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La mouche, le potage et les cellulo proxos

 

Le 11 août dernier, à 14h 44 Hephaestus « Heffi » Grecker reçoit un mail de Librinova le félicitant de la publication chez eux d’Une mouche dans le potage. En vrai, ces félicitations s’adressent aux petits veinards qui en 1 clic, contre la somme dérisoire de 3,49 €, vont pouvoir s’éclater à lire un polar top moumoute.

Du genre de ceux dont la proxénédition francophone oublie systématiquement de révéler l’existence.

Why ?

Because ses « comités de lecture » à la proxénédition francophone ont pas été, par exemple, « suffisamment enthousiasmés » (sic) lors de leur lecture comitatoire. Traduire : c’est pas avec ça qu’on va se faire du pognon, fils. Le reporter de fyr en immersion secrète dans les eaux troubles de la suce dite proxénédition francophone est parvenu à sortir une copie du document ultra confidentiel listant les critères pour se faire du pognon imposés au lecteur comitatoire moyen. On vous le soumet si ça vous branche :

« Par la volonté de Notre Bien Aimé Pédégé de Sa Mère, Ses comiteux de la lecture de leurs mères à eux sont instamment priés de veiller à ce que l’ouvrage soumis à leur filtrage expert en vue de se faire du pognon comporte en ses 60 000 caractères (ni trop plus ni trop moins) :

– Son comptant de flip (on dit « noirceur ») sanguinolent (on dit « glaçant »)

– Sa juste part de train qui entre dans le tunnel (on dit « sensualité torride »)

– Une histoire (on dit « pitch ») suffisamment embrouillée (on dit « haletante ») pour que quand on arrive à la fin on sait plus exactement c’est d’où qu’on a parti. »

Eh ben non, les proxos. C’est pas ça un polar suffisamment enthousiasmant. Même si Mernard Binier, Chaxime Crapman et tous les ex keufs recyclés dans la tambouille crapulo srileuse persistent à filer droit dans votre mur de la honte et prendre le lecteur pour une vache à lettres de leur moulin à conneries, c’est pas ça, non non non.

C’est pas ça et t’as bien fait, Hephaestus, de pas attendre que ces faux derches te souhaitent « bonne chance auprès de leurs confrères » (re sic). Peu importe qui la lira ni quand, ta Mouche dans le potage. À fyr, on te garantit qu’elle vole très haut, cette petite bête-là. Des firmaments au-dessus des gros bourdons racoleurs qui déroulent leur PQ à la devanture des libraires cellulo sponsorés. Et à fyr on se trompe rarement.

Téléchargez Une mouche dans le potage par Heffi Grecker

Et éclatez-vous, c’est nous qu’on vous le dit !

Heffi Grecker, interview exclusive en temps réel

Fyr – Salut Hephaestus, t’es tout bronzé de partout, ma parole !

Heffi – Mince,  à tous les coups j’ai encore oublié de remettre mon slip.

Fyr – Pas grave, au départ on est ici pour causer de ton dernier Bongarçon, pas pour s’enculer.  Comme d’hab, t’as fait l’impasse sur les éditeurs ?

Heffi – Les proxos ? C’est bon j’ai donné une fois, on va s’en tenir là si ça vous dérange pas.

Fyr – Hem, of course. Les pousse-au-crime de Mernard Binier et autres Chatteman, c’est pas le genre de la maison anyway.

Heffi – Sinon t’as pas un coup à boire ?

Fyr – C’est à dire qu’on a eu du monde hier. Léo est passé fêter un truc. Reste un fond de liqueur d’angélique. Une pote à nous qui nous envoie ça de la Mayenne.

Heffi – Vas-y, fais péter.

Fyr – Alors ?

Heffi – Sympa. Ça se boit comme du petit laid.

Fyr – Du macron, genre ?

Heffi – Du what ?

Fyr – Rin, un pédent de la raie publique qui cartonne sur Béhèfème pour quelques semaines encore… Sinon, ta mouche dans le potage, c’est vraiment quelque chose. Ici on est fan.

Heffi – Vous êtes combien ? Je veux dire ça donne quoi multiplié par 3,49€ ?

Fyr – Hem, je te ressers une lichette ?

 

Propos recueillis le vendredi 13 août à 22.23 h au sortir des toilettes sèches de franckyvonrichard.com

on change pas une équipe qui perd

 

Le truc c’est que je suis pas éternel. (À quelques années près, on va dire. Vous en saurez plus d’ici 1 an ou 2 mais chut !) Je serai pas toujours là pour vous aider à avancer dans la chaîne élémentaire, mes chers Watsons. Si j’en crois les retours de Librinova, ça se bouscule pas pour télécharger Hippocampe Twist. Vous avez donc décidé de mourir aussi nazes que vous êtes nés. On change pas une équipe qui perd, c’est ça ? Vous êtes des potes à Deschamps ? Tant que vous attachez pas le hamster du gamin au rosier grimpant de la voisine avant de partir comme des voleurs honorer la location du mobil-home au Camping des Algue Vertes, comment vous en tenir rigueur ?

Continuez comme ça, c’est bien. Quelque part, je comprends. Courir devant les feux de forêt, les inondations, les attentats terroros ou la 4ème vague ça entretient la forme. Vous allez encore faire un malheur cet été sur la plage.

PS- Sinon, sur le chapitre de la confiture aux cochons, le 4ème Bongarçon devrait plus tarder.  Bisous.

Hippocampe Twist, parfait roman ou roman parfait ?

Voilà, feu docteur Legrand, malgré mes dires, j’arrivais pas à pas tenter le roman parfait (vu de ma fenêtre). Alors ouais, j’avoue, j’ai revisité une dernière fois « Hippocampe Twist ». Une retouche par ci, un coup de gomme par là, finalement je pense humblement tutoyer la perfection.

Il était temps because à Librinova en plus des ponctions supplémentaires sur le prix de vente, ils ont sucré la mise à jour gratos et j’en suis de mes 35€, merci, Madeline.

Va maintenant, retourne twister, parfait petit hippocampe ! J’ai dit et je répète : comme mes chansons tu ressembles à rien avant toi. Alors trace ta route à une voie. « Mieux vaut être seul que mal accompagné », tu sais bien. Et merci encore. Je suis heureux et fier que tu m’aies laissé t’écrire.

Franck

PS – J’ai également perfectionné les mensurations de la couv’ (1600X2550)

Hippocampe twiste ♫

J’en parlais encore hier avec Hephaestus et Franck-Yvon. Écrire un bouquin c’est du labeur. J’ai bien dû relire une dizaine de fois Hippocampe et, à chaque relecture, trouver matière à correction. Quand c’est pas une bonne grosse faute d’orthographe, c’est une répétition. Ou une lourdeur de style. De ce côté-là, avec le personnage de Marcel-le-Nobel, j’ai exorcisé mes démons, haha.

Bon mais voilà, tôt ou tard vient le moment où l’écriveur prend conscience que la perfection est pas de ce monde, jette l’éponge de sa quête d’absolu et, pressé par ses créanciers, se convainc de publier son écrivage avec ses qualités et ses défauts.

À ce stade, du temps des bouquins en carton, il était pas au bout de ses peines, l’écriveur. Le gang de la proxénédition l’attendait au coin du bois pour lui expliquer que sans eux, point de salut. À moins d’être pote avec un bûcheron qui connût une usine à papier gratos qui le branchât sur un imprimeur bénévole qui persuadât un routier sympât (j’avais un ât en rab, j’allais pas le laisser perdre) de prendre sur ses we et son gasoil pour faire la tournée des libraires essentiels mon mari, l’écriveur il pouvait toujours se torcher le fion avec son écrivage.

Alors résigné il s’en allait, l’écriveur, titubant de fatigue, d’émotion et d’1 ou 2 blancs-cass récupérateurs au Bar de la Poste, dûment affranchir, sous le regard sévère de la postière indifférente ou pire, l’enveloppe de papier kraft enceinte de son écrivage, l’enveloppe collée à la sueur de son front et tamponnée à cheval sur le rabat, un truc pour économiser les frais de dépôt à la Proxociété des Gens de Lettres (ou pas, toujours la même question).

Après ça l’écriveur il en avait pour des mois à se ronger les ongles, puis les premières phalanges, puis les poings, les plus prévoyants se gardaient un index pour se tirer une balle (demandez à John Kennedy Toole ) tant étaient rares les proxénéditeurs qui daignaient répondre. Presque toujours pour souhaiter à l’écriveur bonne chance auprès de leurs collègues. Fallait surtout pas qu’il se décourage, l’écriveur, c’était super son écrivage mais non, eux, comment dire, ils « avaient pas eu le coup de cœur » (le coup de cœur ! les tarlouzes !).

Puis ce fut le 21ème siècle et les cellulo maquereaux commencèrent à faire grise mine.

Et, un à un, aller se faire enculer.

The ebook was born.

Depuis c’est le boxon. N’importe quel mytho numérisé se bombarde écriveur de sa mère et la littérature mondiale compte autant de Shakespeare dans leur teutê que les réseaux sociaux de gros niqueurs et de grosses niqueuses analphabètes ( = énormément). Et Tout le monde s’en branle et vous savez pourquoi ? Parce que « le bien, le mal, tout ça lui est bien négal ♫ » à Tout le monde. Tout le monde il sait bien que le bon, le mauvais, le laid, le beau, le naze, le génial, contrairement au pognon que ces adjectifs aléatoires permettent parfois (à ce qu’on m’a raconté) de se mettre dans les fouilles, ça existe pas plus en écrivage qu’en musicage ou en peinturation. Si c’était le cas, Tout le monde il le saurait et là on serait mal, patron.

Tout ça pour dire qu’« Hippocampe Twist » (ou « Hippocampe Twist »  ou « Hippocampe Twist » ou « Hippocampe Twist » ou encore 200 librairies on line) est sorti du néant le 17 de ce mois de mars 2021 de toutes les confinations du branlo-zozotteur de sa raie publique et que dès lors il est grand temps de se payer une liseuse, ma petite dame et mon bon monsieur. Aux cèlzéceux que c’est déjà fait il en coûtera 3,49€ (sur lesquels il me restera 2€ avant impôt, c’est toujours mieux que les 10% maxi des proxénéditeurs d’avant the ebook) pour passer un putain de bon moment. Satisfait ou remboursé par les potes, je vous communiquerai l’adresse de leur mère en message privé. Salut, ici c’était Franck.