À la pêche aux foules ♫

Comme si les habituelles tronches de vend(eurs)(euses) de cravate à la sauvette recyclé(e)s en premiers de la classe suffisaient plus à nous faire fuir en courant, voici qu’à l’horizon de nos campagnes, s’en profile une nouvelle. Et celle-là , on peut difficilement faire mieux dans le genre pourri.

À en croire le mec, il est pêcheur. « J’ai pêché, je le confesse » qu’il déclare de but en blanc dans ses « mémoires de guère plus mais pas moins » sorties la semaine dernière et déjà en passe de détrôner l’inoubliable « Merci pour ce moment » de mamie Trierweiler, une autre  pêcheuse au gros bien connue des gazettes.

Donc le gars il a pêché. Vu l’épaisseur de son compte en banque, ça a dû mordre pas mal depuis ses deux retours bredouille du concours de l’ENA. Pas découragé, il est allé tremper sa ligne dans les eaux saumâtres du commérage raciste (« la plupart des trafiquants sont noirs et arabes » etc… etc…) pour la plus grande joie de son banquier. Ca vend bien le commérage raciste. En parallèle notre pêcheur miracle s’est mis aux placements boursiers. Et à l’immobilier. Et aux restos (« Chez l’gros Éric » !*). Et à la mode adolescente (« Zemmour séduction »* !) et au sent-bon de luxe (« L’eau d’Éric »*). De petits ruisseaux en grandes rivières, cet humble fils d’ambulancier qui joue de la mouche et de l’hameçon comme personne patrimoiniserait aujourd’hui dans les 280 millions de dollars.

Alors vous me direz, maintenant qu’il a de quoi se payer un chalutier, voire la flotte entière, pourquoi il plierait les gaules, Rico l’Asticot ? Pourquoi il se priverait de naviguer sous la brise marine ? Celle qui souffle dans le sens des profiteurs de la crédulité citoyenne. Pourquoi il irait pas jeter ses filets dans la vase malodorante de la ponéolithique ?

Bonne pêche et bonne atmosphère, vermine analphabète ! À fyr on s’en branle de tes embrouilles électoranales, pas toujours pires que celles de tes concurrents. Sur fyr on l’a dit et on le répète, la seule cause valide à 100% est celle des animaux. La cause des VRAIS pigeons, des VRAIS moutons, des VRAIS veaux. Pas celle de pâles imitations qui, au premier coup de sifflet, courent sur leurs deux pattes vaccinées règlementaire glisser leurs pseudo volontés dans les urnes dérisoires de leurs regrets à venir.