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mêêê non

 

Mais non, voter c’est pas signer des deux mains au bas d’une déclaration officielle d’abandon de son droit à vivre et à mourir en toute liberté. Mais non, voter c’est pas accepter d’engraisser un(e) proxénète sans vergogne qui se mettra mensuellement dans les fouilles le triple ou le quadruple (voire plus) de ce qu’on peine à gagner soi-même. Mais non, voter c’est pas autoriser quelqu’un à voter à son tour pour quelqu’un d’autre sans nous dire qui. Mais non, voter c’est pas se couper ensuite de tout contrôle sur les faits et gestes de la personne pour qui on a voté. Mais non, voter c’est pas se retrouver  embarqué dans des conflits sanglants contre des inconnus qui, eux-mêmes, ont voté inconsidérément pour d’autres proxénètes sans vergogne. Mais non, voter c’est pas se satisfaire avec gratitude d’un statut d’enfant (de la patrie, par exemple) incapable de traverser la rue (pour aller chercher du travail, par autre exemple) sans qu’on lui tienne la main. Mais non, voter c’est pas le geste le plus naïf et ballot ( “ballot” = mot anglais pour “scrutin” ou “bulletin de vote”) dont on nous ait jamais persuadé qu’il est gage de notre bonheur inaliénable et sacré.

Mais non. Mêêê non.

un peigne pour la girafe

Mais non, voter c’est pas peigner la girafe. La preuve, la girafe elle a pas de cheveux. Voter c’est vachement important dans une démocratie. C’est le seul moyen pour le peuple de donner son avis, 2 jours tous les 1825, sur plein de questions brûlantes. Du genre « est-ce que les riches doivent aider les pauvres à l’être un peu moins ou est ce que les pauvres doivent aider les riches à l’être beaucoup plus ?». Mais attention pas des questions biaisées comme « pourquoi faut-il à tout prix des riches et des pauvres ? ». Ou carrément complotistes, comme « est-ce bien raisonnable d’augmenter le budget de l’armée en tapant dans celui de la santé et de l’éducation ? » Ou toujours plus complotiste : « Vous croyez- pas que c’est complètement crétin d’utiliser 30% des terres céréalières pour nourrir de malheureuses créatures qu’on va dévorer ensuite, sachant qu’on n’y gagnera qu’1/10 des calories que nous auraient rapportées la consommation des céréales qu’on leur a filées à becqueter, sans compter qu’ils ont toujours soif, ces foutus bestiaux, et que la planète elle a de moins en moins de flotte à gaspiller ? ». Bref des questions de furieux que j’ai honte de relayer ici. Heureusement que les starlettes que le peuple a choisies pour l’incarner refusent de tourner dans le même film. Et pourtant elles s’étaient mises d’accord sur le titre : « Un peigne pour la girafe » Avant de se rendre compte que, voir plus haut : la girafe, ELLE A PAS DE CHEVEUX.

Une chance

 

Une chance que les boulange(è)r(e)s sont pas élu(e)s au suffrage universel, on aurait pas souvent des tartines à beurrer. Pareil pour les plombie(è)r(e)s, les chauffeur(euse)s de bus, les aide-soignant(e)s et tout(e)s les professionnel(le)s dont l’utilité fait aucun doute. Par contre les journalistes, pour ce qu’iels ont à radoter, iels peuvent partir en vacances toute l’année, ça en fera à leurs lecteur(e)s. Les député(e)s ? Quel(le)s député(e)s ? Ici sur FYR nous rappelons au prédant Moncra, dit « le Morveux », que déranger les gens deux dimanches de suite afin de, soi-disant, « clarifier » une « situation » qu’il a plus que contribué à embrouiller depuis sept ans qu’il nous gave, sous-entend un minimum de fair-play de sa part, à défaut de suite dans les idées. Contrairement à lui (et bien que conscients du fait que, de mémoire de votant, jamais un élu n’a trouvé moyen de tenir ses promesses de campagne mais ceci est une autre histoire), nous savons que 182 c’est plus que 168. Il y a donc bel et bien un gagnant et c’est pas sa bande de godillot(e)s, à prédant Moncra. Dès lors le Morveux, tu bouges ton corps et tu mènes cette nouvelle arnaque électorale à sa conclusion habituelle (offre du poste de premie(è)r(e) sinistre au parti ayant obtenu le plus de lunettes de cabinet) et basta. Non mais des fois !

– t’as vu l’extrême droite est aux portes du pouvoir

– T’as vu l’extrême droite est aux portes du pouvoir.

– Sérieux ? Si tu pouvais te tourner un peu, j’ai une de tes cornes qui me rentre dans l’épaule. Bien que ce soit « un morceau dont la chair est savoureuse mais assez dure, et qui demandera une cuisson lente », ça fait pas du bien, tu sais ?

– Excuse. Comme ça c’est mieux ? Putain qu’est-ce qu’on est serré dans ce cametar ! On va où d’après toi ?

– Je sais pas. J’étais OKLM à brouter ma dose de trèfle nouveau dans le champ quand ils sont venus me chercher. Soit je grimpais gentiment, soit je me prenais des coups et je grimpais de toute façon alors…

– Pareil. J’ai essayé de savoir pourquoi on me changeait de champ vu qu’ y avait encore plein à croûter sur çui-là mais ils ont fait ceux qu’entendaient pas. On était déjà assez en retard comme ça, soi-disant.

– N’importe quoi. Les bureaux de vote ferment à 19 heures.

 

 

PS- Relire ici : Il était urne fois  et aussi  La Shoah des Animaux