vert

Au grand soulagement de ma mère je ne suis ni écrivain ni poète (ni musicien, cela va sans dire!). Pour donner le change (et plaire aux filles) je passe ma vie à inventer des chansons à chanter en attendant que ça sèche, dans la prison de Nantes où ailleurs. Des fois c’est presque grave ( « loser », « in memoriam »), des fois c’est quasiment ridicule ( « R n’R porcs », « slow de mes 2 », « la bombe »), des fois c’est limite disco (« e pericoloso »), des fois c’est pas loin d’être pop (« mod mod », « septembre »), des fois on dirait du rap (« l’administrateur »). Des fois c’est relativement indescriptible… « vert » est relativement indescriptible. Je vous le recommande. En audio ou en kino. Surtout en kino passque  » l’audio sans le visuel c’est un peu comme la braguette sans le pantalon ». En tous cas c’est gratos, comme d’hab’. Et djmat me fait signe que c’est on line. Eclatez-vous bien, sinon allez tous mourir!



Les autres kinos


vélocipède

Vous prenez un scooter que vous débarrassez prestement de son carénage. Tant qu’à faire vous virez aussi le moteur. Vous remplacez les petites roues à gros pneus par des plus grandes sur lesquelles vous montez des « boyaux » ultra-minces, vous ajoutez une ou deux pédales et une chaîne …et vous voici prêt à faire le con sur un « vélocipède »!
Quitte à faire le con, autant se mettre à plusieurs.
Dès lors, pourquoi ne pas réunir autour de vous une bonne centaine d’amis polytoxicomanes, ramassés sur facebook, par exemple, auxquels vous expliquerez posément que si quelque effort physique est requis de leur part pendant une quinzaine de jours ça et là sur les routes de France, pour le plus grand bonheur des petits et des grands ramollis du bulbe, mongoliens ou assimilés, agglutinés sur leur passage, s’amusant à faire tomber les vélocipédistes qui n’y parviennent pas tout seuls, le Comité d’Organisation a prévu des activités pour égayer les soirées du peloton. Le jeu de la poche de sang, une variante du « pouilleux » de nos grands-mères, les ravira à coup sûr mais le fameux « pot belge » a aussi ses adeptes. Testostérone, nandrolone et corticostéroïdes à volonté!
Pour ceux de vos amis qui hésiteraient encore à vélocipéder avec vous, la tentation de l’élégance devrait finir par l’emporter sur la crainte des risques encourus.

scooter

Quand on est largué à juste titre,  qu’on ose pas rappeler à ses parents que, contrairement à leurs déclarations presque sincères, ils ne nous ont pas donné la vie mais prêté seulement et que, cependant et à coup sûr, leur inconscience plus ou moins orgasmatique a bel et bien fait de nous des cadavres en puissance, on peut toujours se rabattre sur Yaveh, Jéovah, Allah, Krishna, Bouddah etc… et leurs avatars, sans mentionner les innombrables divinités qui peuplent lacs, forêts, montagnes, cavernes et autres HLM sacrées.

Il y a aussi St Cac et les 40 voleurs ou le dernier président de sagesse- vendeur de cravates à la sauvette et son équipe de bras cassés  pour nous faire comprendre qu’on pourrait aussi bien, et sans en faire tout un plat, mourir de faim et de soif ( oh non! Pas de soif, svp!) en les regardant jouer au badminton sur le perron de l’Elysée ou aux pokémons contre Zorro, Ivanhoë et Robin-des-Bois  dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.

En dernier recours, on a la télé où la vie est si belle que Bones arrête pas de mouiller sa culotte en grattant les orteils des beaux gosses cramés que les experts de Miami lui refilent en douce tellement les psychopathes de NCIS savent plus quoi branler de leurs portées de desperate housewives disparues au fond des chiottes de la Staraque.

Eh ben moi, dans ces cas là,  j’irais plutôt faire un tour en scooter.