Archives de catégorie : La vie du site

Une idée de cadeau

Tout ça pour vous dire que l’édition française de « Commissioner B. goes south »* est téléchargeable depuis hier sous le titre « B. comme Bongarçon ». Encore sous le coup de l’émotion je me contenterai pour l’instant de vous balancer quelques lignes à sniffer gratos ↓

Concilier respect de l’environnement et développement de l’activité économique est un double objectif aussi louable que voué à l’échec. La zone industrielle de Rochebourg en était la preuve. Quelques cerisiers du Japon anorexiques et autant de troènes gruyérisés tentaient en vain de séparer les hangars, entrepôts et bâtiments à l’abri desquels on assemblait, peignait, réparait des trucs et des machins. Concession ultime à la végétalisation urbaine, le « Garage Automobile A. Pype SARL » et ses 15 tonnes de charpente métallique, sa couverture multicouche et son bardage double peau en tôles nervurées essayait de faire survivre une bande gazonnée le long de sa clôture.

Le commissaire Brieuc Bongarçon, 3ème circonscription de sécurité publique de Port-Léon, franchit le portail au pas et trouva facilement une place sur le parking visiteurs. Avant même de détacher sa ceinture, son passager ajusta l’espèce de casquette en skaï doublée fourrure synthétique qui, dans ses rêves, lui donnait un look « aviateur de la 2ème guerre mondiale ». En ce début d’après-midi hivernal balayé par un petit vent d’est vicelard, le réchauffement climatique n’était pas au rendez-vous et le lieutenant Castagna était fragile des oreilles.

Négligeant le hall d’exposition, quoique le commissaire commençât à songer sérieusement (et non sans une certaine mélancolie) à remplacer sa bonne vieille Audi A4, les deux flics se dirigèrent vers l’entrée du maous atelier. La porte coulissante, haute d’au moins cinq mètres était entrouverte. Casta risqua un oeil à l’intérieur. Pour s’entendre dire que le garage était fermé le lundi.

Bongarçon prit la relève : « Même pour deux braves fonctionnaires de police qui se les gèlent?

– Ah ok ! J’arrive. » Le gros type en salopette vert bouteille marbrée de cambouis et d’huile de moteur sortit de sous le pont élévateur, remisa la clé à pipe dans sa poche ventrale et s’avança à découvert en s’essuyant les pognes dans un vieux « marcel » déchiré reconverti en essuie-mains, avant de le rouler en boule et le balancer sur le premier établi à portée. Arrivé à hauteur de ses visiteurs, il leur tendit un poignet à peine plus clair que le bouquet de francforts endeuillées qui lui servait de main droite.

B. s’en empara sans faire la chochotte, « Alain Pype ?

– Si seulement ! Nan, moi c’est Nico. Nicolas Bois, son chef d’atelier. Le jour où vous verrez M’sieur Alain mettre les mains dans le cambouis… Vous venez pour la « Mondéo » ?

– Tout juste. Je suis le commissaire Bongarçon et voici le lieutenant Castagna.

Nico Bois arborait une cinquantaine bien nourrie. Sa gestion de l’espace évoquait celle d’un plantigrade en quête de miel. Il précéda ses visiteurs au fond de l’atelier, fermé par le frère jumeau du panneau coulissant de l’entrée.

 

Amazon Kindle  

Fnac et Fnac Kobo devraient se réveiller d’ici 1 jour ou 2 avec le format Epub.

* Epub / Kindle

Caïn repose en paix !

Franchement, les Juchréman(e)s ! Vous trouvez pas que le pogrom en cours d’infortunés bovins contaminés, en vue d’éviter aux autres biftecks sur pattes une fin prématurée, savoir : avant que leur heure soit venue d’être massacrés en bonne et due forme, en toute normalité culturelle pour satisfaire nos besoins impératifs en « protéines animales », sent son juchrémanisme à plein nez ?

Vendredi, dans Labos bobo, j’abordais la question de l’expérimentation animale et de la responsabilité pleine et entière de la pseudo « science » dans cette pratique abjecte autant qu’ INUTILE. Aujourd’hui j’affirme, en accord avec les 75 millions d’autres personnes dans le monde qui ont choisi de ne plus inviter la souffrance et la mort d’êtres sensibles à leur table que, selon la pseudo « science » même, UNE PROTÉINE EST UNE PROTÉINE, qu’elle soit animale ou végétale.

Si ça peut rassurer nos charognards de service (car, ne leur en déplaise, le grand savant de Marseille M. Cimès et ses potes « viandards » revendiqués sont plus proches des vautours et des hyènes que des lions ou des tigres), on compensera le supposé déficit de la « protéine végétale » en molécules indispensables dont la « protéine animale » serait seule porteuse (avec pas mal d’autres molécules carrément nocives …et absentes, quant à elles, de la « protéine végétale ») par une combinaison idoine entre légumineuses.

Il est donc insensé, sinon criminel de continuer à encourager les éleveurs(euses) d’animaux de boucherie et les bouchers(ères) par la même occasion (ces gros cons de chasseurs, on en parle même pas) dans leur croyance judaïque (voir ci-après) et erronée d’autant, selon laquelle ils seraient nos nourrisseurs indispensables et dévoués.

En gros on bouffe de la barbaque parce que les braves bipèdes à poil ras préhistoriques que nous sommes, s’ils rêvent d’aller sur Mars, en vrai n’osent toujours pas s’aventurer trop loin de leurs cavernes. Pour le plus grand profit d’une poignée de malfaisants qui, sous couvert de volonté divine, cherchent depuis 2635 ans à nous empêcher d’accéder à des évidences comme l’alimentation non carnée mais également l’égalité des porte-monnaies et la gratuité des réponses aux besoins fondamentaux. La solidarité entre mortels quoi. L’humanité, on va dire.

En attendant↓

 

IV HOMO JUCHRÉMANENSIS AU QUOTIDIEN

 Alimentation et environnement

« A l’échelle cosmique, l’eau est plus rare que l’or. Pour la vie, elle est infiniment plus précieuse. »

Hubert Reeves

 

Torah, Berechit (= Bible, Genèse) :

4,1. « or, l’homme s’était uni à Ève, sa femme. Elle conçut et enfanta Caïn, en disant: « J’ai fait naître un homme, conjointement avec l’Éternel! »

4,2. Elle enfanta ensuite son frère, Abel. Abel devint pasteur de menu bétail, et Caïn cultiva la terre.

4,3. Au bout d’un certain temps, Caïn présenta, du produit de la terre, une offrande au Seigneur;

4,4. et Abel offrit, de son côté, des premiers-nés de son bétail, de leurs parties grasses. Le Seigneur se montra favorable à Abel et à son offrande,

4,5. mais à Caïn et à son offrande il ne fut pas favorable; Caïn en conçut un grand chagrin, et son visage fut abattu. »

De toute évidence, YHWH est un « viandard ». Le fumet délicat d’une « partie grasse de bétail premier-né » rôtie au barbecue Lui parle mieux que celui d’une soupe poireaux-pommes de terre mijotant à feu doux.

En Juchrémans scrupuleux, nos agriculteurs préhistoriques post modernes continuent à flatter les goûts divins. Résultat, en 2025, « 33 % des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage ; 26 % de la surface des terres émergées non couvertes par les glaces sont employés pour le pâturage »1.  Du temps de Moïse déjà l’espace manquait pour nourrir toutes les infortunées créatures dont, en retour, la chair servirait de nourriture au Peuple Élu :

Berechit (Genèse) toujours :

13,2. « Or, Abram était puissamment riche en bétail, en argent et en or. »

13,5. « Loth aussi, qui accompagnait Abram, avait du menu bétail, du gros bétail et ses tentes. »

13,6. « Le terrain ne put se prêter à ce qu’ils demeurassent ensemble; car leurs possessions étaient considérables, et ils ne pouvaient habiter ensemble. »

Les 2212 entrées bibliques pour « troupeaux » ou « bétail » donnent une idée de la place occupée par les produits d’origine animale dans l’alimentation des Juifs et des Chrétiens …bientôt rejoints par les Musulmans de Muhammad. Apportant son écot au cahier des charges du Consortium, le Prophète établit d’ailleurs certaines règles culinaires à ne point enfreindre sous peine de damnation éternelle :

Coran, Sourate 6, Al-An’am

  1. « Dis : « Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve d’interdit à aucun mangeur d’en manger, que la bête (trouvée) morte, ou le sang qu’on a fait couler, ou la chair de porc – car c’est une souillure – ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à autre qu’Allah. » Quiconque est contraint, sans toutefois abuser ou transgresser, ton Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux.
  2. Aux Juifs, Nous avons interdit toute bête à ongle unique. Des bovins et des ovins, Nous leurs avons interdit les graisses, sauf ce que portent leur dos, leurs entrailles, ou ce qui est mêlé à l’os. Ainsi les avons-Nous punis pour leur rébellion. Et Nous sommes bien véridiques. »

Jusqu’à la couleur de la vache digne d’être « immolée » :

Coran SOURATE 2,  Al-Baqarah (La Vache)

  1. « (Et rappelez-vous,) lorsque Musa dit à son peuple : « Certes Allah vous ordonne d’immoler une vache » . Ils dirent : « Nous prends-tu en moquerie?  » « Qu’Allah me garde d’être du nombre des ignorants » dit-il.
  2. Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle doit être ». – Il dit : « Certes Allah dit que c’est bien une vache, ni vieille ni vierge , d’un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qu’on vous commande ».
  3. – Ils dirent : « Demande donc pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise sa couleur ». – Il dit : « Allah dit que c’est une vache jaune, de couleur vive et plaisante à voir ».
  4. – Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle est car pour nous, les vaches se confondent. Mais, nous y serions certainement bien guidés , si Allah le veut ».
  5. – Il dit : « Allah dit que c’est bien une vache qui n’a pas été asservie à labourer la terre ni à arroser le champ, indemne d’infirmité et dont la couleur est unie ». – Ils dirent : « Te voilà enfin, tu nous as apporté la vérité! «  Ils l’immolèrent alors mais il s’en fallut qu’ils ne l’eussent pas fait.»

…Et c’eût été aussi salutaire pour leurs descendants que pour nous tous qu’ils ne le fissent point ! Quelles que soient les raisons du peuple de Musa d’hésiter à l’« immoler », la vérité est que, aussi « jaune et plaisante à voir » soit-elle, via son fumier, ses rots et ses flatulences, la malheureuse vache libère un gaz apte à emprisonner 30 fois plus de chaleur par tonne émise que le dioxyde de carbone des cheminées d’usines, des voitures et des avions ! Selon un rapport de l’ONU de 2021, le bétail élevé annuellement sur la planète est responsable de 32% des émissions mondiales de méthane.

Sans pour autant suffire à rassasier vos convives : « Par exemple, si nous consommons 100 calories de céréales, comme le maïs ou le soja, nous obtenons ces 100 calories. Toute l’énergie de la nourriture est directement livrée à la personne qui la consomme. Mais si les 100 calories de céréales sont plutôt données à une vache ou à un cochon [pour les carnivores chrétiens, Chrétiens d’Éthiopie exceptés, ndla], lorsque l’animal est tué et transformé en nourriture, seulement un dixième de l’énergie de ces 100 calories de céréales va à la personne qui consomme l’animal. » 2

Au risque d’aller à contresens des penchants carnivores de l’Éternel, « si les populations de 54 pays à revenu élevé passaient à un régime axé sur les plantes, les émissions annuelles de la production agricole [en gaz à effet de serre] de ces pays pourraient chuter de plus de 60%. » 3

Sachant que notre vache « ni vieille ni vierge, d’un âge moyen, entre les deux, indemne d’infirmité et dont la couleur est unie » ne dédaigne pas un petit coup à boire pour faire glisser son maïs transgénique, et que : « La disponibilité en eau douce est soumise à une pénurie croissante en lien avec le changement climatique. Dans la mesure où 70% de l’eau douce mondiale sont utilisés pour l’agriculture, limiter la consommation d’eau utilisée pour l’élevage apparaît comme un levier. » 4

On peut comprendre aujourd’hui que Caïn l’ait eu saumâtre !

…Et aussi que votre petit(e) dernie(è)r(e) –  futur(e) militant(e) écologiste à coup sûr! – regarde avec méfiance son bifteck prédécoupé avec amour.

 

1 FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) 2006, p. 271

2 https://www.mutualia.fr/agriculteur/infos/sante-et-prevoyance/news/comment-la-consommation-de-viande-affecte-les-gaz-effet

étude publiée dans la revue Nature Food, 2022

4 https://chaire-bea.vetagro-sup.fr/il-faut-15-000-litres-deau-pour-produire-1-kg-de-viande-de-boeuf-vrai-ou-faux/

Extrait de Homo juchrémanensis ( EpubKindle)…  Homo juchremanensis ( KindleEpub) pour les anglophones

Gogols Actualités

Salut les Juchréman(e)s !

Un coucou éclair pour vous faire part de mes centres d’intérêt selon « Google Actualités »  au mardi 09 Décembre 2025 à 17h29.

N’hésitez pas à zoomer sur la capture, ils valent le jus,  « mes » centres d’intérêt !

Chers Larry & George, que vous et vos potes du BMW rançonniez le pauvre monde au quotidien avec votre arnaque bientôt tri millénaire de « prêt à intérêt » avec intérêts sur les intérêts des intérêts, puisque c’est Dieu qui a monté le coup*, qui suis-je pauvre pêcheur—goy en plus—pour m’indigner ?

Mais que, selon vos principes divins d’infantilisation du même pauvre monde*, vous m’attribuiez des centres …d’intérêt dignes du dernier attardé mental à l’affût des commérages sordides, des faits divers navrants issus des fonds de tiroir pseudo journalistiques de vos « éditeurs » à 1 €, là vous attigez, les mecs.

Bah, après tout, c’est pas comme si vous aviez lu *Homo juchrémanensis ( EpubKindle)…  Homo juchremanensis ( KindleEpub) pour les anglophones

What’s up?

Nah, don’t tell me. I don’t want to hear about the latest nonsense spouted by the peroxide blonde psycho under the thumb of BMW, or the latest dirty tricks of his buddy, the Israeli crook and child killer (Reporters Without Borders has just declared that the Israeli army is currently “the worst enemy of journalists.”) I don’t want to hear about the paranoid ramblings of the botoxed Kremlinite, or the ethnic/ religious massacres that are decimating the African continent. I don’t want to hear any of this bullshit, most of which is caused by submission to the god of Money. I’m like Lieutenant Castagna. I just want to crack up reading my collection of Kebra, by Tramber and Jano.

 

The building Casta had just parked his Clio 3 at was nothing like the dilapidated condo that housed his two-room appartment with a view on the ring road. He hesitated before going up to pay his compliments to his partner’s in-laws! Better phone first. Lise picked up before the second ring.

“I’m down here.”

“Coming.”

Casta had received Comba’s phone call around noon. He was still in bed,  almost forgetting about his liver thanks to the whole “Kebra” series he was doing again. Tramber and Jano! The crème de la crème of 80s comics. “Trapped like a rat”, “Kebra gets angry”, “Star Loser”, “Hounded by shame” (by Jano without Tramber)… He had them all!

Captain Combaluzier wasn’t known as a contender for the “laugh of the century” award, but the tone in which he had asked to “speak to Lieutenant Jean-Noël Castagna!” Spooky!

“It’s me, Captain. What’s up? What’s going on?”

 

Read more? Download Commissioner B. goes south

Epub / Kindle

Sans aucun doute

Qu’est-ce que vous croyez, les Juchréman(e)s ? Je suis comme vous, vous savez ! Il m’arrive de douter de moi, et plus souvent qu’à mon tour ! Ce que je fais dans ces cas-là ? Eh ben je fais comme vous. Je tape sur ma femme, mes gosses ou, comme j’ai ni l’un ni l’autre, sur mes chats, ou alors je tire sur celui des voisins… Nan c’est même pas vrai. Je ne doute JAMAIS de moi. Sinon comment je pourrais écrire des trucs comme (extrait de Mars 2221, roman*) ↓

– Votre commanditaire de beau-père, qu’est-ce qu’il va penser de tout ça ?

– Bah si je vous efface tous les deux, il saura jamais que son invention fonctionne à merveille. Il saura jamais qu’hier soir sur mon téléphone, à 11h01 précises, j’ai reçu 5/5 le barrissement en provenance de votre cerveau.

– Parce que lui, il l’a pas reçu ?

– Trop loin. Le quantasonar a une portée de quelques kilomètres seulement. C’est sa faiblesse. La raison pour laquelle il m’a persuadé de me raser. Je devais me rendre méconnaissable à vos yeux et vous suivre comme votre ombre jusque sur cette planète hostile. Subir les affres du mal de l’espace… Sans mentionner les vexations inhérentes au statut de déraciné…

Merde, revoilà Jean d’O. La fin est proche.

– …À la nouvelle que vous vous étiez enfui de la Résidence, le démon me fit quérir urgemment. Cette fois ce n’était plus une enveloppe qu’il me faisait miroiter mais bien la moitié des bénéfices, incalculables clamait-il, que sa puce miracle allait tôt ou tard nous rapporter. Il croyait dur comme fer aux affirmations d’un certain « professeur Marcel » selon lesquelles la moindre commotion cérébrale était à même de vous rendre vos super pouvoirs …Grâce à son quantasonar nous serions là pour en profiter…

– Tant qu’il y était, il vous aurait pas suggéré de précipiter l’événement ? Une commotion cérébrale, c’est pas très compliqué à organiser…

– L’odieux personnage n’avait pas à se donner cette peine. Il savait trop bien que je ne pourrais résister longtemps au désir de serrer Castor et Romulus contre moi…

– Castor et Romulus ?

– Les angelots gémellaires que ma douce Moushkra m’a donnés. Incapables de choisir entre « Castor et Pollux » et « Romulus et Rémus », nous avons en quelque sorte coupé la poire en deux… Un démon, vous dis-je ! Un démon ! La façon dont il a toujours joué sur ma tragique infirmité ! Cette peur de manquer héritée de papa ! C’est elle – mon psy en est convaincu – qui sous-tend mon besoin maladif d’acquisitions matérielles. En Lacanien pur et dur, il appelle cela le syndrome de l’écureuil constipé. Couplé à un orgueil maladif qui me pousse à toujours « péter plus haut que j’ai le trou-de-balle », selon l’expression populaire… Tenez quand j’étais enfant, un oncle, drogué notoire, m’avait, sur le mode de la plaisanterie, fait accroire que lorsque sa vie de débauché l’aurait contraint à la mendicité, il reviendrait rôder autour de la luxueuse maison qu’entretemps— il ne pouvait en être autrement— ma fulgurante ascension sociale m’aurait permis d’acquérir dans le quartier le plus huppé du dôme le plus luxueux de Terra… Aujourd’hui encore, la vision irrationnelle de ce mendiant en guenilles révélant notre lien de parenté aux voisins m’occasionne d’épouvantables cauchemars…

Pendant que Kuduort nous bassine avec ses mémoires de désespoir, il appuie pas sur la gâchette. L’encourager à jacter !

– Donc, hier soir, à 11h01, le quantasonar vous transmet le « cri du blé » en direct live depuis ma teutê. Vous contactez aussitôt d’Avila qui vous rapporte ma conversation en cours avec monsieur Calmann-Lévy…

Il branle le chef. « …Conversation qui, me précise-t-elle, porte sur la mine désaffectée. Nul besoin d’être grand clerc pour hypothétiser le rapport de cause à effet sous-tendant la quasi simultanéité des deux occurrences…

Retour en force du prostatisme lexical ! Aie aie aie ! La rafale de multi syllabiques en présage une autre, nettement moins proustienne… Le canon du plasmok se lève lentement, orienté vers mon front dégoulinant de sueur. Je regarde Anthéa. Elle me regarde. Elle a jamais été aussi belle.

 

* lien en cliquant sur l’icône