Archives de catégorie : Ecce Homo

– société, politique et autres chats écrasés

Antisémite ta mère

Fait pas beau ce matin, on va rester à la maison se pencher sur un point de vocabulaire. Combien de fois par jour, dans les journaux, à la radio, à la télé ou sur internet quelqu’un reproche-t-il à quelqu’un d’autre son « antisémitisme »! A chaque fois il s’agit, dans l’esprit de l’accusateur, de stigmatiser chez son interlocuteur un supposé dénigrement de la condition juive. Pourtant, à l’entrée « sémite », le Larousse nous donne cette définition:

« Qui appartient à un ensemble de peuples du Proche-Orient, parlant ou ayant parlé dans l’Antiquité des langues sémitiques. »

Wikipédia, pour sa part, ne dénombre pas moins de 17 langues sémitiques, 7 « éteintes » et 10 parlées actuellement par des peuples « sémites ». Dont les Juifs ET les Arabes. Dès lors, si les mots ont un sens, comme nombre de politiciens se plaisent à le répéter (pour meubler la conversation?), un « antisémite » est une personne qui a une dent contre les Juifs OU/ET les Arabes (…ou/et les Assyriens, les Irakiens, les Syriens, les Iraniens, les Erythréens, les Maltais (!) etc..). En gros un mec que, ouh le vilain pas beau, il aime pas grand monde! Un genre de « misanthrope », quoi. Dès lors pourquoi ce détournement abusif au « profit » des seuls Juifs?

Restons un instant dans le domaine des multi syllabiques qui sonnent bien à table et allons jusqu’à nous rafraîchir le gosier d’un doigt d’étymologie. « Sémite » vient du nom de ce bon vieux Sem qui, par une nuit biblique, s’arrangea pour ne pas croiser du regard la quéquette fripée de son fêtard de prophète de père* , Noé pour les intimes, reconnu en tant que tel (en tant que prophète, je veux dire) par les Juifs judaïques ET les Arabes musulmans.
Alors la question pour un champion, mais qui s’adresse surtout au Conseil National de l’Audiovisuel, est : pourquoi les média (sans « s », un médium, des média) n’ont de cesse d’utiliser le terme « sémite » et, par voie de conséquence, celui d’ « antisémite » dans une acception fantaisiste?

anti-semites

 

 * Torah écrite (pentateuque) – Genèse -Chapitre 9

9,20 Noé, d’abord cultivateur planta une vigne.
9,21 Il but de son vin et s’enivra, et il se mit à nu au milieu de sa tente.
9,22 Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et alla dehors l’annoncer à ses deux frères.
9,23 Sem et Japhet prirent la couverture, la déployèrent sur leurs épaules, et, marchant à reculons, couvrirent la nudité de leur père, mais ne la virent point, leur visage étant retourné.

Arnaud et les proportions

boubourg++Pas plus tard qu’avant hier, Léon et moi évoquions deux cas avérés d’hypocrisie majeure en terre juchrémane. J’ajouterai ici quelques mots à propos d’un lascar qui, dans cette discipline, est en passe de péter les scores. Mes drames, mes essieux, je vous demande une standigne ovécheune pour M. Arnaud Montebourg !
-Alors Arnaud, tu fais quoi dans la vie ?
-Je suis justicier-boulanger dans l’immobilisme gouvernemental. Les matins de dégraissage, j’apporte des croissants aux travailleurs désemploitisés. Je leur promets des promesses prometteuses avant de repasser en coup de vent par mes appartements parisiens  changer de marinière et nourrir le chat. Ensuite je file au bureau pour un coucou rapide à la bande de bras cassés qui va me faire tamponner des trucs que j’ai même pas le temps de lire tellement j’ai des compiles des 2Be3 en retard à visionner.…FRANCE-GOVERNMENT-CABINET-MEETING
-On chuchote que tu es également ministre de l’Economie, du Redressement Productif et du Numérique…
-C’est bien ce que je suis en train de t’expliquer mais la mère de mes enfants, Hortense de Labriffe, fille du comte Antoine de Labriffe et de la comtesse, née Anne de Lacretelle, que j’épousai en 1997 en l’abbaye cistercienne de Valmagne disait toujours que, dans la vie, il faut rester simple. Langue de bois, langue de fer, si je mens j’en ai rin à faire, ha ha…
-Bon mais pour la paye, tu restes simple aussi ?
-Mes émoluments de fidèle serviteur de l’Etat français ? Parlons-en ! C’est tout juste s’ils me permettent de rembourser mes emprunts et payer la pension alimentaire des nains… Pour te dire, le soir où j’ai viré Audrey c’est elle qu’elle avait dû raquer les pizzas. Mais bon, on est pas là pour causer chiffons, je suppose ? En quoi puis-je t’aider à faire triompher le Droit et la Justice en ces heures sombres ?
-Heu, c’est-à-dire…
-D’accord, comme d’hab c’est bibi qui s’y colle pour trouver une cause-toujours-tu-m’intéresses à défendre. Pas grave, des idées j’en ai à revendre ! Tiens en ce moment c’est hyper tendance de taper sur ces gros pourris de banquiers ! Parce que, j’ai pas eu peur de le dire aux sénateurs, jeudi : « On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations et des profits qui s’envolent dans des proportions qui sont à nos yeux disproportionnées. »boubourg
-C’est sûr que des « proportions disproportionnées » c’est pas très sympa. A tes yeux, elles doivent être proportionnées comment les proportions de l’envol des profits d’un système bancaire défaillant, Nono ?
-Je sais pas moi. Je dirais qu’il est souhaitable qu’elles aient ce qui faut là où il faut mais sans plus. Dans le cas contraire, on tombe dans l’excès, ce qui est, comment dire…
-Excessif ?
-Je l’avais sur le bout de la langue.
-En même temps y a une banque française de France, elle a dit , je cite: « la méthodologie concernant les rémunérations est transparente et contenue dans notre document de référence. Elle est approuvée par le conseil de surveillance et applique les règles, en matière de rémunération différée notamment. » En clair, les banques étant des entreprises privées, à partir du moment où les actionnaires sont partants pour un enfumage, même un ministre du Redressement productif peut aller redresser sa mère.
– Maman ! Qu’est-ce que j’y peux, moi, si la vie est injuste ? Sinon te citer un extrait d’un de mes discours de campagne les plus émouvants, je trouve : Wingles, Pas-de-Calais, 14/02/2014, «Je voudrais dire, pour être professeur d’optimisme, que soit nous nous enfonçons dans une sorte de sensation d’impuissance morbide, soit nous décidons de repartir au combat. La situation n’est pas facile mais je ne crois pas qu’elle soit désespérée. »7769733071_manuel-valls-et-arnaud-montebourg-sont-venus-soutenir-un-candidat-socialiste-pour-les-municipales-a-wingles-dans-le-pas-de-calais-le-14-fevrier-2014
-Repartir au combat ? Rouvrir PSA Aulnay, Petroplus, Fralib, Doux, Florange ? T’ as récupéré un stock de viennoiseries ?
-Ne fais pas l’enfant ! Ce qui est fait n’est plus à faire…En revanche si on pouvait trouver une solution écologique pour exploiter le gaz de schiste…

Pendant que l’homme politique préféré de ces dames prend la pose devant les photographes avant une éprouvante séance de signatures de son dernier bestseller, mes yeux tombent par hasard sur un palmarès des salaires patronaux pour l’année 2014 et je me dis que, oui, Arnaud a raison, la vie est parfois bien injuste. On tombe à bras raccourcis sur les banquiers mais Frédéric Oudéa et Jean-Laurent Bonnafé, respectivement garde-chiourmes de la Société Générale et de BNP Paribas ne sont classés que 17ème et 19ème, avec des salaires de misère (3 675 745 € pour Frédéric et 3 440 375 € pour Jean-Laurent, soit 200 SMIC à tout péter)) comparés à ceux des épiceries-merceries Sanofi, L’Oréal et LVMH qui lâchent jusqu’à des 8 648 326 € (480 SMIC)à leurs dirlos dirladados.

Pourvu qu’Arnaud ne tombe pas sur des proportions disproportionnées pareilles, ça lui pourrirait ses œufs de Pâques.

Petit Papa Noé

 

Bon alors c’est parti pour un néo peplum à chier que ça s’appelle « Noé ». La motivation de base des producteurs de ce chef d’œuvre est – what else? – de prendre un max de thune. Jusque là, pas plus à redire que sur n’importe quelle daube hollywoodienne parachutée d’outre Atlantique sur Ste Merde-les-Glisses, Biche-oh-ma Biche ou ailleurs. Là où ça devient plus vicieux c’est que le semblant de scénar, péniblement concocté pour justifier la déferlante d’effets spéciaux propre à faire pousser des « ah! » et des « oh! » à notre cher public, prétend s’appuyer sur un des mythes les plus miteux du délire juchrémaniaque de base. Et, en retour sur investissement, lui conférer je ne sais quelle valeur para historique de mes deux.
Cecil B De Mille, le père d’Isola, avait pas mal réussi son coup avec ses « Dix Commandements ».  Sa version des aventures de Momo, contrairement à la mienne mais rien n’est joué , est, aujourd’hui encore, citée en exemple par plus d’un cinégérontophile.moïse
La recette en est simple : vous prenez une star du Pentateuque, version Torah ou Bible, c’est kif kif bourricot, mais, tank en fer, surtout par les temps qui courent, vous vous assurez qu’elle est coranocompatible, vous lui donnez les traits du beau gosse du moment et vous servez le tout accompagné de la petite garniture western qui va bien. Avec Moïse, le Cecil B il jouait sur du velours. On se demande même comment il a fait pour résister à l’envie de faire grimper le peuple élu en vadrouille dans des chariots toilés encerclés du matin au soir par des Comanches à balai filmés uniquement de profil pour ajouter au côté égyptien de la chose.
Aronofsky, lui, il a tout misé les maigres130 millions de dollars avancés par la Paramount sur Noé, le prophète navigant. noé1Excellent choix ! Avec le réchauffement planétaire qui nous tombe sur le dos, on est plus que prévenus que la rivière elle va pas tarder à déborder dans le jardin de M. le curé. Quand ce n’est  déjà fait, hein les bigoudens? En plus c’est tout de notre très grande faute, insensés sodomites iconoclastes vautrés dans l’égocentrisme de gauche et la concupiscence que nous somme tous. Sauf Agnès Merdier Je-ne-sais-quoié . Quand on songe que, à part cette sainte des temps post modernes, on est incapable de faire des économies pour rembourser la dette biblique ! Rien que pour ça, on mérite bien d’être noyé, je trouve. Après circoncision gratuite et obligatoire, histoire de pas mourir dans le péché.

Je trouve aussi que puisque ça fait 3000 ans que la culture juchrémane nous prend pour des cons et que ça rapporte à la poignée d’escrocs qui a compris comment en profiter, il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Allez Aron-et-ron-petipataponofsky, envoie la sauce qu’on en finisse ! noé4Et glou, et glou ! Et si tu penses que ça a été plus facile pour Cecil B, dis-toi que cézigues il avait dû négocier sévère avec le Charlton pour que celui-ci accepte de se pilosifier façon bonobo à une époque où, sur Sunset Bd, les barbus rasaient les murs (haha). Alors que les spectateurs de ton film, pas de souci pour qu’ils s’identifient au Popeye que tu leur sert en sensurround . En admettant qu’ils réussissent à voir le film à travers les barricades de fourrure tendance qui leur courent sur la tronche.
Bon mais c’est vrai que, comparée aux innombrables épisodes de la saga de Momo –  à côté, les Feux de l’Amour  c’est rien qu’un résumé de Brève Rencontre – l’histoire de Noé elle fait un peu lège. Surtout que, et c’est là où je veux en venir depuis tout à l’heure, ne serait-ce que pour justifier l’épithète « vicieux » que j’ai utilisée plus haut, le Aronono, aussi vrai que je n’irai pas voir son nanar, je suis sûr et certain qu’il va zapper le meilleur de la bio de son divin héros telle que délivrée aux lecteurs attentifs de la Genèse dont je fais, par le plus grand des hasards – merci grand-père – partie.noé2
Oui, sûr et certain que, comme Cecil B avec son Moïse-de-mes-deux  fier gaillard mais gentil garçon et tout et tout, le Aronomilktodofsky, il va nous concocter un Noé pas franchement porté sur la rigolade mais super plein de tendresse rentrée, d’envie de bien faire, écolo comme un fou et – argument de vente imparable – débordant de compassion envers les animaux. Et qu’on en restera là. Et que c’est bien dommage. Parce que, spécialement pour les amateurs d’authenticité biblique, voici  un extrait du Pentateuque passible de les aider à cerner le gazier tel qu’il n’a, évidemment,  jamais existé. Je veux dire à part dans les cauchemars sado-masos de nos ancêtres les Zébreux. Ca se passe juste après que Noé, enfin de retour sur le plancher des ures, ait cramé un exemplaire de « tous les quadrupèdes purs » et de « tous les oiseaux purs », façon de remercier le Big Boss de leur avoir évité le sort du Costa Concordia, à lui et à sa ménagerie flottante.noé6

Genèse,9 :
« Noé, d’abord cultivateur planta une vigne. 21 Il but de son vin et s’enivra, et il se mit à nu au milieu de sa tente. 22 Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et alla dehors l’annoncer à ses deux frères. 23 Sem et Japhet prirent la couverture, la déployèrent sur leurs épaules, et, marchant à reculons, couvrirent la nudité de leur père, mais ne la virent point, leur visage étant retourné. 24 Noé, réveillé de son ivresse, connut ce que lui avait fait son plus jeune fils, 25 et il dit : « Maudit soit Canaan! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères! » 26 Il ajouta: « Soit béni l’Éternel, divinité de Sem et que Canaan soit leur esclave, 27 que Dieu agrandisse Japhet! Qu’il réside dans les tentes de Sem et que Canaan soit leur esclave! 28 Noé vécut, après le Déluge, trois cent cinquante ans. 29 Toute la vie de Noé avait été de neuf cent cinquante ans lorsqu’il mourut. »

Je vous laisse reprendre vos esprits. En plus ça va être l’heure de l’apéro.noé3

PS- Aux dernières nouvelles, si les Jus et les Chrés s’apprêtent à aider la Paramount à rentrer dans ses frais, y a les Mans qui la ramènent. Ils auraient décidé – l’anti pub est la meilleure pub qui soit – de boycotter le mickey d’Arono sous prétexte qu’il n’est pas pensable de représenter un prophète d’Allah. Surtout raide beurré, dans le plus strict appareil,  en train de mettre le dawa sous sa tente. Mais ça, que les ânes sensibles se rassurent, Aronofsky  n’en a jamais eu la moindre intention.

Flash

Lundi dernier, comme on pouvait s’y attendre, profitant 1) de la journée de repos des rois de la pédale, 2) de la douloureuse incertitude quant à la date pourtant imminente du lâcher de pigeons masqués traditionnel marquant l’ouverture du ramadan, un gros derrière à oreilles pointues répondant à la pelle à Sion dûment contrôlée de Bricolas Starmoisy s’est plus ou moins faufilé du côté de la rue de Vaugirard à bord d’une Citroën de location. Après quelques coucous fructueux aux vieilles dames du quartier, le minaudeur s’est engouffré dans les toilettes municipales afin de recompter les billets, aidé en cela par quelques acolytes parmi lesquels notre reporter a cru reconnaître JF Kopek, F Fion, Al L’Injuppé et, côté meufs ou assimilées, une paire de vagues blondasses en cours d’identification.

Nouvelles du Monde Libre

mensonges d'une nuit d'été
mensonges d’une nuit d’été

A l’heure où la Juchrémanie, pourtant facebookée jusqu’au slip donc ouvertement demandeuse de voir son caca exposé aux 4 vents, s’offusque des révélations d’une mouche à miel repentie, comme s’il restait au fond des bois un attardé mental inconscient du fait que depuis la mise en orbite du premier satellite espion le moindre de nos pets s’en va directement résonner dans les innombrables oreillettes des innombrables petits curieux professionnels à la solde des irréprochables démocrasseries démocrasseusement élues par les blaireaux démocrasseux rembourseurs de dette biblique que nous sommes, il nous reste d’autant moins d’excuses pour ignorer que :

« Début 2012, 103 000 adultes ont utilisé au moins une fois les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de 20 000 habitants ou plus. Parmi ces personnes, 81 000 adultes étaient sans domicile ; ils étaient accompagnés de 30 000 enfants. Plus de la moitié de ces adultes étaient de nationalité étrangère. En incluant les 8 000 sans-domicile des communes rurales et des petites agglomérations et les 22 500 personnes en centres d’accueil pour demandeurs d’asile, 141 500 personnes étaient sans domicile en France métropolitaine début 2012, soit une progression de près de 50 % depuis 2001. »*

 * INSEE