Archives mensuelles : mars 2010

tire mon doigt

..Une vie sentimentale cahotique m’ayant souvent conduit à compter sur mes doigts, j’ai acquis à l’égard de ces petites bêtes une confiance pleine et entière.
Alors voyons voir: 47% convertis en doigts, ça fait combien sur 10? disons 4 doigts et 2 phalanges. Pour la suite des calculs on ferait d’ailleurs mieux de compter en phalanges. Nous zob tenons donc, à raison de 3 phalanges par doigt – sauf le pouce, 2 phalanges seulement qu’on a qu’à se mettre dans le cul en réserve de la république – 12+2= 14.
Sur les 14, y en a 5 qui veulent tenir la cuiller à soupe dans un sens (équipe 1), 4 dans le sens inverse (équipe 2), 2 qui veulent bouffer sans cuiller passque ça oblige à faire la vaisselle et que les détergents ça pollue (équipe 3), et 2 qui ne connaissent que le couteau de commando comme couvert efficace (équipe 4).
On récapitule: 5+4+2+2=13. reste donc 1 phalange isolée, elles-même divisée en bouts d’os mal ajustés, qui voudraient aussi taper dans la gamelle mais qui sont pas équipés pour alors ils vont essayer de se serrer contre les phalanges pseudo-opérationnelles pour les aider à se faufiler jusqu’à la soussoupe, tout en leur expliquant que l’aide en question on en recausera quand on sera à table.
A c’t’heure, on sait toujours pas si l’équipe 1 et l’équipe 3 ont réussi à se mettre d’accord sur le type de cuiller qui convaincrait l’équipe 3 que bouffer avec les doigts c’est quand même un peu dégueu et qu’il existe des liquides vaisselle inoffensifs quoi merde allez les mecs si on se met pas d’accord c’est l’équipe 2 qui va encore se remplir la panse pendant 5 ans ou, pire, l’équipe 4 qui va tirer les marrons du feu (ou d’ailleurs) (disons les marrons en général….).
En conclusion je voudrais revenir sur l’aspect purement mathématique de ma « capillotraction » du jour, pas vrai « sniper » de mes 2?
Alors, au cas, plus que probable, vu qu’y a de la thune à la clé, où l’équipe 1 et l’équipe 3 parviendraient à se mettre d’accord, au moins le temps de passer à table (après on sait bien qu’ils recommenceront à se foutre sur la gueule et s’accuser mutuellement que la soussoupe elle est trop chaude alors faut souffler dessus, trop fade alors on va mettre du sel, trop épaisse ou trop liquide et qu’on l’avait bien dit mais vous avez pas voulu nous écouter etc… etc…) Ebin, au cas où, répété-je, ça fera quand même que 5+2= 7, on va rajouter, généreux, une phalange esseulée qui, la faim justifie les moyens, viendra aider à tiendre la cuiller, ça nous fait 8 phalanges, MÊME PAS 3 DOIGTS SUR 10 quand on sait qu’au point où on en est, y a pas trop des deux mains pour tenir la table elle-même qu’elle se barre en couille tous les jours un pneu plus, obligés de se contorsionner pire que que les clowns pathétiques de Patrick Sébastien pour arriver à œuvrer ensemble sans trop faire trembler la cuiller qui, pendant 5 ans encore tâchera, sporadiquement et sous toute réserve de Krize Intergalactique, d’atteindre la boubouche des braves connards éperdus de démocratie ma tante en avait on l’appellerait tonton qui auront cru pouvoir compter sur eux pour croûter le minimum vital.
Bon appétit les blaireaux!

il était urne fois

« Il n’y a pas de pire ennemi du peuple que son gouvernement »

Saint Just

 

Amis blaireaux,

Lors de mon précédent menu j’évoquais, avec toute la subtilité précautionneuse nécessaire au traitement d’un tel sujet, ces saloperies morbides de religions à la con pourvoyeuses de cadavres d’enfants et d’inutiles souffrances animales.
Aujourd’hui, animé du même désir de ne choquer personne, et puisque l’actualité le réclame, il est de mon devoir de gros niqueur de vous glisser vite fait quelques mots concernant une autre catastrophe humanitaire et non des moindres puisque, elle aussi, engendre haine et terreur à qui mieux mieux entre bipèdes consentants: la délégation de pouvoir, en d’autres termes: l’auto-aliénation du droit des individus à disposer d’eux-mêmes.

Un matin qu’il faisait caca et que ça mettait du temps à sortir, un dictateur un peu plus rusé que les autres, vraisemblablement inspiré par St Pognon, eut une idée géniale. Au lieu de gaspiller son énergie et celle de sa soldatesque à forcer les gens à obéir, il suffisait de leur faire croire  que, bien entendu et tu penses Hortense, un chef était absolument nécessaire à leur bonheur mais que, on n’arrête pas le progrès, c’étaient eux qu’i- z-allaient le désigner z-eux mêmes parmi une liste de braves gars prêts à se dévouer. Lui, par exemple, selon le vieil adage: « c’est çui qui dit qui y est ». La démocrature était née et le constipé, qu’il avait fini par libérer ses entrailles douloureuses de leur trop plein de caviar et que, propret et hygiénique comme tout, il se saisissait d’une feuille de PQ douce et soyeuse, venait d’inventer le bulletin de vote…

Mais soyons beaux joueurs et reconnaissons que c’est quand même assez balèze d’arriver à persuader les petits malins que nous croyons être que, la « nature humaine » étant, soi-disant, ainsi faite, il y aura toujours des dominants et des dominés mais que, le progrès et la modernité étant passés par là, nous avons aujourd’hui le droit de nous coller nous-mêmes la baffe ou le coup de pied au derrière (pour les plus souples d’entre nous) indispensables à la « croissance » (et à la multiplication?) du cheptel de pucerons irresponsables en demande d’être traits matin et soir de leur naissance à leur mort qu’une culture engluée dans sa préhistoire continuera, ad viet-nâm eternuam, à faire de nous tant que nous le veaudrons bien.

catastrophe humanitaire

« plus de 200 corps, principalement des femmes et des enfants tués à coups de machette, et parfois mutilés. »

Alors écoutez bien, chers frères et soeurs aussi branleurs(euses) que moi et c’est rien de le dire. Pour une fois, et avant longtemps passque c’est pas mon karma, je vous parle d’un truc sérieux et tant pis si je cause aux murs des lamentations en personne et que c’est l’écho qui me répond « ta gueule, connard! ». Question d’habitude.
Les croyances religieuses ou superstitions majoritaires ont toujours été, sont et seront TOUJOURS, à moins d’un miracle, ha ha, la plus grande CATASTROPHE HUMANITAIRE à s’abattre sur nous, malheureux bipèdes à couilles ou sans mais y a pas de quoi se vanter les filles, que c’est votre journée aujourd’hui alors mes condoléances pour ce que vous prenez tous les jours sur la gueule mais mon pied au cul pour l’insouciance consciencieuse de mère responsable avec laquelle vous envoyez la chair de votre chair à l’église ou à la mosquée ou à la synagogue ou aux temples bouddhistes de tous poils que c’est pas une religion etc… et que vous leur faites bouffer vos merdes kachères, halal et du poisson le vendredi et une hostie le dimanche.
OUIIIIIINNNN!!! C’est pas à notre faute! C’est les vilains intégristes qui détournent la Sainte Parole de notre Seigneur Jésus-Christ et les horribles islamistes qui z ont rien compris à les merveilles poétiques de Notre Vénéré Prophète et que la Sainte Torah du grand Pied Bleu elle dit simplement que les goys c’est tous des pourris qui veulent nous faire mourir notre mère alors faut faire mourir la leur avant!

Et moi, franck-yvon, je vous dis qu’il y aurait pas eu de St Barthélémy si Yahvé pas eu de Bible, pas de burqa si on avait pas commencé par ce petit foulard discret qui garde la graisse des cheveux bien au chaud et fait causer autour de soi quand y a rien à la télé et pas de boulot à l’ANPE.
Moi, franck, je vous dis que j’en ai soupé de toutes ces conneries. Que j’ai chialé ma race quand la Lolo Fénourire elle a envoyé désapprobatrice – mon dieu céti possibe des choses pareilles – les massacres du Nigéria. Tous ces petits corps alignés bien proprement en attendant de rejoindre leur putain de créateur de mes deux qu’il se magne de descendre de son paradis de merde pour mettre un terme DEFINITIF au film d’horreur que son Divin Mystère a engendré.

un espace entre nos intervalles

Je dédie ces lignes aux quelques magnifiques créatures myspaciennes qui, faisant abstraction de mon slip bleu et rouge, bravent la honte et l’opprobre, pour ne pas dire la vindicte de leur entourage, en persistant, contre mes vents et ma forte odeur de marée, non seulement à m’accorder le privilège inespéré de me compter parmi leurs amis mais surtout à me soutenir dans mon combat de chaque instant pour défendre et promouvoir les intérêts du sport des sports, nec plus ultra de la perfection moderne en matière d’esthétique athléticienne, alliant, chez ceux qui, pour notre plus grand bonheur et le régal de nos sens exaltés, lui sacrifient la fleur de leur jeunesse, la souplesse féline non dénuée d’une subtile dimension érotique à la force pure qui guida Heraclès dans l’accomplissement de ses antiques travaux.
Le football est un art mais il est aussi une philosophie dont les semelles à crampons nous maintiennent debout à travers les méandres glissants d’un monde crépusculaire que les valeurs d’abnégation et de courage désintéressé désertent une à une.
S’il est un homme qui, dédaignant les sentiers battus et rebattus ( 0-2 par les hordes Ibériques pas plus tard qu’avant hier soir) d’une pensée au ras du gazon, uniquement préoccupée de recueillir les fruits amers de victoires éphémères au détriment de la quête immémoriale de la transcendance, c’est bien ce prophète aux boucles grises et aux sourcils plus épais que son cerveau qui, depuis plus de six ans déjà nous prouve, s’il en est besoin, qu’on peut être plus con que con sur les bords sans l’être moins à l’intérieur.
C’est donc avec une émotion non feinte autant que chargée plus que mon haleine d’un indubitablement morbide intérêt pour cet insondable crétin dont le jogging étoilé restera à jamais gravé dans nos mémoires que je vous soumets ici les versets*, marqués du sot d’un hemétisme confinant à la trisomie, recueillis de sa bouche sensuelle avant hier soir donc sur TF1 après la glorieuse défaite arrachée par son boys’ band, aux féroces soldats espingouins qu’ils étaient venus jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes bien qu’amicalement.

« Je le dis, on n’a pas été exceptionnels.
Si on avait été exceptionnels et qu’on avait perdu de cette manière,
J’aurais dit que c’était inquiétant. »

« Un match de football, c’est une opposition.
Quand on gère pas bien le ballon on est pas bien »

« Rien ne m’inquiète pour le moment.
Je ne suis pas aussi catastrophé que vous semblez l’être. »

S’ensuit alors un bref échange entre le porteur du cornet de glace libellé aux armes de la première chaîne de désinformation identitaire nationale et le Maître:

« – Pourquoi ne pas avoir essayé d’autres joueurs qui étaient peut-être plus en forme ?
– Parce qu’il fallait se mettre en situation un peu difficile. »

Hum… oui… bien sûr….

« – Le fait que de nombreux cadres soient à court de forme vous inquiète-t-il ?
– Non. Je dis que c’est rassurant. Parce que, en ayant des joueurs cadres qui sont peut-être un peu moins bien…..c’est bien. »

Imparable.

Cependant, car la modestie légendaire de notre vénéré coach national en souffrirait d’autant, il n’est pas question de minimiser l’apport salutaire fourni par les joueurs eux-mêmes au climat de sérénité mystique qui règne au sein du Club France. Aussi je vous livre les conclusions d’après match de deux d’entre eux

M. Ciani, défenseur: « Ca devait être compliqué et ça l’a été »

Y. Gourcuff, attaquant: « On a voulu les empêcher de trouver des espaces entre nos intervalles »

* absolument authentiques et garantis sur fracture


Le coach
envoyé par MDB_PRODS. – Futurs lauréats du Sundance.