La Shoah des Animaux

La Shoah c’est tous les jours.

Tous les jours la Shoah des Animaux.

Le camion arrive. On pousse les vaches à l’intérieur du camion. Les veaux.

Le camion arrive. On pousse les cochons à l’intérieur du camion.

Veaux, vaches, cochons,

couvées à demi déplumées, écorchées par leurs cages.

Veaux, vaches, cochons, couvées qui s’entassent,

se piétinent, s’encornent,

se chient dessus. De trouille le plus souvent.

Sur l’autoroute on les double, les camions.

Les camions et leur cargaison de martyrs de la bouffe en train de se piétiner,

s’encorner. Se chier dessus. De trouille le plus souvent. On détourne le regard.

Plus ils approchent du camp d’extermination, plus l’angoisse des martyrs de la bouffe est palpable,

plus intense leur souffrance.

Plus présente à leurs narines est l’odeur de leur mort. On détourne le regard.

La Shoah c’est tous les jours.

Tous les jours la Shoah des Animaux.

y avait longtemps

 

Y avait longtemps que j’avais pas écrit des trucs comme :

  • Manger de la viande c’est manger son père et sa mère
  • Israël est un tueur en série
  • Toute religion est une catastrophe humanitaire
  • L’argent  s’achète pas
  • Y a pas d’âge pour être un danger public
  • Remplacer « bon » par « beau » et ajouter « à vous » ne constitue en rien une avancée culturelle

Voilà qui est fait.

Bon apéro !

 

L’envie d’écrire

 

Me concernant, l’envie d’écrire des bouquins est pas un quart de seconde à rapporter à l’envie d’être lu. Si la première me fait asseoir tous les matins à la machine à mots, la seconde se contente de m’effleurer les matins où l’envie d’écrire se fait tirer la plume.

Tout comme, dans une autre vie, mon envie d’écrire des chansons (doublée de celle de les chanter) devenue peu à peu réelle (lire Hippocampe Twist) supposait en rien l’envie d’être écouté. L’envie d’être écouté (d’être rassuré) se faisait sentir uniquement quand j’arrivais pas à composer de nouveaux machins  (chanter de nouveaux trucs)*.

Je simplifie : avec mézigue le besoin d’un public pointe son museau péteux pile quand je flippe de  plus rien avoir à lui dire, à ce cher public.  Allez bâtir une carrière là-dessus !

Sinon, pour ceux qui en ont quelque chose à carrer, le 4ème Bongarçon devrait être téléchargeable d’ici une poignée de semaines.

* dans l’autre vie que je vous cause, j’avais aussi surtout besoin de la THUNE du public. Heureusement, grâce aux leçons de morale artistique de mes proxos j’avais rapidement tilté que le vrai artiste n’a pas de loyer à payer et qu’il trouvera toujours un pote pour le nourrir. Qu’un pur artiste se doit de rester pauvre. Mais ça c’est une autre histoire. Une suite à Hippocampe Twist ? Va savoir.

Hippocampe Twist, parfait roman ou roman parfait ?

Voilà, feu docteur Legrand, malgré mes dires, j’arrivais pas à pas tenter le roman parfait (vu de ma fenêtre). Alors ouais, j’avoue, j’ai revisité une dernière fois « Hippocampe Twist ». Une retouche par ci, un coup de gomme par là, finalement je pense humblement tutoyer la perfection.

Il était temps because à Librinova en plus des ponctions supplémentaires sur le prix de vente, ils ont sucré la mise à jour gratos et j’en suis de mes 35€, merci, Madeline.

Va maintenant, retourne twister, parfait petit hippocampe ! J’ai dit et je répète : comme mes chansons tu ressembles à rien avant toi. Alors trace ta route à une voie. « Mieux vaut être seul que mal accompagné », tu sais bien. Et merci encore. Je suis heureux et fier que tu m’aies laissé t’écrire.

Franck

PS – J’ai également perfectionné les mensurations de la couv’ (1600X2550)

Hippocampe twiste ♫

J’en parlais encore hier avec Hephaestus et Franck-Yvon. Écrire un bouquin c’est du labeur. J’ai bien dû relire une dizaine de fois Hippocampe et, à chaque relecture, trouver matière à correction. Quand c’est pas une bonne grosse faute d’orthographe, c’est une répétition. Ou une lourdeur de style. De ce côté-là, avec le personnage de Marcel-le-Nobel, j’ai exorcisé mes démons, haha.

Bon mais voilà, tôt ou tard vient le moment où l’écriveur prend conscience que la perfection est pas de ce monde, jette l’éponge de sa quête d’absolu et, pressé par ses créanciers, se convainc de publier son écrivage avec ses qualités et ses défauts.

À ce stade, du temps des bouquins en carton, il était pas au bout de ses peines, l’écriveur. Le gang de la proxénédition l’attendait au coin du bois pour lui expliquer que sans eux, point de salut. À moins d’être pote avec un bûcheron qui connût une usine à papier gratos qui le branchât sur un imprimeur bénévole qui persuadât un routier sympât (j’avais un ât en rab, j’allais pas le laisser perdre) de prendre sur ses we et son gasoil pour faire la tournée des libraires essentiels mon mari, l’écriveur il pouvait toujours se torcher le fion avec son écrivage.

Alors résigné il s’en allait, l’écriveur, titubant de fatigue, d’émotion et d’1 ou 2 blancs-cass récupérateurs au Bar de la Poste, dûment affranchir, sous le regard sévère de la postière indifférente ou pire, l’enveloppe de papier kraft enceinte de son écrivage, l’enveloppe collée à la sueur de son front et tamponnée à cheval sur le rabat, un truc pour économiser les frais de dépôt à la Proxociété des Gens de Lettres (ou pas, toujours la même question).

Après ça l’écriveur il en avait pour des mois à se ronger les ongles, puis les premières phalanges, puis les poings, les plus prévoyants se gardaient un index pour se tirer une balle (demandez à John Kennedy Toole ) tant étaient rares les proxénéditeurs qui daignaient répondre. Presque toujours pour souhaiter à l’écriveur bonne chance auprès de leurs collègues. Fallait surtout pas qu’il se décourage, l’écriveur, c’était super son écrivage mais non, eux, comment dire, ils “avaient pas eu le coup de cœur” (le coup de cœur ! les tarlouzes !).

Puis ce fut le 21ème siècle et les cellulo maquereaux commencèrent à faire grise mine.

Et, un à un, aller se faire enculer.

The ebook was born.

Depuis c’est le boxon. N’importe quel mytho numérisé se bombarde écriveur de sa mère et la littérature mondiale compte autant de Shakespeare dans leur teutê que les réseaux sociaux de gros niqueurs et de grosses niqueuses analphabètes ( = énormément). Et Tout le monde s’en branle et vous savez pourquoi ? Parce que « le bien, le mal, tout ça lui est bien négal ♫ » à Tout le monde. Tout le monde il sait bien que le bon, le mauvais, le laid, le beau, le naze, le génial, contrairement au pognon que ces adjectifs aléatoires permettent parfois (à ce qu’on m’a raconté) de se mettre dans les fouilles, ça existe pas plus en écrivage qu’en musicage ou en peinturation. Si c’était le cas, Tout le monde il le saurait et là on serait mal, patron.

Tout ça pour dire qu’« Hippocampe Twist » (ou « Hippocampe Twist »  ou « Hippocampe Twist » ou « Hippocampe Twist » ou encore 200 librairies on line) est sorti du néant le 17 de ce mois de mars 2021 de toutes les confinations du branlo-zozotteur de sa raie publique et que dès lors il est grand temps de se payer une liseuse, ma petite dame et mon bon monsieur. Aux cèlzéceux que c’est déjà fait il en coûtera 3,49€ (sur lesquels il me restera 2€ avant impôt, c’est toujours mieux que les 10% maxi des proxénéditeurs d’avant the ebook) pour passer un putain de bon moment. Satisfait ou remboursé par les potes, je vous communiquerai l’adresse de leur mère en message privé. Salut, ici c’était Franck.