Singularité de la matière

En ce troisième jour de l’an de grâce 2026, j’aimerais vous régaler d’un extrait de « Mars 2221, roman ».

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– *Lapsonami ? Répondez Lapsonami ! Vous êtes toujours avec moi ?*

– Tout dépend d’où vous émettez, si je peux me permettre ! On dirait que je me suis encore pris les pinceaux dans un « fantasme parallèle induit par une similitude avec une situation dont j’ai gardé l’empreinte mémorielle » ! Un fantasme parallèle à côté duquel la madeleine du gars Proust fait figure de gadget à un galacton …Au cas peu probable où ce grand puceau cacochyme et sa prose à rallonge vous seraient familiers…

Un pilier en marbre de Céphée qui se dresse brusquement entre toi et les goguenots et bam ! Vas-y que ton hippocampe recommence à faire des siennes ! Depuis ma chute dans l’escalier de la plantation de Valbueno (chute qui, on s’en souvient, avait réactivé l’option « cri du blé », rendant possible ma performance au Shaker) je croyais pourtant être débarrassé de ces intrusions plus que gênantes dans ce que le chirurgien Poutine appelait en se marrant doucement —je crois que je commence à comprendre pourquoi— la « réalité objective ».

– Une question, Gd’Ye-Asi… l’asanjrat  ne serait pas pour quelque chose dans tout ce mic mac ?

Je pousse ma mobylette le plus loin possible à l’écart de la route. En provenance de laquelle les premiers froissements de tôle se font entendre. Ponctués des premiers « bloody hell ! » « Jesus fucking Christ », « you dick head !  », « stupid cow !  », « up your ass ! », « screw your aunty, you motherfucker ! »… Comme quoi le flegme britannique a ses limites… 

– *Ce ne serait pas impossible. De récentes recherches ont mis en évidence un rapport de causalité entre l’ingestion même minime de dr’noä bleu et la manifestation, dans le métabolisme de certains composés, d’une singularité de la matière connue comme le loup blanc partout dans les Mille Galaxies mais seulement tout récemment parvenue jusqu’à l’entendement de la pseudo science terreu… eu…eu…se…* » Si l’ingéson pouvait baisser l’écho sur la voix de ma correspondante, merci. «*…Qui lui a, il me semble, donné un nom… Un nom  dans l’esprit de ceux dont la pseudo science terreuse raffole, dans la mesure où ils ne veulent strictement rien dire… Quelque chose comme l’ « intraaac » … L’ « intruuuc »… *

Le bosquet refuge entraperçu n’est plus qu’à quelques yards …Quand le sol se dérobe ! Un ravin ! Dans ma surprise effrayée, je lâche le guidon. Entraînée par son pesant de ferraille, de guitare et de tente amarrée au porte-bagage, la 104 plonge. 

– L’ intrication quantique !!! « Couantique » comme prononçait je ne sais plus quel France-Culturiste, dans sa tentative louable d’« esspliquer » des trucs auxquels il comprenait queud, rejoignant sur ce point couantité d’autres prétendus spécialistes de la couestion…

Clank ! Le ravin se révèle un modeste fossé dont ma bécane a presqu’aussitôt touché le fond, la roue avant se déboîtant sous le choc. Après tout elle est bien où elle est, ma noble monture ! Ma guitare pareil. « Un inconnu et sa guitare ♫ dans une rue pleine de brouillard ♫ Marjolaine, toi si jolie ♫ »… Je vais juste essayer de récupérer ma tente… Je la planterais bien dans la petite clairière entr’aperçue il y a une minute…

– * De quoi parlez-vou…ou… ous ? Je vous reçois de plus en plus mal ! Lapsonami…i…i…*

Faire gaffe à pas trébucher sur le sol plus qu’ inégal… Heureusement y a moyen d’enfoncer les sardines assez profondément pour conférer à mon abri de toile un semblant de solidité…

– L’ « IN-TRI-CA-TION », Gd’Ye-Asi ! Le cat de Schrödinger, à la fois mort et vivant dans sa caisse à savon, ce genre de conneries…

La réponse mentale de Gd’Ye-Asi finit par me parvenir, altérée. D’où, je sais pas… De loin, très très très loin.

– * Oui…i…i  c’est bien le mo… o… ot ! Lapsonami, vous m’entendez ? Il faut que vous sachiez une chose importan… an… ante ! Dans leur approche, les pseudo chercheurs terreux négligent une donnée essentielle : le principe de non-localité des particules en état intriqué s’applique non seulement à l’espace mais également au temps ! AU TEM… EM… EMPS !!! … Lapsonami…i…i… ? Lapson…  *

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Voilà. J’espère vous avoir fait passer un moment agréable. Pour plus de singularité, n’hésitez pas à lire « Mars 2221, roman » dans sa complétude. Lien (entre autres) en cliquant sur l’image

 

 

Les mots de l’info

En attendant la 2ème phase (dite « Godot ») du « plan de paix » trumpien, l’ ixième phase du plan de génocide du peuple palestinien, savoir la prochaine interdiction d’exercer infligée à 37 organisations humanitaires chargées de rattraper comme elles peuvent les atrocités commises par l’armée israélienne pendant deux ans à Gaza et en Cisjordanie, a été annoncée par un certain « ministère israélien de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme ».

Nous ne le répèterons jamais assez, semble-t-il * : non content de s’approprier les biens et les terres des habitants d’un état reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale, le gouvernement israélien détourne à son seul profit l’adjectif « sémite » qui, étymologiquement, s’applique aux Palestiniens autant qu’aux Israéliens.

Non content de rayer purement et simplement deux millions de personnes de la carte du monde, Israël leur dénie jusqu’à leur identité ethnique.

Je m’adresse ici aux journalistes français, papier, web, audio (Libération, Le Monde, France Info, BFM, RTL, Le Figaro, Ouest France, Les Echos, Médiapart, La Dépêche, l’Humanité, etc… etc…. tous, en fait !) ou étrangers, qui s’évertuent (allez savoir pourquoi) à entériner un déni de patrimoine génétique touchant des centaines de millions d’individus (les Palestiniens n’étant évidemment pas le seul peuple sémite à subir les conséquences de ce procédé parfaitement ignoble) :

En ces temps bénis d’infox, fake news, deep fakes et autres manipulations médiatiques, il convient plus que jamais, à tout journaliste qui se respecte, de réfléchir sérieusement aux tenants et aboutissants de ce pourquoi il perçoit un salaire pas toujours négligeable : la transmission d’une info vraie, étayée et, par-dessus tout—messieurs Larousse et Robert ne contrediront pas pareille évidence—respectant scrupuleusement la sémantique des termes employés.

 

* lire ici (2014) ou   (2025)

L’année qui vient (fr/en)

L’année qui vient  vous sera d’autant plus profitable et paisible que vous aurez lu Homo juchrémanensis. Au moins vous saurez qui vous êtes, d’où vous venez et où vous allez si vous décidez de continuer comme ça.

 SOMMAIRE

En guise d’introduction

I LES BASES

  1. Plus prêt de Toi mon Dieu
  2. La condition féminine
  3. La conquête de l’Ouest

II ABRAHAM LAVE PLUS BLANC

  1. Business plan
  2. Gestion d’entreprise
  3. Organigramme
  4. Sémantique

III RETOUR DE BÂTON

  1. Talbin
  2. La « crise »

IV HOMO JUCHREMANENSIS

  1. Alimentation et environnement
  2. Remplir la terre
  3. Les parents
  4. L’école
  5. Allons enfants !
  6. Éthique
  7. Vice de fabrication
  8. Chef oui chef !

ABRAHAM PASSE LA MAIN

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The coming year will be all the more profitable and peaceful for you if you read Homo juchremanensis. At least you will know who you are, where you come from, and where you are going if you decide to carry on like that.

SUMMARY

By way of introduction

 I THE BASICS

  1. You’ll never walk a loan
  2. Women’s issues
  3. The Conquest of the West

II ABRAHAM WASHES WHITER

  1. Business plan
  2. Managerial skills
  3. Company chart
  4. Semantics

 III BACKLASH

  1. Gwap
  2. The “crisis”

 IV HOMO JUCHREMANENSIS IN EVERYDAY LIFE

  1. Food and environment
  2. Filling the earth
  3. Parenthood
  4. School
  5. C’mon boys and girls !
  6. Ethics
  7. Manufacturing defect
  8. Sir, yes sir!

ABRAHAM PASSES ON

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En attendant la suite avec appréhension… (fr/en)

Partager l’ADN d’une espèce animale qui se croit divinement autorisée à torturer, massacrer, dévorer toutes les autres ? Une espèce d’espèce qui se croit divinement appelée à dominer son semblable en lui vendant de l’argent ? En l’écrasant sous les bombes ? Une espèce d’espèce d’espèce à deux balles qui se croit divinement enjointe de violenter femmes et enfants à condition que ce soit ceux des autres ? Les siens, elle a le droit, forcément, « elle est chez elle », l’espèce d’espèce d’espèce ! Une espèce à ce point démunie de confiance en elle qu’elle délègue son devenir pathétique à une poignée d’escrocs en puissance, de « chefs » qu’elle « élit », « démocratiquement », cachée derrière un rideau qui pue la trouille de l’autre autant que la honte et le dégoût de soi-même ?

Comme vous dites, les Juchréman(e)s, « c’est pas forcément évident ». Sinon carrément « compliqué ».

En attendant la suite avec appréhension…

Sharing the DNA of an animal species that believes it has divine permission to torture, slaughter, and devour all others? A species that believes it has a divine calling to dominate its fellow creatures by selling them money? By crushing them under bombs? A species that believes itself divinely entitled to abuse women and children, provided they belong to others? Having the divine right to abuse its own, of course! A species so lacking in self-confidence that it delegates its pathetic tomorrows to a handful of potential crooks, “leaders” that it ‘elects’ “democratically,” hidden behind a curtain that reeks of fear of the other as much as shame and self-loathing?
As you say, Juchremans, it’s downright “complicated.”
A hell of a job!
Waiting apprehensively for what comes next…

Mar-a-Lamagouille vous souhaite de joyeuses fêtes !

Franchement, grâce à ces deux-là, 2025 ne nous aura apporté que joie et bonheur. En bouquet final, Pochtrump-le-Magnanime, Faiseur de Pets et de Prouts, Golfeur Hors Paires, reçoit en sa luxueuse demeure de Mar-a-Lamagouille, l’escroc notoire, criminel de guerre, tueur en série de femmes et d’enfants le plus recherché (et trouvé mais y a trop de sous en jeu pour lui faire son Nuremberg)  par une Cour Pénale Internationale dont nos média anti « antisémites » (et anti dictionnairites ) semblent avoir oublié jusqu’à l’existence.

Franchement, depuis le temps que ça dure, ça va pas nous empêcher de passer de joyeuses fêtes, hein ? C’est comme Bongarçon, il a trouvé un petit resto sympa, là-bas dans le sud…

« La Manjadora », comme n’importe quelle destination intramuros, y en avait pour cinq minutes à pied. Fallait longer la Planquette jusqu’à l’écluse. L’église se trouvait juste de l’autre côté. La Planquette avait mal vécu la sécheresse de l’été. Bonne chance aux saumons optimistes qui, restés fidèles pire que Charles Trenet, se râpaient le bide entre les pierres coupantes direction la frayère de leur enfance. Avant de mourir d’épuisement (et de soulagement de larguer un karma aussi pourri) il leur resterait à y pondre et féconder quelques centaines d’héritiers. Dont les trois quarts se feraient gauler en redescendant vers l’ Atlantique. Le quart restant fêterait ça en slalomant joyeusement dans les vagues océanes, entre particules de plastique plus ou moins fines et galettes de mazout plus ou moins épaisses. La place de l’église ressemblait à toutes les places d’église. Tilleuls centenaires et merdes de chien à volonté. Snobant les réverbères à l’ancienne dans lesquels la municipalité avait dû engloutir la moitié de son budget tourisme et la magie de Noël des trois ampoules de 40w qui se balançaient entre les tilleuls, un néon rouge vif clamait haut et fort le statut de restaurant gastronomique de la Manjadora. Les menus étaient éclairés également. Ayant repéré un « Filet de sebaste, purée de butternut, polenta, fondue de poireaux », Bongarçon poussa la porte. Tôt ou tard, son souci d’éviter de massacrer son prochain pour s’en emplir la panse s’étendrait aux créatures aquatiques mais ce soir la fatigue du voyage lui semblait une excuse recevable. Et puis embarrasser le serveur en lui demandant de s’en tenir à la purée de butternut, la polenta et la fondue de poireaux, lui dire que le sebaste il pouvait se le carrer, ne ferait en rien progresser la cause antispéciste.

Un serveur serviable au possible qui s’offre aussi sec à le débarrasser de son manteau. « Une personne ?

– À moins que vous désiriez partager mon repas ?

Le loufiat n’est pas avare de sourires. C’est son cœur de métier, sa source de revenus hors taxes. Il y a un petit coin sympa près de la cheminée, ça tombe au poil. Le plus loin possible de la tablée de forts en gueule qui viennent d’attaquer l’apéro. « Bécasse des bois » par ci, « bécasse des bois » par là, pas de doute il s’agit d’une portée de chasseurs en goguette. Le genre de compagnie que le commissaire B. aurait préféré éviter, mais c’est soit ça, soit retourner à l’hôtel se la jouer « qui dort dîne ». Il accepte avec reconnaissance le verre de kir royal offert par la maison pendant qu’il jette un coup d’œil poli sur le menu.

 

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