c’est dégueulasse

J’ai du mal à cacher mon émotion. Ce matin, entre la réapparition de deux « miraculés » du séiZme et la mort/coma profond de 3 odieux ados voleurs de scooter explosés par une brave patrouille de police municipale, mes journaleux chéris m’ont glissé que Henri Proglio, patron fossoyeur d’EDF – sonnez hauts-bois, résonnez musettes, encore un miracle – avait « renoncé » – ça y est je pleure – à se mettre 400 000 euros supplémentaires dans les fouilles et n’en ramasserait donc plus que 1, 600 000 à la fin de l’annerie.
C’est dégueulasse passqu’il va passer pour un bouffon auprès de ses collègues patrons du cacarente qui, eux, naviguent en moyenne dans les eaux des 3 millions . C’est dégueulasse passque la pression publique a obligé Nano Boy à revenir sur la parole qu’il avait donnée à ce brave gars et Nano c’est tout sauf un menteur, on le sait bien. Et c’est encore plus dégueulasse passque, dans la foulée, j’ai appris qu’une bande d’ouvriers voyous malencontreusement chômeurisés par la krize qu’elle est mondiale qu’on vous répète, avaient finalement réussi à obtenir une monstrueuse prime de licenciement de 28 000 euros au lieu de 6 000 que c’était déjà énorme pour ce ramassis de tire-au-flancs, savez comment? En séquestrant leur gentil PDG! Alors moi, ce que je conseille à ce pauvre Henri c’est de séquestrer Kiki Lagarde – il pourrait d’ailleurs en profiter pour la sauter, ça leur ferait du bien à tous les deux – et ainsi récupérer la somme qu’il avait prévu de consacrer au renouvellement de sa collection de slips jaunes devant marrons derrière que sa femme pourtant experte en lessive a sait même pu comment faire pour les ravoir.

séiZme

Le tremblement de terre (prononcer séiZme) qui vient de frapper un des coins les plus misérables de la machine ronde nous donne – à quel prix! – un nouvel aperçu des capacités insondables de nos fiers « journalistes » dans le domaine de la surenchère d’écrasements live, amputations comme si vous y étiez, sanguinolances en color climax, afflictions de circonstance de la vieille poupée Claire, Laurence Fènourire et du petit David avant de passer aux classement de la ligue1, mais aussi de la lenteur cafouilleuse des désorganisations humanitaires à sauver ce qui pourrait l’être encore et éviter le pillage fratricide de ce qui reste à bouffer. Chaque chose en son temps et procédons étape par étape:

  1. lamentations sur le sort de ces pauvres gens que c’est toujours les mêmes qui trinquent mais que la fatalité c’est la fatalité.
  2. collecte de fonds qui serviront à dédommager les promoteurs quasi bénévoles qui font déjà la queue au bureau de reconstruction.
  3. on attend les américains.

Et nous, on attend quoi pour s’apercevoir que si Richard Branson peut se permettre de songer à propulser une poignée de gâteux au 7e ciel pendant que je ne sais quel fils d’émir, du haut de sa tour de Babybel, leur propose un moyen encore plus sûr de grimper au firmament des abrutis et que, sans continuer dans l’extrême, nous, oui nous, les connards, les sans-grade du libéralisme distingué, on peut quand même gaspiller des fortunes à se faire payer des vaccins contre le rhume qui serviront même pas, C’EST PASSQU’ ON A DES SOUS!, de l’artiche, du flouze, des talbins!
Mais voyons voir: si les talbins in question ont la moindre valeur c’est because, au profond des abris ultra sécurisés de nos banques identitaires nationales, il existe – à ce qu’on dit mais si on allait voir on aurait peut-être des surprises – leur EQUIVALENT EN OR!
Et d’où qu’on le sort euce t’or, Nestor? A toi Google:

« L’Afrique du Sud est le principal producteur d’or au monde avec environ 500 tonnes extraites par an. En deuxième position se trouvent les États-Unis qui possèdent des mines, principalement dans le Nevada, et produisent près de 350 tonnes par an. »

Conclusion hâtive autant que simpliste mais j’ai toujours été naïf: au lieu de nous gargariser avec des discours sur l’aide que nos sociétés modèles se doivent de fournir aux malheureux cons qui-z-ont toujours pas compris qu’il fallait manger pour avoir bonne mine, on pourrait commencer par LEUR RENDRE CE QUI LEUR APPARTIENT, non? Aux Africains les lingots arrachés par eux à grand renfort de sang et de larmes aux gisements africains et aux Peaux-Rouges les trésors des mines du Nevada. Comment ça on les a exterminés, ces emplumés de mauvais chrétiens? Ah ce Hitler quand même!

Et pis tant qu’on niais, je crois savoir que, à défaut d’or, les diamants ont également quelque valeur marchande. Wikipédia s’il vous plaît, éclairez nous sur leur provenance:

« Jusqu’au XVIe siècle, l’Inde et plus particulièrement la région de Golkonda (Golconde) était la seule zone de production de diamants au monde, avec la région de Bornéo. C’est en Inde qu’ont été extraits les plus célèbres diamants anciens. Puis les gisements du Brésil ont été découverts. Ils ont alimenté (j’adore!!!) le marché occidental jusqu’à la fin du XIXe siècle, date de la découverte des gisements sud-africains (‘tain! sont partout ceux-là!)….En 2005, la production mondiale de diamants était de 173,5 millions de carats et les quatre principaux producteurs sont la Russie, le Botswana, l’Australie et la République démocratique du Congo qui produisent à eux quatre un peu plus de 73 % de la production mondiale. »

Bon d’accord, l’honnêteté c’est rien que de l’utopie. On sait bien que, partout dans le monde, si y a des pauvres c’est qu’ils sont incapables de se démerder pour être riches et que si on leur rendait tout ce qu’on leur a piqué de ressources naturelles ils seraient bien incapables d’en faire quoi que ce soit.
Alors d’accord: j’arrête de déconner et on laisse Poutine se démerder avec ses Yakoutes, les Australiens avec leurs allumés d’aborigènes, le Botswana on sait même pas où c’est, les Congolais on s’en mêle pas, les Belges ont essayé de leur apprendre la vraie vie et en remerciement, ils ont reçu pareil que les Hollandais en Afrique du Sud , les Anglais aux Indes et même nous, les Français chez les Algériens, les Marocains, les Vietnamiens etc…que pourtant on a toujours essayé d’être cool avec ces incultes, sans parler des Haïtiens, justement, que Napoléon il a sacrifié en pure perte 30 000 braves soldats de l’Empire pour rétablir l’esclavage chez eux…

Tiens, je m’aperçois que je vous ai pas causé du pétrole qu’on dérobe aux pilotes de dromadaires pour faire avancer nos traîne-cons réchauffeurs de planète…
Oh ta gueule, Phranque! Déjà ton truc il est trop long, ça décourage le lecteur…

Bruno

Le bassiste de Les Boules est passé de l’autre côté du miroir. Evidemment, Bruno Jumeau, malgré sa brillante prestation au sein de ce groupe éclair a bien d’autres entrées sur son CV. Pianiste, guitariste, compositeur, parolier, chanteur, son dernier groupe s’appelait « Faute de Mieux ». Bien sûr qu’on peut toujours mieux faire mais lui, le gars Bruno, il a toujours fait pour le mieux si vous voyez la différence. Pour le mieux de tout le monde, même que le monde, putain de monde, il lui renvoyait pas toujours l’ascenseur.
Après Les Boules on a continué pendant des années à ziquer ensemble, et si le monde sus-mentionné nous avait pas virés de son « bocal » comme il appelait le chouette petit studio qu’il avait bidouillé de ses grandes mains nerveuses, j’ai bien l’impression qu’on y serait encore, à casser les nuits au Jack Daniel’s et aux boz qui tournaient sous le haut patronnage de Roger Pêcheur et de toutes les vannes à 2 balles qui nous faisaient péter de rire. Qu’est-ce qu’on a pu se fendre la gueule, gars Bruno! Et c’est pas fini. Chaque fois que ton image se projette sur ma visionneuse intérieure tu te fends la gueule. Hé! C’est pas sérieux pour un mec dont la carcasse est en train de faire le bonheur de ces enculés de croque-morts. C’est peut-être aussi pour ça que tu te marres, après tout?

Si ça intéresse quelqu’un, les dernières chansons sur lesquelles on a bossé ensemble, ce sont les Aventures d’Elsi. Si les versions que DJMat vient de mettre en ligne sont toutes fraîches, sachez que je les ai pondues en m’appuyant sur des enregistrements du temps du bocal. Il y avait d’autres chansons sur Elsi – j’avais prévu d’en faire un album – qui se sont perdues dans la tourmente. Vu le merdier qu’était devenu sa vie à l’époque, merdier dont il avait fini par se sortir comme un grand d’ailleurs, Bruno avait autre chose à faire que de l’archivage méthodique. Deux ont échappé au pogrom, c’est déjà ça et j’espère que Bruno aura eu le temps de les écouter. Pour les kinos, j’en suis moins sûr puisque la dernière fois que je l’ai eu au téléphone – même qu’il a dit des trucs gentils sur le site, Bruno ne savait QUE dire des trucs gentils, c’était ça son problème – il m’a également expliqué que son ordi captait pas les images.

Salut gars Bruno, mon poteau! Repasse rigoler dans ma tête quand tu voudras et cette fois, pas la peine de téléphoner avant, ha ha!

alizés (Elsi elle est)
envoyé par MDB_PRODS. – Clip, interview et concert.