c’était pleine lune hier soir

Hier soir c’était pleine lune. Conjugué à la poussée d’analectoralite aigüe qui ces temps-ci enflamme (dans ses rêves) ses territoires perdus, la Raie Publique Phronçaise défendait chèrement sa première place du groupe F face à la bande à Ronaldo.

À quelques minutes de la fin des hostilités, alors que sur l’écran de ma TNT un barbu enshorté se roulait une dernière fois dans les glaires de ses collègues, mon chat qui venait pourtant de copieusement garnir sa litière demanda à sortir. Malgré l’heure tardive, son instinct guerrier exigeait la conduite immédiate d’une ratonnade en bonne et due forme. J’obtempérai en prévisualisant, attristé, le minuscule cadavre martyrisé  qui, effectivement, m’attendait ce matin sur le pas de la porte.

J’ai pensé devoir vous en parler.

La Shoah des Animaux*

La Shoah c’est tous les jours.

Tous les jours la Shoah des Animaux.

Le camion arrive. On pousse les vaches à l’intérieur du camion. Les veaux.

Le camion arrive. On pousse les cochons à l’intérieur du camion.

Veaux, vaches, cochons,

couvées à demi déplumées, écorchées par leurs cages.

Veaux, vaches, cochons, couvées qui s’entassent,

se piétinent, s’encornent,

se chient dessus. De trouille le plus souvent.

Sur l’autoroute on les double, les camions.

Les camions et leur cargaison de martyrs de la bouffe en train de se piétiner,

s’encorner. Se chier dessus. De trouille le plus souvent. On détourne le regard.

Plus ils approchent du camp d’extermination, plus l’angoisse des martyrs de la bouffe est palpable,

plus intense leur souffrance.

Plus présente à leurs narines est l’odeur de leur mort. On détourne le regard.

La Shoah c’est tous les jours.

Tous les jours la Shoah des Animaux.

y avait longtemps*

 

Y avait longtemps que j’avais pas écrit des trucs comme :

  • Manger un animal c’est manger son père et sa mère
  • Israël est un tueur en série
  • Toute religion est une catastrophe humanitaire
  • L’argent  s’achète pas
  • Y a pas d’âge pour être un danger public
  • Remplacer « bon » par « beau » et ajouter « à vous » en fin de souhait altruiste constitue en rien une avancée culturelle

Voilà qui est fait.

Bon apéro !

 

L’envie d’écrire*

 

Me concernant, l’envie d’écrire des bouquins est pas un quart de seconde à rapporter à l’envie d’être lu. Si la première me fait asseoir tous les matins à la machine à mots, la seconde se contente de m’effleurer, les matins où l’envie d’écrire se fait tirer la plume.

Dans le même ordre d’idées mais une autre vie, mon envie d’écrire des chansons (doublée de celle de les chanter) devenue peu à peu réelle (lire Hippocampe Twist) supposait en rien l’envie d’être écouté. L’envie d’être écouté (d’être rassuré) se faisait sentir uniquement quand j’arrivais pas à composer de nouveaux machins  (chanter de nouveaux trucs)*.

Je simplifie : avec mézigue le besoin d’un public pointe son museau péteux pile quand je flippe de  plus rien avoir à lui dire, à ce cher public.  Allez bâtir une carrière là-dessus !

Sinon, pour ceux qui en ont quelque chose à carrer, le 4ème Bongarçon devrait être téléchargeable d’ici une poignée de semaines.

* dans l’autre vie que je vous cause, j’avais aussi surtout besoin de la THUNE du public. Heureusement, grâce aux leçons de morale artistique de mes proxos j’avais rapidement tilté que le vrai artiste a pas de loyer à payer et qu’il trouvera toujours un pote pour le nourrir. Qu’un pur artiste se doit de rester pauvre. Mais ça c’est une autre histoire. Une suite à Hippocampe Twist ? Va savoir.

Hippocampe Twist, parfait roman ou roman parfait ?

Voilà, feu docteur Legrand, malgré mes dires, j’arrivais pas à pas tenter le roman parfait (vu de ma fenêtre). Alors ouais, j’avoue, j’ai revisité une dernière fois « Hippocampe Twist ». Une retouche par ci, un coup de gomme par là, finalement je pense humblement tutoyer la perfection.

Il était temps because à Librinova en plus des ponctions supplémentaires sur le prix de vente, ils ont sucré la mise à jour gratos et j’en suis de mes 35€, merci, Madeline.

Va maintenant, retourne twister, parfait petit hippocampe ! J’ai dit et je répète : comme mes chansons tu ressembles à rien avant toi. Alors trace ta route à une voie. « Mieux vaut être seul que mal accompagné », tu sais bien. Et merci encore. Je suis heureux et fier que tu m’aies laissé t’écrire.

Franck

PS – J’ai également perfectionné les mensurations de la couv’ (1600X2550)