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	<title>FRANCKYVONRICHARD.com</title>
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	<description>le site confidentiel officiel de Franck Richard</description>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 10:43:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 37. Épilogue (deuxième partie) &#160; « Persécuteur et persécuté sont identiques. L&#8217;un s’abuse en ne croyant pas avoir sa part de souffrance ; l&#8217;autre s&#8217;abuse en ne croyant pas participer à la culpabilité. »                                                                                                              Arthur Schopenhauer &#160; Se dominer. Dominer &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/02/les-aventures-de-moise-37/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>37. Épilogue (deuxième partie)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>« Persécuteur et persécuté sont identiques. L&#8217;un s’abuse en ne croyant pas avoir sa part de souffrance ; l&#8217;autre s&#8217;abuse en ne croyant pas participer à la culpabilité. »</strong></p>
<p><strong>                                                                                                             </strong>Arthur Schopenhauer</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Se dominer. Dominer ses « pulsions », si pulsions il y a. Ses « bas instincts », si instincts il y a. Je préfère parler de peurs. De peurs animales avec, en tête de liste, la peur de se faire dévorer. Dévorer par l’Autre. De Caïn (Qābyl chez les musulmans) à Dark Vador, la culture abrahamique n’a eu de cesse de nous présenter cet Autre comme un ennemi <span style="text-decoration: underline;">à priori</span>, justifiant ainsi l’injonction divine de le dominer coûte que coûte alors que, pardon de me répéter, plus urgent que quelques galipettes sur la Lune, un pas véritablement gigantesque dans la trajectoire de l’homo sapiens–sapiens serait accompli s’il parvenait enfin à se dominer lui-même, en personne et personnellement. Et, au préalable – je parle ici« sous le contrôle », comme on dit dans les débats éconofumisticopolitiques, de papy Socrate, &#8211; s’il commençait par <strong>apprendre à se connaître lui même</strong>.</p>
<p>Sauf que papy Socrate, il ne sortait pas de 2500 ans de monothéisme libéral, lui (1).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ingrédient n°2 : le principe de culpabilité</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si la culture abrahamique marque une avancée notable dans les techniques (« process » comme on dit chez les crétins préhistoriques modernes) de domination, encore fallait-il aux promoteurs de cette pensée néo cavernicole prouver le bien-fondé de la domination en elle-même. Pour ce faire, et c’est là le véritable coup de génie des prophètes juchrémans, il était absolument nécessaire de donner à l’homo sapiens-sapiens une vision de lui-même propre à lui faire perdre confiance en  ses chances d’évoluer vers une humanité dont il commençait à se rapprocher dangereusement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Là encore, nos trois petits cochons ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’ondes. A première vue, du moins. Les Juifs et les Musulmans rejettent la doctrine du « péché originel » dont les fesses fripées de notre vieille chose pontificale continuent, dit-on, de se régaler à grands coups de gerbes d’orties rédemptrices. Les rabbis voient dans le scénario de la faute primordiale une déformation de la mythologie hébraïque alors que les ulémas ne peuvent tout simplement pas admettre qu’Adam, premier prophète de l’Islam ait pu désobéir au Tout Puissant.</p>
<p>A deuxième vue cependant le CA de la SARL Abraham &amp; Fils se retrouve d’accord pour déclarer à la majorité absolue que, fort bizarrement puisque façonné à l&#8217;image de l&#8217;Eternel, l’homme a été créé faible (Coran, sourate 4.28), au point de marquer une certaine propension innée au mal (Torah, Genèse 8.21, Psaume 51.7).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En d’autres termes, fondatrice ou pas, la tentation de faire des bêtises guette l’homo sapiens-sapiens à tous les coins de rue et il est indispensable de lui rappeler en permanence ce talon d’Achille ontologique.</p>
<p>En d’autres termes nous devons en permanence douter de nous-mêmes. Mieux, nous devons nous persuader du fait que nos sentiments, nos choix, nos actions sont entachées d’une culpabilité potentielle, systémique, à combattre sans relâche sous peine de voir ses funestes conséquences attirer sur nous les foudres d’un nouvel accès de colère divine, voire une fin du monde bien sentie en comparaison de laquelle les sept plaies d&#8217;Égypte font figure de tirages d’oreille quasi affectueux.Du berceau à la tombe nous restons des enfants frappés d’immaturité chronique, auxquels il n’est que de raison d’interdire de décider seuls de ce qui est bon pour eux. Des enfants d’enfants d’enfants généalogiquement, en tout état de cause et belle soirée à vous, enfantés par les premiers enfants d’une famille monoparentale composée de Dieu, seul véritable père connu à ce jour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <strong>Il est donc nécessaire d&#8217;être soumis</strong>, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. » (Bible, Romains 13:5)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Soumis à Dieu, pour sûr, mais comme Dieu ne rentre pas à la maison tous les soirs et que Moïse, Jésus et Mahomet, nos subrogés tuteurs, sont de moins en moins dans les parages pour nous empêcher de céder aux sournoiseries du Grand Cornu, obligation nous est faite, « par motif de conscience »( !) de nous soumettre à la volonté de parents-enfants qui nous ont, non pas donné, mais prêté une vie qui ne leur appartenait pas, ainsi qu’à la haute autorité d’instances paternelles de substitution qui, tour à tour, s’en viennent aider les premiers à guider leurs délinquants en puissance de rejetons vers les sommets de l’excellence sociale selon Nico l’Asticot.(2)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Eh oui ! Puisqu’il s’agit ici de chercher à se connaître soi-même, je me vois contraint de décevoir nos valeureux « athées » et autres penseurs « laïques ». Il ne suffit pas d’être enfin parvenus à s’extirper des rets d’un folklore abrahamique appelé, de toutes façons et selon toute probabilité, à disparaître plus ou moins complètement dans les siècles à venir, pour se croire, du même coup débarrassés des stigmates contre évolutionnaires que deux millénaires et demi de culpabilisation infantilisante ont gravés en nous(3).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1)…ce qui ne lui a pas évité d’être condamné à mort pour « non reconnaissance des dieux que reconnaît la cité » ainsi que pour « corruption de jeunes gens ».</p>
<p>(2) relire <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2011/12/les-aventures-de-moise-29/"><em>Moïse, ministre de l&#8217;éducation nationale (6)</em></a></p>
<p>(3) voir ici <em><a title="éducation" href="http://www.franckyvonrichard.com/2011/12/les-aventures-de-moise-26/">Moïse, ministre de l&#8217;éducation nationale (3)</a><br />
</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre : <strong><em>Epilogue (suite et fin)</em></strong>)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
		<link>http://www.franckyvonrichard.com/2012/02/les-aventures-de-moise-36/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 15:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 36. Épilogue  (première partie) &#160; « Jusque-là je n&#8217;avais fait qu&#8217;exprimer tant bien que mal la soupe de jugements de valeurs que la socio-culture avait laborieusement mise en place dans mon système nerveux. » Henri Laborit (1) J&#8217;exprime le &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/02/les-aventures-de-moise-36/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>36. Épilogue  (première partie)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <strong>Jusque-là je n&#8217;avais fait qu&#8217;exprimer tant bien que mal la soupe de jugements de valeurs que la socio-culture avait laborieusement mise en place dans mon système nerveux.</strong> »</p>
<p style="padding-left: 450px;">Henri Laborit (1)</p>
<p>J&#8217;exprime le souhait que ce rapide survol de la préhistoire moderne de Moïse à nos jours ait aidé à mieux saisir le lien étroit, pour ne pas dire le rapport de cause à effet, existant entre la culture abrahamique et « la soupe de jugements de valeurs » dans laquelle nous trempons notre quotidien rassis. Je me propose maintenant, en manière de conclusion, de revenir brièvement sur les ingrédients de base composant la dite soupe et, pourquoi pas, de réfléchir aux possibilités, maigres certes après un tel lavage de cerveau, de nous concocter une autre recette, susceptible, elle, d’arracher l’espèce homo sapiens-sapiens à une préhistoire qui n’en finit pas de lui empoisonner la vie, l’empêchant d’évoluer vers son Histoire tout court.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ingrédient 1 : le principe de domination</span>:</p>
<p>C’est la clé de voute des religions dites « du Livre » bien que, comme je l’ai dit plus haut, celles-ci ne puissent en revendiquer les droits d’auteur. Des millénaires avant que la SARL Abraham &amp; Fils ait déposé ses divins statuts, le fort se faisait déjà un devoir animal d’abuser du faible. On peut simplement s’interroger sur les motifs qui poussèrent le dieu des Juchrémans à insister aussi lourdement sur l’obligation, étrange pour un être créé à son image, de se comporter en animal.<br />
On peut, du tac au tac, se répondre que, au cas blasphématoire où une divinité quelconque ne serait jamais qu’un fantasme des allumés qui l’ont inventée, les allumés en question ont tout intérêt à ce que, au moins, leur invention leur serve à quelque chose. « Aide-toi et le Ciel t’aidera ».<br />
Cela dit, si, sur le principe en lui-même, Abraham &amp; Fils se contentèrent d’entériner un système en vigueur depuis la nuit des temps dans le règne animal, voire végétal, côté technique on peut dire qu’ils ont salement innové. A tel point que je vous rebalance une citation dont les éconofumistes de Standard &amp; Poor&#8217;s n&#8217;arrivent pas à se lasser:</p>
<p>« L’Éternel, ton Dieu, te bénira comme il te l’a dit, tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n’emprunteras point ; tu domineras sur beaucoup de nations, et elles ne domineront point sur toi. » (2)</p>
<p>Eh oui, les amis! La véritable trouvaille du gars Moïse, c’était de faire de l’ « Eternel, son Dieu » un expert-comptable rompu à toutes les ficelles de la finance préhistorique moderne. Parce que passer sa vie à se coller des bourre-pifs que-c’est-le-dernier-qui-reste-debout-qu’il-a-gagné ( au moins jusqu’à la distribution de bourre-pifs suivante) ça va bien un moment mais avouez qu’il était nettement plus efficace de mettre en place une divine embrouille permettant à la poignée de petits malins qui en maîtriseraient les arcanes de perpétuer leur domination aux siècles des siècles.<br />
Non ?<br />
Si. La preuve en est que les Gengis Khan, Charlemagne, Napoléon, Hitler, Staline et consorts n’ont jamais posé leurs pognes graisseuses sur des empires aussi étendus que celui sur lequel règne aujourd’hui un cartel de banquiers prostatiques autant qu’anonymes. Savoir : la planète entière.<br />
Vous me direz que l’un n’empêche pas l’autre, bien au contraire. C’est même un cercle sans fin. Avec des finances on se procure des armes qui, une fois la guerre terminée, permettent de dominer financièrement les territoires conquis. Les USA, dont l’hymne ne proclame rien de moins que la présence de Dieu à leurs côtés, sont comme chacun sait des spécialistes du genre. L’Europe s’accroche mais c’est plus trop ça. Le Japon non plus. Les « pays émergents » par contre… Même des qui comme l’Inde et surtout la Chine ne pensent pas grand-chose de Yavé, Jay-Cee, Allah et encore moins de leurs prophètes, apôtres et compagnie, les voilà plus que subjugués par leur enseignement imparable quand il s’agit de rouler le voisin dans la farine !</p>
<p>Quoique de taille, la « domination par le prêt » me semble être la seule technique réellement innovante de la culture abrahamique. S’agissant des autres moyens de coercition divinement conseillés, nous voici replongés dans les fondamentaux traditionnels.<br />
La <strong>généalogie</strong> par exemple. Même si, de ce côté, il y a toujours eu de l’eau dans le gaz entre la maison mère et ses filiales, Juifs et Musulmans s’arrogeant tour à tour le titre de « peuple élu ». Tout ça à cause d&#8217;une question angoissante qui a peu de chances de jamais trouver sa réponse: le caprice du Tout Puissant, réclamant (pour rire, ouf !) à Abraham le sacrifice de son fils, concerne-t-il Isaac, enfanté in-extremis par une Sara plus que centenaire ou Ismaël, son aîné, rejeton hors mariage que le patriarche avait eu, entre temps, l’imprudence de concevoir avec Hagar, une brave esclave égyptienne qui ne demandait qu&#8217;à rendre service à ses patrons ? Les chrétiens ont réglé le problème en faisant de la descendance d’Isaac une race de traîtres et de celle d’Ismaël une bande d&#8217;infâmes squatters de terre sainte contre lesquels ils ne manquèrent point, antan, et avec une réussite mitigée, de mener leurs saintes croisades.<br />
Ce qui n’empêche que nos Juchrémans dans leur totalité se retrouvent plus que d’accord pour faire de la notion d’héritage un must absolu qui, de nos bien-aimés rois de France à Lili Loréal-Bettencourt en passant par les émirats du Golfe et la dynastie Rothschild, n&#8217;a jamais cessé de faire la joie des notaires.</p>
<p>Un résumé, même ultra-rapide, de l’ingrédient number one de la soupe abrahamique ne saurait faire abstraction de la <strong>domination par le sexe</strong>. En ce domaine, nous avons cru remarquer au début de ces merveilleuses <em>Aventures de Moïse</em> que si le dieu des Pentateuquistes avait jeté les bases d’un certain radicalisme de comportement  (« A la femme il dit : « J’aggraverai tes labeurs et ta grossesse, tu enfanteras avec douleur ; la passion t’attirera vers ton époux et lui te dominera. » (3)) celui des Coranistes ne se gratta point pour enfoncer le clou (« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs que Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci (…..) Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les… »(4)). Quant aux Chrétiens, selon leur habitude, ils ont cherché à se défiler en élaborant une distinction fondamentale entre la femme en tant que mère, incarnation de la pureté sans faille et la femme tout court, pécheresse rusée n’ayant de cesse de détourner les fils de la première de l’adoration qu’ils lui doivent.Notons que, en théorie et malgré les injonctions désespérés de nos derniers papes à plus de retenue, en vrac la permissivité en matière de contraception et d&#8217;avortement, le droit de vote et bientôt, tant qu&#8217;on y est, le mariage lesbien sans mentionner la diabolique liberté de mœurs affichée jusque sur les pubs télévisuelles tendent à transformer la pécheresse la plus effrénée en exemple à suivre de l’émancipation féminine crânement assumée.<br />
Dans la pratique, je me demande si pour une femme préhistorique moderne il est préférable d’avoir le droit de se balader les seins à l’air sur la plage et rentrer à la maison se faire taper dessus ou s’il vaut mieux passer la journée à transpirer sous des serpillères diverses et variées et rester à la maison se faire taper dessus.</p>
<p>Mais, plutôt que me complaire dans la vulgarité d’un humour qui ne fait rire que moi, j’aimerais clore ce bref rappel de l’importance extrême du principe de domination dans la pensée mosaïque par un constat des plus pénibles: ni la Torah, ni les Évangiles, ni le Coran, dans leur énumération détaillée des formes de domination auxquelles tout croyant se doit de se soumettre, ne font mention de la seule qui puisse présenter un réel intérêt aux yeux de l’évolutionnaire invétéré que je suis : <strong>la domination de soi</strong>.</p>
<p>On ne peut pas penser à tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) <em>Éloge de la fuite</em> (1976)<br />
(2) Voir ici <a title="la dette" href="http://www.franckyvonrichard.com/2011/09/les-aventures-de-moise/"><em>Moïse et la dette souveraine</em></a><br />
(3)(4) Voir ici <a title="condition féminine" href="http://www.franckyvonrichard.com/2011/09/les-aventur/"><em>Moïse et la condition féminine</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre : <em><strong>Epilogue (2ème partie)</strong></em>)</p>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
		<link>http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-35/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 18:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 35 bis. Moïse passe la main (supplément illustré) &#160; « Mon Dieu comme j’aimerais que le débat politique, parfois, prenne un peu plus  de hauteur… » Nico l’Asticot (1) &#160; &#160;  &#160;&#187;-  En tout état de cause.&#160;&#187; (2) &#160; &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-35/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>35 bis. Moïse passe la main (supplément illustré)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <strong>Mon Dieu comme j’aimerais que le débat politique, parfois, prenne un peu plus  </strong><strong>de hauteur…</strong> »</p>
<p style="padding-left: 450px;">Nico l’Asticot (1)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2258" title="sarko" src="http://www.franckyvonrichard.com/fyr/wp-content/uploads/sarko.jpg" alt="" width="372" height="345" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2268" title="chazal" src="http://www.franckyvonrichard.com/fyr/wp-content/uploads/chazal.jpg" alt="" width="369" height="353" /></p>
<p style="padding-left: 120px;"> &nbsp;&raquo;-  En tout état de cause.&nbsp;&raquo; (2)</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2275" title="lenglet2" src="http://www.franckyvonrichard.com/fyr/wp-content/uploads/lenglet2.jpg" alt="" width="378" height="352" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2276" title="jmsylvestre" src="http://www.franckyvonrichard.com/fyr/wp-content/uploads/jmsylvestre.jpg" alt="" width="350" height="350" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1)  messe élyséenne du 29 janvier 2012</p>
<p>(2)  soeur Claire ( à deux reprises lors de la dite interview)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
		<link>http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-34/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 12:47:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 35. Moïse passe la main (suite et fin) &#160; « L&#8217;avenir de monsieur est devant lui, et il l&#8217;aura dans le dos chaque fois qu&#8217;il fera demi-tour.» Pierre Dac Envie n°2 : Le 6ème siècle avant Jay-Cee fut une &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-34/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>35. Moïse passe la main (suite et fin)<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>« L&#8217;avenir de monsieur est devant lui, et il l&#8217;aura dans le dos chaque fois qu&#8217;il fera demi-tour.»</strong><br />
Pierre Dac</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Envie n°2</span> :</p>
<p>Le 6ème siècle avant Jay-Cee fut une sorte de carrefour dans la préhistoire moderne. Il ouvrait sur deux possibles diamétralement opposés. D’une part l’horizon relativement dégagé d’une pensée rationnelle qui laissait entrevoir les prémices d’un « bonheur » à l’échelle humaine &#8211; concept ô combien nouveau dans la pensée d’une espèce jusque là brinquebalée de superstitions sanguinolentes en panthéons délirants &#8211; et, d’autre part, au détour d’un virage à 180°, un chemin de souffrances et de guerres fratricides tracé, selon les dires supposés de prophètes disparus sans laisser d’adresse, par un dieu jaloux de ses prérogatives arboricoles.<br />
Mon envie de me propulser dans un futur que je situe au minimum à 600 ans à compter d’aujourd’hui provient de ma quasi certitude que dans 600 ans, et à moins que ses conséquences désastreuses sur l’évolution de l’espèce aient mené cette dernière à sa perte corps et biens, le choix malencontreux opéré voici plus de deux millénaires et demi par nos vénérables ancêtres sera en bonne passe de ne plus être qu’un mauvais, très mauvais, souvenir.</p>
<p>Pourquoi 600 ans ?<br />
Les conclusions les plus récentes d’archéologues(1) s’étant longuement penchés sur la question situent la promulgation des statuts définitifs de la SARL Abraham &amp; Fils, également connus sous les appellations de « Torah » ou d’« Ancien Testament », vers – 640, date qui correspond à l’émergence du royaume de Juda (royaume israélite du sud) sous le roi Josias.<br />
Le calendrier que nous imposent les Chrétiens découle de leur volonté de situer le lancement de leur filiale à l’an 000, soit 33 ans avant la mort officielle de celui qu’ils appellent Christ.<br />
C’est en 610 que, lors de sa retraite spirituelle à Hira, dans la montagne de Arafa à la Mecque, que Muhammad, dit Mahomet apprend de l’ange Jibril (l’archange Gabriel de la Bible) qu’il est le prophète chargé du devenir de la seconde et, à ce jour, dernière mouture du mythe abrahamique.<br />
On observe donc un décalage d’environ 600 ans entre les évènements fondateurs des trois religions se réclamant, chacune à leur manière, des enseignements de Moïse.<br />
Dès lors la tentation est grande d’extrapoler sur ce décalage et de voir dans la fanatisation actuelle du courant islamique un pieux remake des grandes heures de l’Inquisition catholique. La diabolisation des femmes adultères iraniennes nous ramène au bon vieux temps des sorcières suppliciées sur les bûchers de nos charmantes bourgades médiévales. L’ingérence grandissante des partis politiques d’obédience coranique dans la conduite des états arabes rappelle à s’y méprendre la mainmise de notre Sainte Mère l’Eglise sur les affaires des défunts royaumes très chrétiens de France, de Navarre et d’ailleurs.<br />
Mais le pire reste à venir. Les historiens chiffrent à près de deux millions, soit un dixième de la population française d’alors, les victimes des violences mais aussi des famines, maladies et disettes engendrées par les huit guerres dites « de religion » qui ravagèrent le pays dans la seconde moitié du 16ème siècle.<br />
16 + 6 = 21. Remplacez « catholiques et protestants » par « chiites et sunnites » et vous comprendrez à quel point la seconde moitié du 21ème siècle risque d’être chaude dans les pays musulmans et alentour, sachant que Dieu se soucie peu des frontières.<br />
Dès lors, à l’aube du 22ème siècle, si le planning abrahamique est respecté, un genre d’édit de Nantes à la sauce islamique a toutes les chances d’être signé, marquant le commencement de la fin de la toute puissance du paramètre religieux sur la pensée d’homo sapiens-sapiens comme les autres, nés comme les autres pour évoluer vers leur humanité.</p>
<p>Cela posé, comme lâcha un jour d’inspiration paroxystique un de nos politiciens contemporains parmi les plus versés dans l’art de parler pour ne rien dire, « il faut donner du temps au temps ». Doux euphémisme quand on fait le décompte des pèlerins en goguette massés de nos jours encore sur la place St Pierre à l’occasion d’un quelconque festival «urbi, orbi, i tutti quanti » de El Bénito et ses Pantoufles Roses, 450 ans après le massacre de la St Barthélémy. Notons toutefois qu’on se trouve là plus dans le domaine du folklore que de la célébration d’un culte désuet qui, comme nous l’avons vu plus haut, a depuis longtemps déjà et pour les raisons que l’on sait, passé le relais à celui de l’Argent-Roi.</p>
<p>Notons également que les tremblotements de vieillard qui agitent actuellement une poignée de néo croisés ne sont qu’une réaction d’ordre épidermique à la présence de plus en plus marquée d’une foi concurrente plus jeune et d’autant plus vigoureuse sur leur pré carré. Il suffira que quelques siècles aient apaisé les ardeurs juvéniles des uns pour que s’éteignent les sénilités allergiques des autres.</p>
<p>Plus que 600 ans à se faire chier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1)Voir ici <em>Moïse lave plus blanc</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 11:41:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 34. Moïse passe la main ( quatrième partie) &#160; Si je vous disais que j’hésite entre l’envie d’être 2400 ans plus jeune et celle d’être 600 ans (disons 1000 pour ne pas prendre de risques inutiles) plus vieux ? &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-33/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>34. Moïse passe la main ( quatrième partie)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si je vous disais que j’hésite entre l’envie d’être 2400 ans plus jeune et celle d’être 600 ans (disons 1000 pour ne pas prendre de risques inutiles) plus vieux ?</p>
<p>Entre l’envie de retourner au Lycée (Lúkeion = école philosophique fondée par Aristote en 335 avant qui-vous-savez) histoire de voir avec le prof si on ne pourrait pas envisager quelques retouches à sa vision de la Cité idéale et celle de vivre dans un monde enfin sorti de son interminable parenthèse abrahamique, génératrice de mal-être et de violence sociale.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Envie 1</span> :</p>
<p>Sauf le respect et la considération que j’ai pour papy Aristote ainsi que pour Platon, Socrate et leurs précurseurs de la colonie grecque ionienne de Milet (1) qui, trois siècles plus tôt, avaient jeté les bases d’une pensée enfin débarrassée de son joug mystico-mythologique pour accorder à l’homo sapiens–sapiens le droit plein et entier de s’occuper de ses propres affaires, il m’apparait toutefois nécessaire de remonter dans le temps pour proposer à tous ces braves gens de bien vouloir remettre en cause un principe que, jusqu’ici, nous n’avions trouvé exprimé &#8211; avec ô combien de vigueur et d’insistance – que dans les statuts de la SARL Abraham &amp; Fils : la domination systématique des uns sur les autres ou « hiérarchie ».<br />
N’est-il pas troublant de constater qu’au fil de ses recherches incessantes en vue d’établir une Cité juste, susceptible de fournir aux citoyens ni plus ni moins que les clés du « bonheur », Aristote ait cru bon de lâcher une énormité comme :</p>
<p>« Ceux qui sont aussi éloignés des hommes libres que le corps l&#8217;est de l&#8217;âme, ou la bête de l&#8217;homme (et sont ainsi faits ceux dont l&#8217;activité consiste à se servir de leur corps, et dont c&#8217;est le meilleur parti qu&#8217;on puisse tirer), ceux-là sont par nature des esclaves »(2)</p>
<p>Troublant et terriblement décevant. Ah oui ! Remonter le temps et secouer les puces du sage parmi les sages ! Lui demander à quoi bon affranchir l’apprenti humain de ses superstitions obscurantistes, expliquer aux apprentis citoyens que l’accumulation des richesses sur une poignée de compte en banques est le moyen le plus sûr de courir à la ruine de tous, leur proposer une forme de gestion de la Cité dans laquelle le peuple s’y retrouve plus ou moins (même si, sur ce point justement il y a pas mal à discuter), en gros à quoi bon donner à ses semblables les moyens de faire un pas gigantesque sur le chemin de leur évolution si en même temps on leur attache les pieds ?<br />
Franchement – comme dirait Nico l’Asticot – qu’est-ce que c’est que cette histoire d’esclavage, papy ? Je dirais bien que c’est du même tonneau que tes certitudes concernant la gravitation du soleil autour de la Terre ! Un soleil esclave autour d’une Terre libre, peut-être ?<br />
Comme quoi on peut s’appeler Aristote et être capable de dérailler complètement quand l’occasion se présente.</p>
<p>D’un autre côté, ceci explique peut-être cela. Ce parti pris, incroyablement archaïque pour un esprit aussi novateur, d’une nécessaire soumission d’une catégorie de la population à une autre ne serait-il pas à l’origine de l’impossibilité pour Aristote de concevoir une gestion de la Cité autre que « cratique » ? C’est de cela que j’aimerais pouvoir m’entretenir avec le fondateur de l’école péripatéticienne. Son raisonnement, selon lequel la démocratie serait la forme de gouvernement la « moins pire » de toutes, omet tout simplement de prendre en compte la possibilité d’une gestion de la Cité dont <strong>toute forme de gouvernement serait exclue</strong>. « Gouvernement » dans le sens de « pouvoir » donné à une pseudo élite, élue ou pas, sur l’ensemble des citoyens.</p>
<p>Une fois l’argent débarrassé de son statut d’ersatz de clé du bonheur individuel par accumulation et replacé dans sa fonction originelle de moyen d’échange entre producteurs de richesses réelles nécessaires à la survie de l’espèce, est-il à ce point irréaliste d’imaginer une société capable de s’<strong>organiser</strong> de façon à pourvoir à ses besoins sans en passer par la dominance physique et morale d’une caste dirigeante quelle qu’elle soit ?<br />
C’est la question qu’une banale machine à remonter le temps me permettrait de poser à celui qui, par son amour de la sagesse et malgré quelques errances regrettables sur le sujet épineux de la nature humaine autant qu’en astrophysique élémentaire, participa largement à l’émancipation de ses semblables ainsi qu’à leur recherche du Beau sur lequel il fondait à juste titre le seul véritable bonheur vers lequel ils puissent tendre et, ce faisant, évoluer vers leur humanité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1)Jean-Pierre Vernant, <em>Les Origines de la pensée grecque</em>, Paris, CNRS, collection « Mythes et religions », 1962 ; 10e édition : Presses Universitaires de France, coll. « Quadrige », 2007</p>
<p>(2)<em>La politique</em>, L. I, ch. V, trad. Pierre Pellegrin, Les Intégrales de philo Nathan</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre : <em><strong>Moïse passe la main (5ème partie)</strong></em>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 15:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 33. Moïse passe la main (troisième partie) &#160; « Ce n&#8217;est pas l&#8217;Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l&#8217;évolution. C&#8217;est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. » Henri &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-32/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>33. Moïse passe la main</strong> <strong>(troisième partie)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>« Ce n&#8217;est pas l&#8217;Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l&#8217;évolution. C&#8217;est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. »</strong><br />
Henri Laborit</p>
<p>En tout état de cause (et belle soirée à vous), faire passer, en moins de trois millénaires, l’homme préhistorique moderne d’un système socio-économique basé sur la domination imposée par une infime minorité de l’espèce sur le reste (prêtres rois des Sumériens(1)) à un système de soumission volontaire de l’immense majorité de l’espèce à elle-même à travers une infime minorité de ses membres était une gageure !<br />
D’autant que, à peine la SARL Abraham &amp; Fils avait-elle commencé à mener le projet à bien, qu’une poignée de trublions grecs (Platon, Aristote et leurs suiveurs sur Twitter), insensibles aux charmes d’un dieu électeur d’un peuple chargé de la traite des étrangers jusqu’à plus soif, inventaient un mot qui, sous sa forme latine bizarrement, allait faire son chemin dans la préhistoire moderne: <em>res publica</em>, la « cause publique ». Pour la première fois depuis l’invention de l’écriture, la « République » (<em>Politeia</em>) de Platon et surtout le « Politique » (<em>Politike</em>) d’Aristote ouvraient sur une réflexion d’ordre philosophique autant que pratique portant sur la façon de faire tourner la Cité la plus apte à satisfaire les besoins matériels du citoyen mais avant toute chose, satisfaire son aspiration légitime au bonheur. Un bonheur terrestre, ici et maintenant, qui n’avait que faire des promesses du paradis post-mortem promis par la dernière religion à la mode.<br />
Heureusement pour l’abrahamisme et son intangible principe de domination de l’homme sur l’homme, au terme d’un passage en revue de tous les systèmes de gestion propres, selon lui, à conduire la Cité vers la plénitude physique et morale de ses membres, le pauvre Aristote – trop jeune dans la préhistoire humaine pour concevoir une société non soumise à un quelconque système hiérarchique – en arriva à opter pour celui qu’il jugeait être « le moins corrompu », savoir : la <strong>démocratie</strong>.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2238" title="démocratie" src="http://www.franckyvonrichard.com/fyr/wp-content/uploads/démocratie.jpg" alt="" width="746" height="530" />                                                                                                                                              (3)</p>
<p>Corruption ! Le mot est lâché. Si, dans l’esprit d’Aristote, la démocratie était une forme corrompue de gouvernement constitutionnel mais qui, tout bien pesé, représentait un pis aller acceptable dans la mesure où elle « vise le bien des gens modestes », que penser du «libéralisme » évoqué plus haut qui, lui, peut être considéré comme une corruption intégrale de la démocratie, en tant qu’il s’appuie sur la notion de liberté individuelle, plus ou moins induite par l’idée de démocratie, pour nuire au bien des gens modestes ? Et ici le mot « corruption » doit être pris dans son acception  la plus tristement courante par les temps qui courent: la corruption par l’argent, résultante inévitable d’une « chrématistique »(4) contre laquelle Aristote, toujours lui, nous avait maintes et maintes fois mis en garde.<br />
Mis en garde, certes, mais pas expliqué comment nous prémunir de ses effets dévastateurs. Cela pour la simple raison qu’il ne le savait pas lui-même.<br />
Bien qu’auteur d’une assertion telle que :<br />
« …<em>Or il est ridicule d’accuser les objets extérieurs plutôt que de s’en prendre à soi-même de la facilité que l’on a à s’en laisser séduire.</em> »(5)<br />
…ce sage entre les sages, inventeur du raisonnement logique, avait, semble-t-il, omis d’envisager que « la facilité » avec laquelle le citoyen moyen se montre capable de transformer un moyen d’échange bien pratique en une entité cumulable à l’infini ressort directement de la « séduction » qu’exerce sur lui l’idée d&#8217;être en mesure, par ce biais, d&#8217;écraser son voisin.</p>
<p>A la décharge du dieu de Moïse qui, après tout, et contrairement au principe de culpabilité, ne l&#8217;a pas inventé mais s’est contenté d’en tirer une loi à laquelle tout croyant se doit de se soumettre corps et âme, le principe de domination de l’homme par l’homme remonte à la toute petite enfance de l’espèce, époque à laquelle, selon nos éminents paléontologues, au fond des cavernes sombres et glacées, la plus grosse massue réglait, en quelques moulinets dissuasifs et plus si affinités, les problèmes de préséance à même de se poser entre survivants temporaires de prédateurs toujours à l’affût, autour de la carcasse encore fumante de quelque urus malchanceux.<br />
S’il manquait à la logique aristotélicienne disons deux millénaires et demi de culture abrahamique pour comprendre avec H. Laborit que notre cerveau reptilien, malgré la mise au pas de nos prédateurs attitrés (que d’aucuns en sont à désirer réintroduire pour le fun) et les progrès plus que formidables de la science en ce qui concerne la satisfaction des besoins vitaux de l’homo sapiens-sapiens, continue de plus belle à régir notre comportement sociétal, ne sommes-nous pas, nous, bipèdes pensants et agissants du 21ème siècle en majorité pleinement conscients de ces nouveaux paramètres, en mesure de ne « nous en prendre qu’à nous-mêmes » ? Nous qui continuons, alors que les motifs d’un tel comportement ont quasiment disparu, à vivre sous le régime de la domination des uns sur les autres.</p>
<p>Sommes-nous aveugles au point de ne pas voir que le culte de l’argent, ce monothéisme libéral en train de se substituer à celui qui lui a servi de rampe de lancement est, de fait, celui du pouvoir ?<br />
Abrutis par les séries américaines au point de ne pas comprendre que l’argent qui, après un détour par l’épée et la kalachnikov, a finalement remplacé la massue de pépé Cro-Magnon, n’est qu’un dieu secondaire, au service d’une chimère si profondément ancrée dans nos gènes qu’on pourrait &#8211; à tort selon l’utopiste que je me réjouis d’être &#8211; la croire instinctuelle : la toute-puissante déesse «Dominance »?<br />
Et que, en fin de compte (« au final » diraient les crétins à la mode) la démocratie (krátos = « pouvoir »), même animée des meilleures intentions du monde, est hélas, ne serait-ce que par les aberrations qu’elle engendre,  le dernier avatar en date de cette obsession venue du fond des âges?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) « Eloge de la fuite »<br />
(2) « L&#8217;histoire commence à Sumer », S.N. Kramer<br />
(3)  source Wikipédia<br />
(4) <em>  Moïse pète sa crise (3)</em> ?<br />
(5)  &laquo;&nbsp;Éthique à Nicomaque&nbsp;&raquo;, III</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre : <strong><em>Moïse passe la main (4ème partie)</em></strong>)</p>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 12:25:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 32. Moïse passe la main (deuxième partie) &#160; &#160; « Les mots, les mots, on a beau les connaître depuis son enfance, on ne sait pas ce que c’est. » Henri Barbusse &#160; &#160; Le gratin de l’étymologie hexagonale &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-31/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>32. Moïse passe la main (deuxième partie)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <strong>Les mots, les mots, on a beau les connaître depuis son enfance, on ne sait pas ce que c’est.</strong> »<br />
Henri Barbusse</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le gratin de l’étymologie hexagonale (1) (2) s’accorde à faire dériver le terme « capitalisme » du latin «caput», « la tête », savoir : la tête de bétail (le cheptel). La trouvaille bien pratique de la transmutation quasi alchimique du bétail en argent remonte, on l’a vu (3), au dieu de Moïse qui, tant qu&#8217;à faire, en profite pour mettre son « peuple élu » au parfum des avantages, en termes de « domination » sur l’ « étranger », du prêt à intérêt. L’évangéliste Matthieu pour sa part enseigne au chrétien comme il faut la nécessité, toute parabolique bien sûr, de la spéculation bancaire (4). Mahomet, 600 ans plus tard, se contente d’enjoindre le « pieux » mourant de ne pas négliger d’établir un testament en bonne et due forme (5), des fois que le patrimoine familial disparaisse sous la tente du voisin. Il est donc inutile de revenir une fois encore sur la place occupée dans la culture abrahamique par le concept de « capital » ni sur les diverses techniques visant à son accumulation aux siècles des siècles, ou « capitalisme » (6).<br />
D&#8217;autre part, Marx, Engels et consorts ayant déjà lâché pas mal d’infos passionnantes sur l’évolution des dites techniques à travers les âges jusqu’à atteindre les sommets que l’on sait, il n’est évidemment pas question que je me risque à marcher sur leurs savantes plates bandes. D’abord je suis nul en mécanique &#8211; éconofumiste ou autre- mais surtout je suis un garçon épris de modernité et force est de constater qu’en ces temps libéraux d’économie de marché, personne ne parle plus de « capitalisme », même si personne n’en a jamais appliqué les principes avec autant de conscience et d’acharnement.<br />
C’est que, depuis une trentaine d’années, le siècle des Lumières nous fait un genre de remontée gastrique, voyez-vous ! Contrairement à la divinité tutélaire de la SARL Abraham &amp; Fils, le dieu Pépète ne s’intéresse pas à la mécanique mais à la PHILOSOPHIE !!! Et c’est une bonne chose parce que l’homo sapiens-sapiens de base, il peinait grave à comprendre pourquoi, maintenant qu’il commence (ô bien timidement, certes, vu que nos amis musulmans se doivent de croître et multiplier un max pour qu’il reste quelques survivants au terme des 600 ans de guerres fratricides qu’ils ont  en retard sur nos amis chrétiens) ( qui pour ne pas être submergés, nous pondent filiales créationnistes sur filiales polygamistes) ( heureusement que nos amis juifs, tenus par leur devoir de pas se mélanger à la racaille s’en tiennent bon an mal an à leur 0,1% planétaire, toutes tribus confondues) à se méfier des préceptes politico-économiques divins, les riches doivent absolument continuer à s’enrichir et les pauvres à s’appauvrir.<br />
Eh bien je te le donne en mille, Emile ! C’est AU NOM DE LA LIBERTE !!!<br />
« Le libéralisme est un courant de pensée de philosophie politique qui affirme la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur l&#8217;autorité du souverain, fût-il le peuple.»(6)<br />
On peut considérer cette définition comme une synthèse assez correcte des milliards d’approches tentées de droite et de gauche en vue de donner un sens exact à ce vocable fourre-tout apparu en 1818 sous la plume d’un certain Maine de Biran (mes compliments à ses ayant-droits), entré dans le Dictionnaire universel de la langue française dès 1823 et aussitôt repris en chœur par Voltaire, Rousseau et leurs lumineux compères dans leur lutte contre l&#8217;absolutisme étatique.<br />
C’était le bon temps. Contre les errances d’un monarque accroché au bastingage de ses privilèges malmenés et un clergé qui l’encourageait à tenir bon la barre, la cause semblait plus que justifiée. Aujourd’hui au contraire, il faut avoir vidé le bar, fumé la moquette et débouché son troisième tube de Lexomil pour accorder le moindre crédit à la pensée dite «libérale » en matière de défense de la liberté citoyenne. A propos de liberté il faudra que je vous parle un jour de mon étonnement emprunt de consternation d’avoir assisté de mon vivant au subtil glissement vers la forme plurielle d’un mot qui n’a de sens qu’au singulier. «Les » libertés !!! Pourquoi pas « les vies », « les morts » ?</p>
<p>Mais revenons au libéralisme qui « affirme la primauté des principes de liberté sur l’autorité du souverain ».<br />
Sachant qu’une démocratie est un « régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté » nous ne pouvons qu’en conclure, comme la définition citée plus haut nous encourage à le faire, que <strong>la pensée libérale est une négation absolue de la démocratie</strong>.<br />
Oui et non, me direz-vous, parce que quand il s’agit de se servir des moyens de contrainte étatique (police, justice, voire forces armées) pour garantir leur soi-disant « liberté économique » contre ces voyous de travailleurs qui osent manifester un peu trop bruyamment leur désespoir de voir leurs protections sociales, sinon leur gagne-pain tout court, sacrifiés sur l’autel de sacrosaintes « prises de bénéfice », les « libéraux » de tout poil, à droite comme à gauche n’hésitent pas une seconde.</p>
<p>A croire qu’à la névrose collective source de toute religion vient s’ajouter, concernant la célébration du culte de l’Argent, une bonne vieille dose de schizophrénie galopante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) in <em>L’Enfer</em>, 1908<br />
(2) <em>Dictionnaire historique de la langue française</em>, édité par Alain Rey, Dictionnaire Le Robert, Paris, 1992<br />
(3) Dictionnaire de l&#8217;Académie française, neuvième édition 1995-2005.<br />
(4) cf <em>Moïse lave plus blanc</em>.(1)<br />
(5) cf <em>Moïse et la dette souveraine</em>.<br />
(6) cf  <em>Moïse lave plus blanc</em>.(4)<br />
(7) cf  <em>Moïse, ministre de l&#8217;éducation nationale</em>. (5)<br />
(8) source Wikipedia</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre: <em><strong>Moïse passe la main (3ème partie)</strong></em>)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 14:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 31. Moïse passe la main (première partie) &#160; « Le capitalisme est la célébration d’un culte sans trêve et sans merci. Il n’y a pas de “jours ordinaires”, pas de jour qui ne soit jour de fête, dans le &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2012/01/les-aventures-de-moise-30/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>31. Moïse passe la main (première partie)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <strong>Le capitalisme est la célébration d’un culte sans trêve et sans merci. Il n’y a pas de “jours ordinaires”, pas de jour qui ne soit jour de fête, dans le sens terrible du déploiement de la pompe sacrée, de l’extrême tension qui habite l’adorateur.</strong> »<br />
Walter Benjamin, «Le capitalisme comme religion», 1921 (1)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>S’inspirant des travaux de Max Weber qui, quelques années plus tôt, avait mis au jour les origines religieuses du capitalisme (2), Benjamin va ici beaucoup plus loin que son aîné sociologue. Presqu’aussi loin que G. Landauer qu’il ne semble pas avoir omis de lire attentivement :<br />
« Qui est-ce qui ne voit pas, qui ne voit pas encore aujourd’hui, que l’argent, que le Dieu n’est pas autre chose qu’un esprit issu des êtres humains, un esprit devenu une chose (<em>Ding</em>) vivante, un monstre (<em>Unding</em>), et qu’il est le sens (<em>Sinn</em>) devenu fou (<em>Unsinn</em>) de notre vie ? L’argent ne crée pas de richesse, il est la richesse ; il est la richesse en soi ; il n’y a pas d’autre riche que l’argent. »(3)<br />
Si on peut affirmer sans prendre trop de risques que ces esprits ô combien éclairés avaient eu tout loisir de parcourir le chef d’œuvre de Mary Shelley publié en 1818, «<strong>Frankenstein ou le Prométhée moderne</strong> », dans lequel la monstrueuse invention d’un savant par trop imprudent finit par lui échapper au point de causer sa perte irrémédiable, il est non moins irréfutable qu’il leur manquait à tous trois au moins un siècle pour être en mesure de disserter sur l’application à la socio théologie de l’un des fleurons de la technique préhistorique moderne dont les accros au Malabar sont invités à explorer aujourd’hui, avec un ravissement chaque fois renouvelé, les possibilités infinies. Nos chères têtes blondes et aux quenottes subséquemment en voie de « dégradation progressive de l’émail et de la dentine, aboutissant à la formation d’une cavité grandissante» (le Petit Larousse) auront compris avant tout le monde c’est de quoi que je veux m’essprimer ici, en tout état de cause s’entend.</p>
<p>Ô Décalcomanie ! Cul tété sans toi le devenir pourtant plus qu’improbable au départ de la SARL Abraham &amp; Fils ?</p>
<p>« Appliquer le tattoo sur la peau ou sur le support. Chauffer 20 s avec la paume de la main. Décoller lentement le papier. »(4)<br />
Le « tattoo » abrahamique, on l’a vu, toutes contradictions résolues et simplifications effectuées, se résume à deux inscriptions dont l’indélébile débilité n’a de cesse de chercher à saper toute espérance évolutionniste :<br />
1-    Tu te sentiras coupable d&#8217;être toi.<br />
2-    Tu respecteras la loi du plus fort et, tant qu’à faire, glorifieras ton créateur en tâchant de toujours te trouver du bon côté du manche.</p>
<p>Pour ce qui est de « chauffer 20 s » il me revient en mémoire un vieux dicton dont l’élégance discutable ne nuit en rien à la justesse du raisonnement qui l’engendra : « Plus c’est long, plus c’est bon. ». Deux millénaires et demi me paraissent un temps de chauffe sur lequel on peut s’appuyer, de la paume ou de toute autre partie charnue composant l’anatomie du croyant moyen, en vue d’une décalcomanie réussie.</p>
<p>La phase finale du procédé décalcomaniaque, savoir : « Décoller lentement le papier » ne nécessite aucun effort particulier, surtout transposée en territoire abrahamique. « Décoller lentement Dieu et ses prophètes divers et variés » ? Facile! Il n’est que de se livrer à l’interminable décompte des crimes contre l’humanité perpétrés au nom de ces joyeux lurons pour comprendre, en partie, pourquoi la poussière et les toiles d’araignées d’un silence lénifiant sinon réparateur s’en viennent à juste titre et sans regret recouvrir les névroses obsessionnelles de leurs scribes.<br />
En partie seulement. Pour le reste, et c’est bien là le problème, la croissance exponentielle de l’athéisme dans le monde &#8211; et de sa version soft, l’agnosticisme (on n’est jamais trop prudent !) – n’est que poudre aux yeux et glissement de terrain. Rares sont les «non-croyants » qui ne portent pas sur leurs augustes fronts, soi-disant affranchis du joug monothéiste, les stigmates d’un mode de pensée qui lui est indissociable. Une fois le «papier » qui la recouvrait décollé, <strong>l’inscription peut enfin apparaître</strong> et, délestée de son carcan de croyances de moins en moins adaptées au monde qui nous entoure, se hisser au firmament de sa gloire morbide.</p>
<p>En vérité je vous le dis : qu’importe le flacon ! Livres prétendument sacrés ou comptes bancaires… Synagogues, églises, mosquées ou bourses de Wall Street et d’ailleurs…Pourvu qu’on ait l’ivresse ! L’ivresse du pouvoir, de la <strong>domination</strong> des riches sur les pauvres, des faux prêteurs sur les vrais endettés.<br />
A condition, bien entendu, que les seconds continuent à se sentir <strong>coupables</strong> de ne pas être aussi riches que les premiers et <strong>croient</strong> devoir quoi que ce soit aux inénarrables sangsues qui les malmènent en toute bonne…foi ?</p>
<p>Un petit chewing-gum ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1)    in Fragments philosophiques, politiques, critiques, littéraires, édités par R.Tiedemann et H.Schwepenhäuser, Traduit de l’allemand par Christophe Jouanlanne et Jean-François Poirier, Paris, PUF, 2000, pp. 111-113.<br />
(2)    Max Weber, « L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme ».<br />
(3)    Gustav Landauer, Aufruf zum Sozialismus, Berlin, Paul Cassirer, 1919, p. 144.<br />
(4)    Instructions aimablement fournies par : Service Consommateurs MALABAR &#8211; BP 1320, 41013 BLOIS CEDEX</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre : <em><strong>Moïse passe la main (2ème partie)</strong></em>)</p>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 14:28:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 30. Moïse, ministre de l&#8217;éducation nationale (suite et fin) &#160; &#160; « Franchement, on est un grand pays moderne.» N. Sarkozy (1)   Comme dirait notre leader bien-aimé, longue vie à lui et à Talbin, son âne, « les mots ont &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2011/12/les-aventures-de-moise-29/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>30. Moïse, ministre de l&#8217;éducation nationale (suite et fin)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>« Franchement, on est un grand pays moderne.»</strong></p>
<p>N. Sarkozy (1)</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></strong>Comme dirait notre leader bien-aimé, longue vie à lui et à Talbin, son âne, « les mots ont un sens » (1). « <strong>Autonomie</strong> », par exemple. Du grec <em>autos</em> (« soi-même »)et <em>nomos</em> (« règle ») l’autonomie est « la faculté d&#8217;agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite, sa propre loi ».</p>
<p>A en croire le dictionnaire des synonymes selon lequel « autonomie » équivaut à « liberté », force est d’admettre qu’entre l’an 1949 de notre ère, date à laquelle fut créée la RATP ( Régie AUTONOME des Transports Parisiens) <span style="text-decoration: underline;">afin de transférer au domaine public</span> la propriété et la gestion de « l&#8217;ensemble des moyens de transport souterrains et de surface de Paris et de sa banlieue » qui, jusqu’alors, étaient du ressort d’entreprises privées, la « liberté » a bel et bien changé de camp.</p>
<p>En effet qu’est-ce  que – pardon, amis causeurs dans le poste, je voulais dire « c’est quoi »- cette « loi d’autonomie des universités » dont le gouvernement nous rebat les oreilles, y voyant là une des plus grandes réussites de son quinquennat (sic) …sinon le contraire exact de celle qui avait engendré la RATP ? Savoir : la <span style="text-decoration: underline;">pure et simple privatisation des facs</span> en dotant chacune d’entre elles d’un conseil d’administration au sein duquel les capitaux privés &#8211; au moins en cela peut-on leur faire confiance &#8211; ne se contenteront pas longtemps des 30% décisionnaires pour l’instant à eux octroyés.</p>
<p>Autres temps, autres mœurs ! Exit les principes républicains qui faisaient de l’Etat le garant de la liberté des citoyens. Aujourd’hui, pour être enfin « autonomes », l’enseignement supérieur ET la recherche doivent se soumettre aux besoins d’entreprises souvent multinationales uniquement guidées par le profit. Est ici  administrée la dernière piqûre de rappel d’une éducation entièrement vouée à la domination des uns par l’argent des autres. Voici que, sous les coups dévastateurs d’une embrouille lexicale qui n’est pas sans rappeler l’usage dévoyé du mot « libéralisme », tombe un des derniers bastions de nos chances d’évolution, sinon de notre survie tout court.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>L&#8217;autonomie n&#8217;est pas une fin en soi, c&#8217;est un moyen de refonder l&#8217;université française autour de trois maîtres mots : la réussite, pour les étudiants ; l&#8217;excellence, pour les enseignants-chercheurs ; l&#8217;innovation, pour la société française dans son ensemble.</em>&laquo;&nbsp;(2)</p>
<p>Trois « maîtres mots » ou trois « traîtres mots, sommes-nous, hélas, en droit de nous demander après le coup de l’ « autonomie ».</p>
<p>-          Concernant un étudiant, qu’est-ce que (en patois ministériel : « c’est quoi ») la « <strong>réussite</strong> » ?</p>
<p>A cette question, Socrate nous répondrait que, quelle que soit la matière choisie, à travers elle la finalité de toute étude est la connaissance de soi et des autres. Avancer dans cette connaissance, c’est faire progresser l’homo sapiens-sapiens vers son humanité. Pour un étudiant, le moindre centimètre gagné dans cette direction est, de ce fait, une réussite en soi. Pourtant j’ai bien peur que, dans l’esprit de Mme la Ministre comme dans celui de toute créature préhistorique moderne nourrie au lait abrahamique de la domination par l’argent, il s’agisse de toute autre chose. Quelque chose de laquelle une gestion mercantile du savoir avec, à la clé, la (soi-disant) certitude de se voir offrir une place au soleil sur la plage des pingouins titulaires d&#8217;Audi A4, 5, 6, 7 ou8 selon la taille de la cravate, nous rapprocherait au fil des diplômes obtenus…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>-          Passons à « <strong>l’excellence</strong> » promise aux enseignants-chercheurs: si le Larousse définit l’<em>excellence</em> comme un « degré éminent de qualité, de valeur de quelqu&#8217;un, de quelque chose dans son genre », l’excellent <a title="médiapart" href="http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/170211/son-excellence-lexcellence-radiographie-dune-im">Pascal Maillard</a>(3) nous propose une approche quelque peu différente de ce terme lorsque cuisiné à la sauce « moderne » de bien aimé notre leader, longue vie à lui et à Talbin, son âne :</p>
<p>« L&#8217;excellence, avant d&#8217;être un projet politique pensé par et pour le service public, conçu dans l&#8217;intérêt général, est l&#8217;idéologie d&#8217;un capitalisme financier et de ce nouveau libéralisme autoritaire qu&#8217;incarne Nicolas Sarkozy… L&#8217;excellence est le mot par lequel il privatise en ce moment même la science française avant d&#8217;opérer demain la privatisation de la Sécurité Sociale. Le président ne défend pas, n&#8217;a jamais défendu, l&#8217;intérêt général. Il défend des intérêts strictement économiques, et plus précisément les intérêts d&#8217;un secteur privé essentiellement limité aux grands groupes industriels et financiers. Le sujet est effectivement, comme il le dit lui même, «considérable». Les profits des entreprises et des actionnaires ne le seront pas moins.»</p>
<p>Comme quoi Socrate n’avait, une fois de plus, rien compris aux choses de la vie. Ah ! Si seulement on avait laissé notre bien aimé leader traduire lui-même du grec ancien la pensée confuse de ce vieux bavard, on en serait pas à rouler des yeux incrédules devant des inepties du genre :</p>
<p>« Je sais que vous n’allez pas me croire, mais la plus haute forme de l’excellence humaine est de se questionner soi-même et de questionner les autres »(5)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>-          </em>Last but not least, « l<strong>&#8216;innovation</strong>, pour la société française dans son ensemble »<em>.</em> Petit Larousse, voudrais-tu bien nous éclairer une fois encore ?</p>
<p>Innovation : « Processus d&#8217;influence qui conduit au changement social et dont l&#8217;effet consiste à rejeter les normes sociales existantes et à en proposer de nouvelles. »</p>
<p>Rien que ça! Et pourquoi tant de haine des normes sociales existantes, Nicocacolas?</p>
<p>« Nous n&#8217;avons pas en France cette culture qui fait que pour un chef d&#8217;entreprise américain ou allemand, la recherche est une source de création de richesse et de croissance. »(6)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&#8217;aaaaccord, mec! La loi sur l’autonomie des universités est « innovante » dans la mesure où, grâce à elle, l’universitaire nouveau va enfin pouvoir se défaire de son rôle d’éternel boulet de l’économie française, de chômeur par nature accroché aux basques de citoyens responsables qui, eux, ne passent pas leur temps à se poser des questions stériles sur d’où ils viennent, qui ils sont et, encore plus con, où ils vont. L’universitaire nouveau, il va arrêter de penser à des trucs qui font mal à la tête et se mettre bien gentiment au charbon.</p>
<p>En résumé, l’universitaire nouveau, il va aider son pays à fabriquer plus de cochonneries qui pourrissent la planète, plus de médicaments qui rendent malades, plus d’armes qui tuent plus de monde à la fois, en gros plus de n’importe quoi <span style="text-decoration: underline;">à condition que ça se vende</span>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ou bien faudra-t-il qu’on lui essplique encore une fois c’est comment qu’il a fini, Socrate ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) N. Sarkosy, leader penta quinquennal, <em>Discours à l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation</em>,<strong> </strong>Palais de l&#8217;Élysée &#8212; Jeudi 22 janvier 2009</p>
<p>(2)N. Sarkozy, éminent linguiste, lors de sa visite de l’usine Plastic Omnium, à Sainte-Julie dans l&#8217;Ain, fév 2009.</p>
<p>(3) Pascal Maillard, 17 Février 2011, source Médiapart</p>
<p>(4)Valérie Pécresse, <em>discours devant le Conseil national de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche</em> (15 juillet 2009).</p>
<p>(5) Critique of <em>Socrates: The Great Philospher</em> , Viram, traduction de Carolune.</p>
<p>(6) cf (1)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre : <strong><em>Moïse passe la main</em></strong> )</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les aventures de Moïse</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 12:41:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franck</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecce Homo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; 29. Moïse, ministre de l&#8217;éducation nationale (cinquième partie) &#160; &#160; Avec ses 574 entrées pour le substantif « bien » et 394 pour celui de « mal », on peut considérer la Bible (Ancien et Nouveau Testaments confondus) comme un des « all time &#8230; <a href="http://www.franckyvonrichard.com/2011/12/les-aventures-de-moise-28/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>29. Moïse, ministre de l&#8217;éducation nationale (cinquième partie)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec ses 574 entrées pour le substantif « <strong>bien</strong> » et 394 pour celui de « <strong>mal</strong> », on peut considérer la Bible (Ancien et Nouveau Testaments confondus) comme un des « all time bestsellers » les plus préoccupés de « <strong>morale</strong> » (du latin <em>moralitas</em>, « façon, caractère, comportement approprié »). Bizarrement toutefois, c’est suite au non-respect du divin interdit de goûter au fruit qui permettait de distinguer l’un de l’autre qu’Adam et Eve furent aussitôt expulsés du jardin d’Eden avec, pour faire bonne mesure, l’obligation de passer l’arme à gauche au terme d’une vie de dur labeur :</p>
<p>Genèse 2.17</p>
<p>« …mais tu ne mangeras pas de l&#8217;arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras »</p>
<p>Mais passons sur la première des innombrables contradictions qui émaillent les statuts de la SARL Abraham &amp; Fils pour nous intéresser ici au 104 entrées bibliques du mot « <strong>biens </strong>» que seule la désinence plurielle différencie de son illustre racine.</p>
<p>Sur le sens à donner à ce quasi homonyme, il n’est que de comparer l’un à l’autre les versets :</p>
<p>Genèse 13:6</p>
<p>« Et la contrée était insuffisante pour qu&#8217;ils demeurassent ensemble, car leurs <span style="text-decoration: underline;">biens</span> étaient si considérables qu&#8217;ils ne pouvaient demeurer ensemble. »</p>
<p>&#8230;et:</p>
<p>Genèse 36:7</p>
<p>« Car leurs <span style="text-decoration: underline;">richesses</span> étaient trop considérables pour qu&#8217;ils demeurassent ensemble… »</p>
<p>…pour ne pas hésiter une seconde. L’indispensable mathématicien de service pourrait même additionner les 80 entrées de « richesses » à celles de « biens » pour obtenir un score des plus significatifs quant à l’importance accordée par Yahvé et ses zélateurs à la matérialité des choses.</p>
<p>Si les Juifs et les Chrétiens (avec, pour ces derniers, une bonne dose d’hypocrisie supplémentaire, au moins jusqu’à l’avènement du calvinisme qui réhabilite le principe du prêt à intérêt prétendument combattu par l’Eglise) montrent bien peu d’empressement à se torcher avec les coins de mur, les sympathiques injonctions du prophète de la seconde filiale d’Abraham &amp; Fils ne laissent aucun doute (tout en affirmant haut et fort, comme Jésus et ses potes, qu’ils ne les « emporteront pas au paradis » -ah ces bonnes vieilles expressions archétypales !-) sur le « devoir » imposé aux musulmans de ne pas jeter leurs « biens » par les fenêtres :</p>
<p>Coran [2:180] La vache (Al-Baqarah) :</p>
<p>« On vous a prescrit, quand la mort est proche de l&#8217;un de vous et s&#8217;il laisse des <span style="text-decoration: underline;">biens</span>, de faire un testament en règle en faveur de ses père et mère et de ses plus proches. C&#8217;est un devoir pour les pieux. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Partant, est-ce trop « simplifier », puisque c’est le reproche qui m’est souvent fait, de dire que, tout en faisant vœu de pauvreté à tous les coins de rue, <strong>la culture abrahamique</strong><strong> </strong><strong>établit plus souvent qu’à son tour un rapport d’équivalence marqué entre LE « bien », notion morale s’opposant à celle de « mal », et LES « biens de ce monde » ?</strong></p>
<p>Si oui, alors ce chapitre est trop simplistement intitulé <em>Moïse, ministre de l’éduction nationale</em> et c’est trop simplifier les choses de prétendre que, depuis 2400 ans, les malheureux homo sapiens-sapiens se voient transmettre par leurs rabbis, ulémas et autres maîtres de chapelle, la double certitude a) de glorifier leur dieu à travers un enrichissement personnel presque toujours obtenu &#8211; selon le principe scientifique des vases communicants- par l’appauvrissement du voisin et, en retour, b) de faire le lit du « mal » en se livrant au péché d’indigence.</p>
<p>Milles excuses donc et, puisque cela vous rassure, continuons à ramer dans le compliqué. Mais aussi &laquo;&nbsp;démocratiquement&nbsp;&raquo; que possible alors ! Par exemple, à l’occasion des prochaines élections législatives, encourageons fermement de misérables pécheurs de smicards ou assimilés à expier leur péché de pauvreté en octroyant par leurs votes et pour 5 ans renouvelables : un salaire de 5126 euros net d&#8217;impôts + une indemnité représentative de frais de mandat de 6 223 euros, non imposable + un crédit affecté à la rémunération des collaborateurs de 8 859 euros = <strong>20 208 euros</strong> <strong>mensuels</strong>(1) à leurs politichiens préférés, ne serait-ce que pour que ces héros préhistoriques modernes aient le trou-de-balle bien propre quand ils s&#8217;en vont renifler les bourses de leurs maîtres financiers.</p>
<p>Au prix du beurre, ce n’est pas grand-chose, me direz-vous. Heureusement que, toujours par exemple, en janvier 2007, pour se payer un peu de sens-bon, sur les 577 députés en place, 439 possédaient un autre mandat (maire, conseiller général ou régional) et 80 en possédaient deux autres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au vu de ces chiffres, qui après tout ne sont que des chiffres, et si je ne craignais pas de relapser dans ma sursimplisterie, je me laisserais bien aller à constater que la volonté divine qu&#8217;il y ait des riches pour pouvoir aider les pauvres (sic) est appliquée à la lettre, en tout état de cause et belle soirée à vous, sur les bancs de notre incorruptible Assemblée Nationale.</p>
<p>Il ne manquerait plus que les législateurs de la République inviolable et sacrée, émanation de &laquo;&nbsp;l’Être Suprême &nbsp;&raquo; si cher à Robespierre ne respectassent point la morale !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) sources: site internet de l&#8217;Assemblée nationale, juillet 2008</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(à suivre : <strong><em>Moïse, ministre de l’EN (suite et fin)</em></strong>)</p>
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