Archives de catégorie : Graffiti

– fiction, pohaizie etc….

Chats, chats, chats (3)

N’importe quel psy à 2 balles vous le dira : quand on est méchant, c’est qu’on souffre.  Si Valentin s’était montré désagréable à mon égard c’était simplement qu’il venait de perdre l’usage d’une couille (minimum) dans un combat nocturne dont lui seul eût été en mesure de nous préciser les tenants et aboutissants.

Ayant calculé le pendule sanguinolent qui se balançait dans la brise du matin, nous décidâmes que le recours immédiat à un vétérinaire diplômé s’imposait.

– Il est à vous ?

-Non.

-Je reformule ma question : une castration nette et sans bavures de cet être sensible s’avère indispensable autant qu’urgente. Êtes-vous prêts à en assumer les implications financières ?

– Il nous reste 85€ pour finir le mois, docteur.

-Je m’en contenterai.

– …

– … Et si vous pouviez accueillir le patient chez vous pendant les 3 ou 4 jours qui suivront mon intervention…

– …

Les 3 ou 4 jours ont passé. Puis une semaine. Puis deux, trois…

Voici près d’un mois que Valentin, âge : 1 an (d’après le véto), très affectueux (disons collant)

…autant qu’ imprévisible (disons carrément bipolaire), affamé en permanence (une bassine de croquettes 3 fois/jour + quelques  kilos de pâtée industrielle le soir )et chieur en conséquence (les 4 pattes dans la litière et le caca – une pu-an-teur – à côté) squatte mon bocal.

Car Greffier refuse toujours de lui céder le moindre cm2 de son espace-à-vivre (le reste de la maison).

 

(à suivre) (mais pour l’instant la situation semble figée)

Chats, chats, chats (2)

Le SDF apparu sur la fenêtre le jour de la St Valentin – d’où  son nom dorénavant – s’est tapé une incruste assidue pendant les semaines qui ont suivi. Au grand dam du chat historique des lieux, Mam’zelle Greffier, en personne et personnellement.

Pendant près de 2 mois, Valentin, qu’on aurait pu aussi bien baptiser l’Ami Ricoré n’a pas loupé un seul petit déj’.

Quand un matin, lui qui d’ordinaire répondait à notre générosité par un comportement des plus affables et alors que, en prime de sa cuvette de croquettes, je lui lâchais ma petite papouille de bienvenue,  il a fait mine de me chiquer, ce pédé.

 

à suivre

Chats, chats, chats (1)

Je crois avoir, à plusieurs reprises, mentionné le fait que le bipède à poil ras (en particulier la sous-espèce juchrémane, à laquelle j’ai la grande honte d’appartenir)( cela dit je me vois mal bouffer du clebs chez les Fils du Soleil Levant), sa vie, son œuvre, occupent une place de jour en jour plus réduite dans mon agenda. Sinon sous la rubrique “conneries et mésactions en tous genres”.

Ainsi, trois semaines après la Shoah animale chrétienne de Pâques et en ce début de Ramadan et, conséquemment, à l’approche du bain de sang gratuitement débile qui en marquera la fin, je réitère mon credo désespéré : LA SEULE cause 100% digne est la défense du bien-être animal…

Hélas, reconnaissons que les quadrupèdes dont je me sens le plus proche – les chats- se comportent souvent très mal. Vis-à-vis des autres espèces (ratons, volatiles, lézards, tout ce qui bouge quoi…). Mais aussi du mobilier du brave con qui les héberge.

ì

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre eux, n’en parlons pas. Chez la plupart des chats, la solidarité est un mot vide de sens.

 

à suivre

Camembert Wars

 

Sur la planète Camembert, la connerie battait son plein.

L’empereur Manuléon 1er, un moins-que-rien élu au « suffrage universel » ( environ 20% du « corps électoral » (un corps bien mou, ramassis de sous-doués de la comprenette, diplômés en naïveté congénitale)) venait de se déclarer  « responsable » (sic) du passage à tabac caractérisé, perpétré par un chouchou à lui sur un passant malchanceux. Toutefois , Son Emperosité défiait quiconque de « venir le chercher » en son palais.

C’était l’été, pastis Duval, et une bavure policière de plus ou de moins, tout le monde s’en foutait éperdument . En temps normal, la petite frappe présidentielle serait vite fait passée à autre chose.

N’eût été cette détestable hausse du chômage (et 2,3 ratés techniques dont un logiciel d’inscription en fac qui merdait plus plus ) qu’il fallait à tout prix faire oublier. Le bon peuple, quant à lui, ne se souvenait déjà plus qu’il était champion du monde et, fait exceptionnel à cette époque de l’année (« lent né » comme on prononçait au sud de cette minuscule province juchrémane appelée Phronce) on ne recensait à ce jour aucune petite fille enlevée ou martyrisée, pas même violée. À peine 50 000 animaux de compagnie abandonnés et une ridicule poignée de vieillards morts de déshydratation dans les chiottes de quelque EHPAD de contrebande. Pensez si ce cassage de gueule para officiel tombait bien pour planquer la poussière de nouvelles pertes d’emploi sous le tapis ! Suffisait de l’exploiter savamment.

L’ « opposition » ( un conglomérat de pégreleux ulcérés de ne pas avoir été choisis par les 20% de tarés masochistes sus mentionnés) toujours aussi finaude, tomba à pieds joints dans le panneau. Depuis la terrasse des restos de plage, en tongs multicolores, avec encore la bouée à tête de canard autour de la hernie stomacale, une foule d’estivants politiciens professionnels ou amateurs postèrent sur leurs réseaux sociaux préférés des millions d’appels à la vengeance. Il y était question de prendre Manuléon 1er au mot et d’aller le choper par les testicules (qu’il avait fort minuscules et rabougris suite à une mauvaise rubéole de sa maman alors qu’elle le portait (en bandoulière, c’est plus classe et moins encombrant)). Le moins-que-rien zozoteur jubilait. Une fois de plus il avait niqué tout le monde.

(à suivre si j’ai le temps)

Zizou-la-Chatte, l’Astrophysicien Mort à Temps, le Porcelet Castré à Vif et autres merveilles

Quand j’étais petit, je n’étais pas grand, je montrais mon cul à tous les passants et je kiffais le foot. Et toute ma pauvre life, j’avais managé de keeper au fond de myself ce feeling unique de l’amour du ballon rond et de ses maîtres, dont je collectionnais les photos, échangeant les doublons avec mes petits camarades afin de nous composer autant d’autels à leur gloire .

Ces temps derniers, j’avoue pourtant que la dégaine de centaure échappé d’un cirque de province d’Olivier Giroud ou de sa douzaine de potes pileux de la tronche, souilleurs de leurs shortards pour une «aile de pigeon » à 1€ ou un pénalty  arraché de haute lutte à un arbitre psychopathe, avaient déjà tendance à me gaver. Mais alors, hier matin, quand j’ai compris qu’on allait passer la journée à se farcir la calvitie christico-bouddhaïque de cette grande tarlouze de Zizou-Grand-d’Espagne-en-exil -suite-à-une-saison-hasardeuse -au-Real- compensée-in-extremis-par-un-dernier-coup-de-bol-en-Shampoinzlig-qui-lui-assure-le- trône-de-France, je suis soudain et à jamais devenu adulte.  Merci,  crâne d’œuf ! Que ton slip dégoulinant de coquillettes continue à faire de ta carrière de flambeur sur pelouse une réussite du genre ! Et que tous les journaleux à la ramasse continuent aux siècles des siècles à faire de ta saga leur quotidien pathétique !

Et puisqu’on en cause, de ces sous-merdes à la pêche au scoop, si elles faisaient vraiment leur boulot ? Si elles insistaient un peu plus courageusement sur  les magouilles bien crados de la pseudo « majorité », du pseudo « gouvernement » de notre pseudo « démocratie » ? Si elles appuyaient là où ça fait vraiment bobo ? Sur le feu vert au glyphosate (qui devait soi-disant être interdit sous 3 ans), ? Sur les félicitations du jury pour le broyage des poussins ? Les hip hip hip hourras fêtant la castration des porcelets à vif ? Sur les cages cercueils des poules pondeuses ?  Sur le maintien glorieux des subventions aux fermes-usines, etc..

Et , tiens, en parlant de cages cercueils, en tendant bien l’oreille à la radio ce matin, – mais alors vraiment bien, because ce genre de news, les pipelettes médiatiques elles te les chuchotent à regret du bout du bout des lèvres  – je me suis laissé dire que cette fripouille zozottante et sa maffia de petits marquis tortilleurs de leur croupion

venaient d’abroger la loi sur l’obligation de respecter les normes handicapés quand on construit un immeuble d’habitation. Ou, soyons précis,  simplement faire passer de 100% à 10% ( !!!!) le nombre de constructions devant répondre aux dites normes.

J’en connais un qu’il a bien fait de mourir avant de chier dans son froc pour ne pas avoir pu atteindre les toilettes de son appart’.

Bon dimanche, les emmanchés !