que c’est pas grave et que tout le monde s’en fout mais quand même et justement. Après la lente et douloureuse mise à mort du « discours indirect » de mon enfance studieuse, jumelée avec la prolifération exponentielle du « c’est quoi» ravageur, après le très franceculturien « aujôrd’hui » et ses variantes « ôjeurd’hui », « oujard’hui » etc… Voici qu’à l’horizon de nos campagnes vernaculaires en pleine mutation pour le pire, est venu tout récemment se glisser un petit nouveau au sein des maniérismes débridés, autant qu’inexplicables, de nos voix merdiatiques préférées. Le syndrome du Sainmedi, oui messieurs-dames, le SAINmedi a décidé de faire pendant avec ce bon vieux MAItenant !

« Et maitenant, chers auditeurs, France Enculture va vous esspliquer c’est quoi qu’on vous propose oujard’hui Sainmedi à la Grande Étable d’Olivia Gesbert-que-vous-allez-bien. »

Fuck.

PS – Les amateurs de grammaire française (presque) traditionnelle qui n’auraient pas encore téléchargé « Loser au menu » sont invités à le faire de toute urgence thérapeutique. Le talent d’Heffi est là pour vous rassurer sur c’est quoi un bon polar qu’il vous fera oublier les dérives mortifères du non-sens enculturel rémunéré par vos soins (encore bravo).

Yeah man ! (prononcer Yemen)

Prononcer : le dieu Pognon (aventures de Moïse, chap 15) a encore frappé.

Prononcer : Son Emperozité, qui se « repose » actuellement du côté de Honfleur, a décidé que, le client étant roi, l’Arabie Saoudite ne devait pas se voir refuser l’achat d’armes françaises. Parfaitement inoffensives, puisqu’on se tue à vous le dire, bande d’incrédules, contre les populations civiles qui, de toutes façons sont appelées à mourir de faim, ces armes sont notre gagne-pain, à nous, braves Froncés. C’est que, en plus de ces feignasses de chômeurs en perpétuelle recrudescence, avec les 15 migrants qu’on s’est engagés à loger et nourrir, les temps sont durs. Les commémorations « marathoniennes » que notre demi portion impériale, malgré sa santé fragile, a courageusement planifiées, c’est pas gratos non plus, vous savez ? À se demander si on a bien fait de le signer, ce putain d’armistice. Un siècle après, il devrait quand même y avoir prescription, merde !

Prononcer : beaucoup plus important autant qu’urgemment nécessaire, y a les étrennes 365 jours/an de  Roux de Baisemieux et ses petits camarades.

Prononcer : y a le barbier de Castagner qui réclame 3 ans d’arriérés.

Because, prononcer (ça aussi, on se tue à vous le dire) : ce n’est qu’à partir de demain qu’on rase gratis .

P.A.L.

 

À

Quand je me suis « inscrit » sur Twitter afin de promouvoir le travail de mon ami @HeffiGrecker et, accessoirement, militer en faveur du #livrenumerique, je n’ai pas compris tt de suite le sens de l’acronyme PAL. Maintenant je sais que cela signifie, accrochez-vous…

« PILE A LIRE » !!! …PILE A LIRE !!! On se croirait revenu au bon vieux temps du collège. La liste des bouquins au programme du BEPC, ha ha! Sauf que là, c’est le « blogueur » de ses 2 qui s’inflige un travail quasi herculéen (dans sa tête). De l’ordre du sacrifice ! …Du devoir culturo-humanitaire, ha ha ! Mais putain ! Lire, c’est pour se délasser après une journée de VRAI boulot ! Ou avant, pour se donner du courage ! C’est pas une œuvre humanitaire à la #VendrediLecture ( coucou les vieilles choses catholiques !)! Lire, c’est une chance !

C’est comme écrire ! C’est pas pour se faire de la thune quand ton chiottard de blog intéresse vaguement 2 pékins qui se battent en duel et un 3ème qui compte les points, ha ha ! En tous cas, merci au blaireau de trop et sa « PAL » (qu’il peut se mettre où nos ancêtres se la (le) carraient). Il m’aura permis de me défouler sainement après les horreurs que je viens d’entendre sur @franceinfo (l’émission de 20h du 23/10/18), dans la bouche de petites meufs qui, pourtant, n’ont pas l’air trop con ni trop méchant.

Ah les salopes! Si j’étais un lapin, un biche ou un sanglier, je me pointerais direct chier sur leurs petits Perfectos similis tellement tendance (y en a partout sur le PAF). Ah, les salopes et leurs discours « de bon sens » selon lesquels on a besoin de ces grosses merdes d’assassins d’animaux pour préserver nos terroirs, le tout saupoudré de petits rires de connaisseuses des choses de la vie. Ah, les connes ! Pourquoi elles se récupèrent pas une PAL d’occase, histoire de nous faire des vacances ?

Bon c’est tout pour ce soir, je retourne à ma compile Thin Lizzy. Good night, les pol’n’rollers !

Ps – cet article est un genre de duplex avec le tweet à rallonge que je viens de poster sur Le Nouveau Polar

LOSER AU MENU (2)

Faut qu’on vous dise, « Loser au menu » c’est, dans l’ordre de ses qualités intrinsèques ( ouaip, comme le petit blanc qu’on se jette au zinc pour attaquer la matinée) :

Un des meilleurs polars de toute la production française depuis Manchette et Prudon. À la noirceur parfois systématique de ces deux géants, Grecker préfère une certaine légèreté de traitement  (soigneusement  parfumée à l’arsenic d’un humour imparable qui le rapprocherait plutôt de Westlake, voire Lansdale, si on a le droit de traverser l’Atlantique).

Un ovni du merchandising.  Ce polar n’a , à dessein, été défloré par les yeux prétendument avertis du moindre pro de l’édition. À l’heure d’internet et de ses interactions à la fois brouillonnes et génératrices de « liens », pourquoi s’encombrer de parasites ? Heffi Grecker a la chance de ne pas vivre de son écriture. Il a la chance de pouvoir manger à sa faim (pas de viande), dormir dans un bon lit et, éventuellement, se soigner sans avoir à recourir à l’obole, dans le meilleur des cas ridicule, d’une maison de proxénédition traditionnelle.

« Loser au menu » c’est un polar « du producteur au consommateur ».

Sauf que son auteur n’est pas équipé pour faire les marchés. Alors son deal, excellent pour vous, ami(e)s lect(eurs) (rices) (2,99€ !!!) , un peu moins pour lui mais, selon son expression favorite, il « s’en branle », il vous le propose en format numérique uniquement (pitié pour les arbres !). Rappelons aux étourdis que le prix d’une liseuse est vite amorti par l’économie faite sur les bouquins ensuite (à condition que le lobby des proxénéditeurs – toujours eux – n’aille pas poser sa grosse pogne crochue sur les e-books comme, depuis la nuit des temps, sur la production papier).

On peut également lire « Loser au menu » sur son ordi, sa tablette ou son smartphone.

Des extraits, vous en aurez. franckyvonrichard.com, @nouveau_polar et #PolarNum sont là pour ça. Mais on va attendre un peu. Pour l’instant, grâce à Librinova  et à ses 200 e-librairies et plateformes de distribution partenaires , en bons petits voyeurs près de vos sous que vous êtes, vous pouvez toujours déguster quelques chapitres de « Loser au menu »  gratos.

Bonne lecture. Ce n’est pas un souhait mais une certitude.