chef oui chef (on s’en lasse pas)

 

À l’aube de ce non-événement supplémentaire dans la triste saga juchrémane phronçaise, je me contente de poser une fois encore la question qui hante toute créature douée d’une once de sens commun :

  • Est-ce bien raisonnable ?

Est-il bien raisonnable, en effet de :

1/ célébrer le Grand Yavallah à sa mémère en nous choisissant un « chef »  ?

2/ choisir ce « chef » parmi les deux pires trous-du-cul à passer en boucle sur nos petits écrans ces jours-ci ?

Pour info, 100% de mon insignifiante personne répond NON aux deux items et vous soumet ce délicieux passage d’Octave Mirbeau :

« Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ? »

La Grève des électeurs – Octave Mirbeau

 

À poil

Moi je dis que nos vénérés néo prophètes juchrémans , autant que nos jeunes gens pileusement modernes,

pourraient prendre des cours fort salutaires auprès de ces jolis garçons.

chef oui chef (suite de la suite)

J’ai beau me gratter les pellicules jusqu’au sang, je ne trouve rien à dire que je n’aie déjà dit sur le processus électoral en général et sur la mascarade qu’on nous sert ces jours-ci en particulier.

Raymond Macron et Georgette Le Pen sont deux têtes de cons sans intérêt. Deux de plus sur la liste déjà longue des apprentis charcutiers que la boutique Alonzenfan a vu défiler depuis sa création. Choisir entre ces deux craignos le chef que le Grand Yavallah nous objurgue de suivre au long des cinq prochaines anneries, à travers les marécages putrides de notre belle Phronce juchrémane, relève de la mauvaise blague. Toujours la même. Il y a longtemps qu’elle fait plus rire personne.

Deux minuscules consolations :

1/ la semaine dernière ils étaient onze. On a réussi à en semer neuf.

2/ la grosse viking à son popa nous lâche un bout de jambon. Vive le printemps.

 

 

chef, oui chef

Vu à la télé. Ils étaient onze. Onze vendeurs de savonnettes essayant de refiler leur camelote au bon peuple. Un genre de pub gratos pour un produit  emprunté par Dieu en personne (suite à sa fameuse semaine de boulot et juste avant de prendre ses congés éternels)  à nos amies les bêtes : la domination des uns sur les autres.

On vous y rappellera, à toutes fins utiles, qu’il existe  « 703 entrées bibliques, tous testaments confondus, pour « chef », dont :
Exode 18:25
« Moïse choisit des hommes capables parmi tout Israël, et il les établit chefs du peuple, chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix. »

C’est trop bon d’être chef. Chef d’entreprise, de chantier, de famille, de projet, de produit, de service, de rang, de partie, de bande, de brigade, de bataillon, de cabinet, de cabine, de clinique, de département, de division, de file, de gare, de gang, de guerre, de groupe, d’inculpation (ha ha), de meute, de mission, d’orchestre, de quart, de quai, de rayon, de secteur, de travaux, de vente, de wagon, de zone, d’état , de n’importe quoi mais CHEF, cé – hache – œufs – effe ! C’est INDISPENSABLE. Sans chef on est perdus, nous autres citoyens immatures. Sans un Panurge sur le pont pour nous briefer, comment sauter par-dessus bord efficacement ?

Cela dit, pour passer de l’état animal à l’état humain, de la chaîne alimentaire à la solidarité entre mortels, à condition de croire en soi et en les autres, animaux compris, y a bien une solution…

à suivre…