Zapigne

Salut les Juch’s (j’abrège, fatigue du creux de l’hiver) ! Rien de vraiment nouveau à part la grosse Poch qui se met à flinguer les femmes en attendant que son pote de génocide lui explique comment on fait pour les enfants. Proutine, Ski Jumping et les gros Mollards toujours au taquet. Dans la Phronce, les engraisseurs de barbaque sur pattes rentrent chez eux après une brève visite de la capitale à dos de tracteur. Sont de mauvaise humeur alors Morveux 75 reste sourd au Mercosour (jeu de mot), n’empêche que le moine soldat Biscornu l’est pas loin de rendre sa soutane. Sinon en attendant de faire le compte des Sans logis morts de froid on félicite la météo pour avoir vu la tempête Dupont Goretti venir de loin.

Voilà, je crois avoir fait le tour de ce que vos journalistes préférés vous mettront dans les yeux et les oreilles ce weekend. Enfin ceux qui auront la pudeur de pas en rajouter sur les 40 twisteurs brûlés vifs et la centaine de défigurés à vie grâce aux âneries de nos amis Suisses, toujours à la pointe du pognon facile, en toute neutralité s’entend.

Bonnes séries Nextflip ! Bisous.

En vrai

Salut les Juchréman(e)s ! Vous avez vu, la grosse Poch  elle veut plus conquérir le Groenland mais juste l’acheter.

Pourquoi pas ? Pourquoi « le Danemark » se ferait pas un peu de thune, en ces temps difficiles ? Comme « la France » en 1803, quand Popoléon lâche « la Louisiane » aux ancêtres de la grosse Poch, pour 80 millions de francs (de l’époque). « La Louisiane » qu’il avait déjà vendue puis rachetée à « l’Espagne ». Les affaires sont les affaires.

Comment ça, « la Louisiane », en vrai (sans les guillemets), dans le monde réel des êtres de chair et de sang, qui vivent et meurent et en chient accessoirement, c’était 60 000 personnes, dont la moitié de Noirs, sans compter les autochtones dont les 3/4 avaient sombré dans l’alcool et la syphilis ?

Comment ça « le Groenland », en vrai c’est pareil environ 60 000 personnes, en majorité d’ascendance autochtone, écrabouillés de protestantisme colonial, avec un taux de suicide parmi les plus élevés au monde ?

En gros, mes guillemets c’est pour vous dire qu’ en Juchrémanie on parle pas des vrais gens. Ça compte pas les vrais gens, en Juchrémanie ! En Juchrémanie on parle de « nations », de km2, de stratégie géopolitique, de sous-sols riches en métaux rares ! On parle comme le dieu Pognon et ses grands prêtres du Big Money Worldwide disent de parler. Le dieu Pognon, anciennement Yahvé, dieu d’Abraham, inventeur du prêt à intérêt, du racisme et de la Conquête de l’Ouest.

Mais mon petit doigt de pied me dit que vous n’avez pas encore lu Homo juchrémanensis ( EpubKindle) ou Homo juchremanensis ( KindleEpub), l’édition shakespearienne…

La preuve !

Sur ce remarquable cliché pris par le petit-neveu du beau-frère de la tante du cousin par alliance de la grosse Poch, on distingue parfaitement le dictateur sanguinaire du Groenland et sa bande de narco terroristes se baladant oklm de champ de coca en champ de coca, au nez et à la barbe des phoques et des pingouins. Pourvu que la grosse Poch se dépêche de libérer le Groenland (qui, nous le rappelons, veut dire « terre verte », autre preuve…) et enfin rétablir le droit et la justice comme partout ailleurs dans ce monde livré à la débauche et au communisme.

 

Envies de Mars

D’accord B. comme Bongarçon c’est le genre de thriller à dévorer de toute urgence, à peine on s’est remonté le momo avec Homo juchrémanensis ! Nul doute que Samouraï (Les marionnettes) fait le taf aussi et comment ! Pourtant, en ce moment —peut-être que les âneries de la grosse Poch y sont pour quelque chose — je sens monter en moi des envies de Mars. Bon pas le Mars d’Elon-le-Défoncé qui sent vraiment trop les pieds. Nan, le Mars d’Endymion bien sûr, même si c’est pas tous les jours qu’on rigole, là-haut en 2221 ! Allez, les loulou(tte)s, oubliez deux secondes votre enfer juchréman, je vous mets un passage un peu plus loin dans l’histoire que celui de l’autre fois. Endymion y évoque les « cyclones à répétition de 2217 ». Enjoy !

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– …On avait même plus le temps de leur trouver des noms à ces diarrhées célestes. À peine on s’était pris « Stratonice » que « Terpsichore » et « Uranie » se bousculaient au portillon. Il date de la fin du 21ème, le dôme des Moulineaux. Structure titane d’accord sauf qu’enveloppe en polycarbo feuilleté comme ça se faisait à l’époque. Sous la violence des tourbillons voilà qu’il s’est mis à se fissurer de partout. L’ordre d’évacuer est tombé le jour de la Chandeleur. Je me souviens, la pole dancer du « Boit-Sans-Soif », une fausse blonde avec des fesses comme des pastèques, nous avait fait des montagnes de gaufres. On a pas eu le temps de les terminer. La Sécurité urbaine nous a évacués d’urgence sur les dômes alentours. J’ai atterri dans un gymnase à Puteaux ! Ça sentait les pieds je t’explique pas ! Les sportifs et l’hygiène de base, on aurait tendance à croire que, eh ben on se trompe !  Heureusement, au bout de quinze jours, « Wenceslas » a marqué une pause. Quartier par quartier on a été autorisé à passer récupérer linge de rechange et autres objets de première nécessité. Pour le reste faudrait attendre le feu vert des autorités compétentes. On avait obtenu d’être classé catastrophe naturelle, c’était déjà ça !

– Endymion, t’es sûr que t’as pas envie de te reposer ?

–  J’aurai tout le temps pour ça quand je serai mort, gamin ! Tout à l’heure je t’ai parlé de mon arrière-petite-nièce. Sache que Polymnie habitait un dôme ultra moderne, à quelques kilomètres  de Tours. Quand finalement on a eu le droit de déménager pour de bon je lui ai demandé de me filer le coup de main. Ça tombait bien, avec l’argent de son divorce – elle pouvait dire merci à son avocat parce que, connaissant Polymnie, son ex devait pas avoir tous les torts – elle venait de se payer une capsule familiale avec un méga coffre. Elle était ok pour entreposer tout mon bordel dans son grenier …À condition que je vienne crécher chez elle. « Les enfants seront tellement contents ! Ils me demandent tout le temps pourquoi tonton Endymion passe jamais nous voir ». J’étais en train de chercher une excuse pour me défiler – si j’ai pas fait de chiards, c’est pas pour me cogner ceux des autres – quand voilà qu’elle s’exclame : « Mais c’est un éclat de jarosite, ça, tonton ! D’où tu nous le sors ? ». On était à remplir les cartons. Dans la bagarre, le petit coffret à souvenirs dans lequel j’avais remisé ma trouvaille du site de Beinan était tombé, répandant son contenu hétéroclite. « T’es jamais allé en Antarctique, que je sache ? Ni au Mexique ? » Si elle me demandait ça, Polymnie, c’était parce que, soit disant, on avait repéré des traces de jarosite dans la glace polaire. Et en farfouillant sous les ruines du temple du serpent à plumes, une ancienne pyramide à six niveaux des environs de Mexico, on était également tombé sur de mystérieuses mini sphères d’argile recouvertes de jarosite. Toujours selon Polymnie y avait bien aussi quelques gisements à droite à gauche, en Espagne en particulier mais d’une telle pureté, sûrement pas. « J’ai deviné, petit cachotier ! », qu’elle m’avait fait comme ça, Polymnie, « tu connais quelqu’un qui est allé sur Mars ! ».

Endymion se fige dans un arrêt sur image digne des plus grands dramaturges.

– « Tu connais quelqu’un qui est allé sur Mars » !!! T’imagines !

Avant de redémarrer sur les chapeaux de roues.

– Si elle avait pu voir la dégaine du « quelqu’un », la pauvre chérie ! « On peut rien te cacher, coquinette ! », j’avais répondu aussi sec, soulagé de m’en tirer à si bon compte. À part que le lendemain, voilà qu’elle décide d’embarquer le cristal à son boulot pour le soumettre à toute une batterie de tests sophistiqués. Quand elle est rentrée le soir, pour elle l’origine martienne de la lamelle ne faisait plus l’ombre d’un doute ! Entre temps, je m’étais soi-disant  souvenu que, oui, le Taïwanais à qui j’avais gagné le machin au poker (j’avais failli dire au chifoumi !) avait pas mal roulé sa bosse, sur Mars entre autres. « Un chouette coin, le mont Olympus ! », qu’elle m’avait balancé, Polymnie, « …Avec mon salaire du CNES ce n’est pas demain  que je pourrai m’offrir une virée pareille ! ».« Qu’est-ce qui te fait dire que ce machin provient du mont Olympus précisément ?  C’est grand, Mars ! », j’avais objecté. C’est là qu’elle s’était lancée dans un délire de « quarks violeurs de symétrie » duquel il ressortait que mon cristal de jarosite était soumis à une « force d’interaction faible ». Un rayonnement infinitésimal dont elle avait réussi à détecter la source, au kilomètre près : un bled paumé du côté du mont Olympus !

– Pardon ??? Un rayonnement ??? Pas de ça dans mon pieu !!!

Je tâtonne sous le drap, récupère la lamelle entre le pouce et l’index et la dépose délicatement sur la table de chevet. Ça fait rigoler Endymion.

– Depuis quand t’as peur d’un aimant, fils ? Parce que je vais te dire. La « saveur » des quarks de Polymnie, ses « leptons », « muons », ses « taus », ses « neutrinos électroniques », pour moi c’était de la branlette de scientifique. Traduit en endymien courant, on avait affaire à un bon vieil aimant, point barre !

Gloussement virant instantanément à la toux catarrheuse.

– … Un aimant dont le pôle magnétique – Polymnie était formelle – correspondait à … coff… une latitude de… coff… coff… 15° 56′ Nord et une… coff… longitude de 223° 00′ Est, dans les quadrangles d’Amazonis et de Tharsis.

Raclement de gosier avant expectoration imminente. Endymion trouve plus son mouchoir. Le coin du drap tombe à point nommé.

– Jamais tu t’es demandé pourquoi La Ferrière s’appelle La Ferrière, petit ?

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Extrait de « Mars 2221, roman« , téléchargeable sur toutes les plateformes, entre autres en cliquant sur l’image

Les clés du camion

Il y a des évidences qu’il apparait salutaire de répéter inlassablement : si des fous furieux du genre de Pochtrump, Netanyahu, Proutine, Ski Jumping, l’ayatollah Machinchose, les Talibans de square et, avant eux, Jules César, Napoléon, Hitler et consorts, peuvent aussi facilement nous conduire droit dans le mur, c’est qu’à chaque fois, ils trouvent des crétins pour leur filer les clés du camion.

Che(è)r(e)s Juchréman(e)s, quand finirez vous par intégrer que JAMAIS ne devez déléguer à quiconque un quelconque pouvoir sur vous-mêmes. Quelles que soient les promesses qui vous sont faites d’un monde meilleur. Ce monde meilleur, il ne tient qu’à vous PERSONNELLEMENT (1+1+1+1….= 8 milliards) qu’il advienne dans l’instant. Il tient en 3 mots : SOLIDARITÉ ENTRE MORTELS. Et c’est pas un plan de Bisounours à 1€. Pour qu’il fonctionne, y a juste besoin qu’on s’y mette tous. Africains, Européens, Russes, Japonais, Chinois, Sémites, Américains du sud et du nord, Indiens etc… etc… Tous, sans exception, tellement la géographie n’a rien à voir dans l’histoire. Tellement on est 8 milliards à pas être nés pour qu’une poignée d’escrocs nous enrhument en nous faisant 1) fabriquer et 2) utiliser des engins de mort les uns contre les autres. C’est du pipeau tout ça, les Juchréman(e)s ! Franchement, si vous avez besoin de « croire », CROYEZ EN VOUS ! En vos capacités de PASSER ENFIN AU STADE HUMAIN ! C’est fini la préhistoire, les cavernes, dieu, le prêt à intérêt, les kalashs, les drones et toutes ces conneries ! Arrêtons d’être des animaux ! Quant aux animaux, seule cause ici-bas qui n’occasionne jamais de regret de l’avoir défendue, arrêtons de leur mettre la Shoah en toutes occasions.

Bien sûr, pour plus ample informé, personne ne vous interdit de télécharger et lire Homo juchrémanensis ( EpubKindle) ou Homo juchremanensis ( KindleEpub), l’édition en anglais dans le texte !