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À la pêche aux foules ♫

Si, dans ma vie de « non-inscrit », j’ai toujours pris grand soin d’ignorer le cirque électoranal qui revient périodiquement et pour des motifs aussi divers que futiles, planter son barnum pathétique dans les faubourgs et sur les places de village, le programme de la représentation à venir tel que journaux, blogs, radios, télés commencent à nous l’injecter à doses augmentant au fil des jours, aussi gratuites et obligatoires que celles des récents philtres anti-conardos made in big pharma, ne peut que me renforcer dans cette indifférence coupable.

Comme si les habituelles tronches de vend(eurs)(euses) de cravate à la sauvette suffisaient plus à nous faire fuir en courant, voici qu’à l’horizon de nos campagnes, s’en profile une nouvelle. Et celle-là les poteaux, on peut difficilement faire mieux dans le genre !

À en croire le mec, il est pêcheur. « J’ai pêché, je le confesse » qu’il déclare de but en blanc dans ses « mémoires de guère plus mais pas moins » sorties la semaine dernière et déjà en passe de détrôner l’inoubliable « Merci pour ce moment » de mamie Trierweiler, une autre sacrée pêcheuse au gros (!) devant l’Éternel.

Donc le gars il a pêché. Vu l’épaisseur de son compte en banque, ça a dû mordre pas mal depuis ses deux retours bredouille du concours de l’ENA. Persévérant, il est allé tremper sa ligne dans les eaux saumâtres du commérage raciste (« la plupart des trafiquants sont noirs et arabes » etc… etc…) pour lequel monsieur le juge a fini par lui tirer les oreilles. Pas grave, en parallèle notre pêcheur miracle jetait depuis longtemps son bouchon dans les placements boursiers. Et l’immobilier. Et les restos (« Chez l’gros Éric » !*). Et les salons de coiffure (Nice, Menton…). Sans oublier la mode adolescente (« Zemmour séduction »* !) et le sent-bon de luxe (« L’eau d’Éric »*). De petits ruisseaux en grandes rivières, cet humble fils d’ambulancier qui joue de la mouche et de l’hameçon comme personne patrimoiniserait actuellement autour des 280 millions de dollars.

Alors me direz-vous, maintenant qu’il a de quoi se payer un chalutier, voire la flotte entière, pourquoi Rico l’Asticot plierait-il les gaules ? Pourquoi se priverait-il de naviguer sous la brise marine ? Celle qui souffle dans le sens des profiteurs de la crédulité citoyenne. Pourquoi n’irait-il pas jeter ses filets dans la vase malodorante de la ponéolithique ?

Eh ben bonne pêche et bonne atmosphère, fripouille analphabète ! À fyr on s’en branle de tes embrouilles électoranales, pas toujours pires que celles de tes concurrents. Sur fyr on l’a dit et on le répète, la seule cause valide à 100% est celle des animaux. La cause des VRAIS pigeons, des VRAIS moutons, des VRAIS veaux. Pas celle de pâles imitations qui, au premier coup de sifflet, courent sur leurs deux pattes flageolantes glisser leurs pseudo volontés dans les urnes dérisoires de leurs regrets à venir.

*véridique