éjac à nanoland

Pas les affaires, pas les lunettes et surtout pas les noms de famille, on est bien d’accord!

Mais quand même! Sur le dernier interdit en vigueur à la récré y a p’t’êt’ moyen de négocier?
Dans les cas extrêmes, je veux dire…
J’ai évoqué voilà quelques temps celui du jeune Besson Mac Hulotte, ex-homme de gôche, détracteur virulent du candidat Nain Jaune Menteur avant d’en devenir le chevalier porte-coton tête de gondole quelques minutes après son accession au trône, vous vous souvenez?
Eh bien, dans la série « Quelle aventure, ma veste en est toute retournée! » je vous propose d’accueillir ce matin un autre grand soliste de la traîtrise de Radio France, la diva incontestable du tête-à-queue-pourquoi-pas-tant-que -je-passe-à-la-télé, le prince marchand de la haute voltige urnistique, l’ex-veule neveu à son tonton un temps recyclé dans la Royal Air Farce, j’ai nommé… Monsieur Ejac Langue!!! …Le redoutable antipodiste qui prend son pied à se vautrer à ceux des autres si ça peut lui rapporter de quoi financer son prochain lifting! Slurp! Vas-y mon gars! Eclate-toi!

Sinon vous avez vu, ça funke grave à l’uhèmeupé! A l’heure où David et Gilbert, les fameux duettistes présentent leur nouveau spectacle « Laisse-moi toucher ta ceinture noire! », Michel et Rachida, un autre couple de slammeurs célébrissimes, entament une longue – « aussi longue que possible », leur a enjoint le Minuscule – tournée en province pour la promotion de leur tout dernier single « Rachida dur, Rachida mou mais Rachida dans le trou! ».
En conséquence de quoi on apprend à l’instant que Céline Fion, ne pouvant plus lutter contre une telle débauche de nouveaux talents, a préféré retourner au centre d’insémination « pour réfléchir », dit-elle. Un beau challenge, Céline!

mes amis

Ce matin j’ai envie de porter des jugements qui n’engagent que moi. Exemples:

  • Thomas Dutronc-le-Victorieux est un petit merdeux sans le moindre intérêt. Son père devrait lui botter le cul plus souvent.
  • DIdier super est super. Allez voir sur MySpace si vous me croyez pas! Ses chansons sont un régal et ses clips ( « Le syndrome Bigard » entre autres) gratinés à souhait.
  • Restons dans la rubrique « MySpace et ses merveilles » : la voix de Chinawoman, le bordel de Monsieur le Directeur, les climats uniques en leurs genres de Lunabee ou GaBLé, l’ambiance tranquillement destroy de guillaume fédou, la révolte nécessaire des Têtes Raides, le reggae imparable de rasta roots, et la liste est loin d’être exhaustive, méritent largement toutes les victoires que vous voulez quand vous voulez. Je suis fier de mes amis. Après la messe, vous me feriez plaisir en allant dare-dare, de toutes façons on va se payer un temps de chiottes aujourd’hui, faire un tour sur ma page MySpace (tapez -pas trop fort, j’ai eu une nuit chargée- MySpace/ »Franck Richard »/amis). Je les ai réunis pour vous.

Bon dimanche, les gros manches!

supplique à Dark Vador

Salut les feignants!

Comment ça va ce matin? Plus fort! Je ne vous entends pas!

Pourtant, en cherchant bien, nos 90 200 petits nouveaux poilus de la paume devraient encore avoir une ou deux boîtes de sardines à peine entamées en réserve dans le bas du frigo, histoire de se donner la force de la ramener avant de rejoindre leurs aînés en train de crever d’inanition au club des résignés de la Krize. Comment ça, le frigo est débranché depuis Noël? Bande de petits malins! On avait fait l’impasse sur la facture EDF, hein? C’était ça ou plus de bagnole pour aller bosser? Et le vélo alors, c’est pas fait que pour les drogués! Franchement, le Nain Jaune Menteur et moi, on se demande vraiment comment on va faire pour s’en sortir avec des incapables de votre acabit! Mais puisqu’on vous répète que c’est mondial, tout ce bordel! MONDIAL, voire INTERGALACTIQUE!!! D’ailleurs, y aurait du Dark Vador derrière tout ça que ça serait pas étonnant…

Bon, concernant les ouvriers dérenaultisés et autres parias d’ Arcelor Mital, honnêtement, ils l’ont bien cherché. Z’avaient qu’à travailler dans une usine d’armement ou, mieux, se trouver une place au chaud dans un car de flics en partance pour le Val Fourré.

Non, je l’ai enfin compris en regardant la télé hier, c’est surtout nos Jeunes Diplômés qui risquent de pâtir de la situation.
Allez, Dark, fais pas le salaud! Pense à toutes ces courageuses familles libérales françaises de souche qui, d’écoles privées à 20 000 euros l’année en peaufinages harvardiens, se sont évertuées à faire de leurs rejetons boutonneux les futurs jedis de la finance, les énarques brillantissimes à venir, les chirurgiens esthétiques liposuceurs d’élite de demain, les jurisconseils à venir les plus aptes à conforter les grandes compagnies pétrolières dans leurs magouilles criminelles, en gros tous les prochains indispensables responsables de la prochaine krize intergalactique au cas, de plus en plus improbable où on se sortirait de celle-ci sans, dans la foulée, revoir de fond en combles nos critères de survie.

une grosse honte au cul

Hier, en relevant le courrier du site, je suis tombé en arrêt devant le message de Mékontan qui, comme on dit chez les intellos à deux balles, m’a « interpelé ». Interpelé grave.

Eh bien oui, j’en conviens aisément: puisque les comptes d’apothicaire de l’état civil me rangent parmi les post soixante-huitards triomphants, si j’avais le moindre « esprit de génération » j’en concevrais une grosse honte au cul.
Combien de marins, combien de capitaines, combien de jeunes chevelus toussotant sur leurs joints roulés à la hâte dans des chiottes de lycée redécorées aux couleurs de la révolution prolétarienne ont très vite rejoint et si souvent dépassé leurs co-disciples du premier rang – dont ils fustigeaient pourtant le fayotage intensif auprès des préposés à la culture du fric communément appelés profs – dans la course de rats à laquelle ils avaient pourtant juré de ne jamais prendre part.?

J’en viens alors à me demander si les sympathiques jeunes écervelés exhibitionnistes de leur argent de poche que l’on voit aujourd’hui folâtrer ça et là, sur fessebouc ou ailleurs, copies conformes de ceux qui, du temps de ma folle jeunesse, finissaient déjà de percer leurs derniers furoncles acnéiques en se gargarisant de déclarations d’un égoïsme infantile qu’ils eussent voulu provocant ( les pauvres mecs! ), ne sont finalement pas moins dangereux pour leurs congénères, toutes époques confondues, que certains zorros d’un jour qui n’attendent même pas le lendemain pour se transformer en sergents garcias, reniant d’un claquement de doigts graisseux les principes de justice sociale et d’égalité économique seuls passibles de nous faire quitter la préhistoire de l’humanité.

Oui, une grosse honte au cul quand je passe en revue, comme on compte les moutons pour s’endormir, les noms des quelques ex-rebelles au système que j’ai connus et dont l’intransigeance de l’époque n’a d’égale que leur empressement d’aujourd’hui à se comporter en dignes chefs de service, voire d’entreprise qui, au nom d’un sacrosaint « chiffre d’affaires », n’hésitent pas une seconde à sous-payer leurs employés et, bien sûr, par les temps qui courent, à les virer tranquillement en cas de besoin, eux et leurs sacs-à-dos de crédits de bagnole, baraque et autres machines à laver la vaisselle que ces braves couillons se sont mis sur le dos avec la bénédiction de leurs banquiers véreux, en compagnie desquels j’ai la même grosse honte au cul d’avoir dévoré les rabs de frites du réfectoire. On ne disait pas encore « parts de marché ».

Vaisselle? J’ai dit « vaisselle »? Comme c’est bizarre!
Et si, pour une fois, ce mot ne sonnait pas comme une corvée, mais plutôt comme une nécessité joyeuse?
Joyeuse et vitale…

« creative content »

Comme dirait Gri Gri: « Belle journée pour écouter du rap! ».
Au risque de me répéter, je suis mastra content du dernier kino MDB, même si ces culs serrés de Daylymotion ne lui ont pas accordé le label « créative content ».
Cela dit, c’est vrai qu’il n’y a pas grand chose de créatif dans le fait de dire tout le bien qu’on pense des « cousins des cousines des copains des copines du fils de la belle-soeur de l’administrateur ». On est plutôt dans le domaine du constat. Un constat navrant de banalité. Même mon chat miaule de désespoir quand il voit Laurence Parisot à la télé, sautillant sur le perron de l’Elysée comme une grenouille à grosse bouche hypnotisée par les derniers moucherons vaguement consommables qui survolent encore les eaux fétides des « plans de relance » du ministère des Tartines et du Beurre, pourtant plus nombreux que les lacs du Connemara!
Mon poste de télé lui-même menace d’imploser de honte quand on l’oblige à diffuser les grimaces pitoyables de Christine Lagarde s’efforçant vainement d’extraire l’ultime miette de croissant négatif restée coincée depuis le p’tit déj’ entre ses ratiches immaculées.
Bref, si je veux garder mon chat en bonne santé et ma télé en état de marche, j’ai tout intérêt à adopter l’attitude ultra-radicale de mon pote DJ: « Docteur Maison ou rien! »
Vivement mercredi!
Et vive la création!