Archives de catégorie : Graffiti

– fiction, pohaizie etc….

cher E.T

Cher E.T,

Comme tu as bien fait de ne pas t’éterniser sur la planète bleue.

Bleue comme les marques de coups sur le corps des enfants violés par les soldats froncés en Afrique.

Bleue comme la viande qu’un loufiat du Ritz sert au patron de PSA venu fêter dignement son doublement de salaire, sans risquer de gâcher le plaisir de l’homme aux 5 millions d’euros annuels en lui parlant du nouveau scandale des abattoirs froncés au fond desquels la Shoah des Animaux bat son plein.

bleu

Bleue comme le « burkini » inventé par Marks & Spencer pour « créer des richesses » (non, E.T, on dit plus « faire du bénef ») sur le dos des Juchrémans/ troisième mouture qui pourront enfin, eux aussi, cet été sur les plages froncèses, se régaler des Aventures de Moïse loin des coups de soleil encourus par les Juchrémans/ première et deuxième formules, cruciverbistes écarlates et couverts de mélanomes en formation.

Bleue comme les mouches à caca qui seront d’ici peu les seuls insectes à avoir survécu au pogrom agricole mené par les empoisonneurs céréaliers. Je te le redemande : quoi de plus bête et con qu’un agriculteur beauceron ?

Bleue comme l’antique vêtement de travail de notre classe de plus en plus laborieusement laborieuse dont l’enculeur patenté s’appelle aujourd’hui… Manuel !!!

Ah, cher E.T, oui comme tu as bien fait de te casser dare-dare de ce merdier pathétique dans les méandres duquel le printemps lui-même hésite à se risquer.

Aparsa tout baigne,

Je t’embrasse,

Franck-Yvon

l’ennui des temps*

 

aux siècles des siècles,

l’ennui,

maladie juchrémane par excellence,

l’ennui plus fort que le dérèglement climatique,.

plus terrorisant que les plus fantasmatiques agressions terrorristement perpétrées à coups de hachoir par de fausses femmes enceintes

l’ennui des temps,

l’ennui des morts vivants, des pileux du museaux tous azimuts

qui continuent, sous couvert de se sacrifier sur l’autel de l’avenir de leur improbable progéniture,

à faire semblant de croire que thuner tue l’ennui,

que prier son dieu dominateur justifie l’égorgement du cochon incrédule,

propulse le calvaire de l’oie cirrhotique au rang de nécessité socio-économique,

l’ennui, fer de lance du choc des cultures dysentériques,

l’ennui qui frappe à l’infini le clavier des combinards obèses,

vendeurs d’intersavonnettes velues

parfumées à l’ennui juchréman

et hindouiste et jaïniste et sikh et bouddhiste, confucianiste, taoïste,

rastafari, shintoïste, zoroastrien,

animiste, vaudou, santeria, candomblé,

agnostique, athée,

l’ennui à l’heure du thé,

l’ennui du président des harengs, putassier et roublard,

l’ennui des présidés à court de justifications démocrasseuses susceptibles d’assouplir encore leur trou de balle surdistendu,

l’ennui, ohé les animaux volontaires que nous sommes moins que jamais en passe de cesser d’être,

revendiquant, par principe, le droit à notre non évolution,

d’attentats en attentats, d’abattoirs en laboratoires, de primaires en oscars,

point ne méritons de pleurer

nos morts d’ennui.

producteur de porc*

Paraît  qu’en terre bretonne, il n’y a pas que le loup , le renard et la belette  à Tatie Nolwenn qu’on entend chanter.

porcs

                                                                    Producteur de porc

Tu sens si bon la mort
La puanteur
La souffrance rance
L’obésité entretenue avec ferveur
Jusqu’à l’égorgement divin
Grâce à toi on a du boudin
Du siflard, du jambon à l’os

Et on veut affamer tes gosses?
Te déranger dans ton boulot?

Te faire cultiver des poireaux???

Oooooohhhhh!!!

 

porc

l’agriculteur beauceron

moissbat

Qui de plus radin, égoïste, sale dans sa tête et dans son slip, irrécupérable, abruti par les pesticides,

et les engrais immondes,

corrompu, vicieux, sans intérêt sauf le sien,

qui de plus crétin,

malsain, puant, bête et con

que l’agriculteur beauceron?

primevères

Le printemps. La période de l’année où on en veut un peu moins à nos couillons de parents de nous avoir sortis – temporairement, ouf ! – du nirvana. C’est vrai qu’elles sont craquantes ces petites primevères. Élégance et discrétion. Tout sauf juchrémanes qu’elles sont, les primevères. Et pourtant elles en ont vu défiler des processions superstitionnaires, les pauvres mignonnes ! Des pâqueries soutanales aux grand-pardonnades kipesques en passant par les ramadaneries enserpillées… Elles en ont entendu des airs de pipeau hébraïques, latins ou arabiques ! Vantant l’amour du prochain, la compassion et la générosité dans la gloire retrouvée d’une Nature divinement ressuscitée, etc etc. Le tout doré sur tranche et incrusté de pierres précieuses because les VRP du Grand Yavallah ils lésinent pas sur la déco. primevères
A propos, demain vendredi, journée sainte s’il en est, la période de l’année où on en veut un peu moins à nos enfants de ressembler à leurs couillons de parents qui les ont – temporairement, que ces chers petits futurs cadavres se rassurent ! – sortis du nirvana, la région parisienne va connaître un pic de pollution pour la troisième journée consécutive. Bah, on n’en appréciera que mieux l’élégance discrète des primevères quand la brume nécessaire à la croissance économique de la Juchrémanie occidentale post moderne se sera temporairement dissipée.