il était urne fois

Amis blaireaux,
Lors de mon précédent menu je vous entretins, avec toute la subtilité précautionneuse nécessaire au traitement d’un tel sujet, de ces saloperies morbides de religions à la con pourvoyeuses de cadavres d’enfants et d’inutiles souffrances animales.
Aujourd’hui, animé du même désir de ne choquer personne, et puisque l’actualité le réclame, il est de mon devoir de gros niqueur de vous glisser vite fait quelques mots concernant une autre catastrophe humanitaire et non des moindres puisque, elle aussi, engendre haine et terreur à qui mieux mieux entre bipèdes consentants: la délégation de pouvoir, avec pour corollaire inévitable l’aliénation du droit des individus à disposer d’eux-mêmes.

Un matin qu’il faisait caca et que ça mettait du temps à sortir, un dictateur un peu plus rusé que les autres, vraisemblablement inspiré par St Pognon, conçut un plan machiavélique. Au lieu de gaspiller son énergie et celle de sa soldatesque à expliquer à son peuple qu’il lui fallait à tout prix un chef et que c’était justement-lui-ça-tombait-bien-quand-même-alors-au-charbon-quand-je-dis- »au charbon! »-et-à-la-guerre-quand-je-dis- »à la guerre! », il suffisait de faire croire aux gens que, bien entendu et tu penses Hortense, un chef était absolument nécessaire à leur bonheur mais que, et ça changeait tout, c’étaient eux qui z-allaient le désigner z-eux mêmes parmi une liste de dictateurs potentiels, lui par exemple!!! Génial non? La démocratie était née et le constipé, qu’il avait fini par libérer ses entrailles puantes de leur trop plein de caviar et que, propret et hygiénique comme tout il se saisissait d’une feuille de PQ douce et soyeuse, venait d’inventer le bulletin de vote…

Mais soyons beaux joueurs et reconnaissons que c’est quand même assez balèze d’arriver à persuader les petits malins que nous sommes que, la nature humaine (ha ha) étant ce qu’elle est, il y aura toujours des enculeurs et des enculés mais que, le progrès et la modernité étant passés par là, nous avons aujourd’hui le droit de choisir entre la baffe dans la gueule ou le coup de pompe dans le cul qui nous aideront à continuer, ad viet-nâm eternuam, à nous assumer en tant que cheptel de pucerons irresponsables en demande d’être traits matin et soir de leur naissance à leur mort.

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