Archives par mot-clé : Bienvenue à Port-Léon

Rodéo urbain hier à Metz

La preuve qu’El Papa il lit pas n’importe quoi pendant ses rodéos urbains, à Metz comme ailleurs ! Ci après un extrait extra de « Bienvenue à Port-Léon ! », le polar du siècle :

 

« ….Pas de grasse mat’ dominicale pour lui today. Il se pilote au radar jusqu’à la cuisine, en quête d’un triple caoua récupérateur. Mais aussi pourquoi est-il resté jusqu’à pas d’heure à seconder la commissaire Schwartz dans ses investigations !

Pourquoi ? Because la kalach inarrêtable du fou furieux aux Ray-Bans, pardi ! Dame Tartas, son fiston et hier soir ces deux infortunés loufiats ! Depuis jeudi, à Port-Léon ça devient trop tendance de se faire poinçonner au calibre 7.62. La loi des séries ? À d’autres!

Le café brûlant ayant fait le taf, il ne manquait que le choc thermique d’une douche glacée pour propulser un Bongarçon ressuscité vers son lieu de travail ! Malgré son âge respectable, été comme hiver, l’Audi démarrait au quart de tour. Mais surtout, un savant bricolage de la sono d’origine avait fait de la vieille allemande toujours pimpante un auditorium topissime qui réconciliait le commissaire B. avec les aléas du périph’. Ces temps-ci, il faisait des infidélités aux Red Hots. En fouinant chez son disquaire, il avait mis la main sur un CD de Thin Lizzy, un groupe dont ses parents suivaient les débuts prometteurs. On avait retrouvé « Shades of a Blue Orphanage » dans le lecteur de cassettes projeté, intact, hors de leur bagnole en miettes ! Mais c’était sur « Bad Reputation » que leur fiston craquait depuis la semaine dernière.

♫“You got a bad reputation

That’s the word out on the town”♫

…Le titre éponyme de l’album cadrait parfaitement avec le statut socio-professionnel présumé de « Julie Lescaut ». L’héroïne de la photo n°2 intéressait le commissaire Bongarçon au plus haut point. Si l’énurétique matutinal, tout comme Victor, tout comme le mouchard de Médiaxo ou, pour finir, la porteuse de repas avaient été immortalisés entrant et sortant du couloir, elle, on ne la voyait qu’en sortir ! Comme il s’en voulait de ne pas avoir mieux étudié la configuration intérieure de l’immeuble ! Il profita d’un embouteillage sur la bretelle d’accès pour appeler le comico.

— Allo, Travers ? Comment ça se présente, ce matin ?

— Bonjour, monsieur le commissaire. Ici la Brigadière Chédeville. Rien de particulièrement préoccupant à signaler sinon qu’on affiche complet en cellule de dégrisement. On dirait que la nuit ne porte pas conseil à tout le monde.

— Oups ! Bonjour brigadière. Pardonnez à ma mémoire vieillissante. Écoutez, je vais faire un détour par le boulevard Courtellemont. Quelques bricoles à régler là-bas. Parmentier ou Kurtner sont dans les murs ?

— Je les ai vu passer. Vous voulez leur bureau ?

— S’il vous plaît.

En deux bips, la voix pâteuse de Parmentier remplaça les fréquences pêchues de la brigadière. « Patron ?

— Salut Jean-Daniel. Dis voir, concernant le meurtre de dame Tartas, Kurtner et toi avez mentionné un certain « Poutine », client potentiel de « Julie Lescaut »…

— Le culturiste ?

— Le culturiste. Qu’est-ce qu’on a sur lui ?

— Je vous demande une petite seconde, patron…

Cliquetis de touches de clavier…« Alors la concierge de l’immeuble, à qui on a soumis la description du kiosquier, pense qu’il s’agit du sieur Georges-Éric Blanchot, 3ème étage, porte gauche.

Bongarçon allait finir par juger totalement injustifiée la casserole de gros branleurs que les gars du groupe investigations traînaient depuis toujours. Il remercia Parmentier et raccrocha. La circulation était de nouveau fluide mais un flic qui téléphone au volant, ça fait pas sérieux… »

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Bienvenue à Gaza !

Salut les Jujus,

Pour se faire pardonner auprès du BMW  des retards accumulés dans le règlement des intérêts divins (lire « Homo juchrémanensis » Epub/ Kindle) sur leur dette « souveraine » (environ 40 047 milliards de dollars, 125 % du PIB) les USA ont courageusement décidé de continuer à alimenter Israël en armes et munitions génocidaires (il reste encore quelques femmes enceintes à massacrer à Gaza).

Quitte à s’en battre les couilles comme on sait si bien le faire en Juchrémanie, profitons en pour nous éclater sur un nouvel extrait gratos de « Bienvenue à Port-Léon ! », le polar du siècle !

.   .   .   .   .

Travers ne quittait plus le calendrier des yeux. Il arpentait en anticipation la pointe du Grouin-du-Cou à marée basse, en quête de bigorneaux ou mieux, de succulents crabillons que, de retour au mobil home, Mireille ébouillanterait en regardant ailleurs : « Les pauvres bêtes, c’est cruel, tout de même !

Ça faisait vingt ans qu’ils passaient leurs vacances à la Tranche-sur-Mer, madame Travers et lui. Au camping-caravaning du Groin-du-Cou, tout le monde les connaissait et ils connaissaient tout le monde. Un sourire éclaira son visage dégoulinant de sueur. La clim aléatoire du comico ne faisait qu’effleurer par instants le théâtre de Guignol dans lequel, à son humble niveau, il œuvrait pour l’Ordre et la Justice de son pays. Il fallait bien quelqu’un pour tamponner les contraventions et répondre au téléphone. Et faire le tri dans les cas urgentissimes qui se présentaient à son guichet. Aujourd’hui ça avait pas arrêté. Mais qu’est-ce qu’ils attendaient pour partir en vacances eux aussi, tous ces cinglés ? Au lieu de continuer à s’entretuer ou à violer le monde ? Souvent les deux. En plus, avec le 14 juillet en approche imminente, il ne comptait plus les brûlures au second degré, les tympans fracassés et les décollements de rétine. Dans leur précipitation à se voir secourir, les artificiers amateurs s’emmêlaient dans leurs numéros d’urgence. Le brigadier-chef venait à l’instant de rediriger un doigt arraché sur le SAMU quand Bongarçon s’annonça au comptoir.

— Alors mon Travers, c’est le D-Day ? Tu as vérifié si ton bermuda t’allait encore ?

— Le bermuda, pas de problème, il est en fibre élastique. C’est sa bouée Mickey qui lui cause des soucis, patron !

— Robic ! Tu tombes bien ! J’allais monter te voir !

Tous les jours à 16 heures précises, été comme hiver, le spécialiste ès « informatique et traces technologiques » délaissait son nid d’aigle pour les beaux yeux moussus d’un grand chocolat chaud dans lequel il aimait à tremper un pain aux raisins acheté le matin à la boulangerie. Il continua à touiller la mixture dont il venait de traire la machine, et à laquelle il rajoutait invariablement deux doses de sucre, mais le cœur n’y était plus. Taf tombé en fin de journée, on n’est pas couché. Restait plus qu’à faire preuve d’humour. « Vous m’en voyez ravi, patron. Le budget de mon second ventilo aurait finalement été débloqué ?

— Lieutenant Robic, votre matérialisme forcené n’a d’égal que votre talent d’éplucheur de cassettes de vidéosurveillance… » Il lui tendit le sachet de la pharmacienne. « …Sans mentionner le sens du devoir qui te caractérise ! J’ai un besoin pressant d’arrêts sur image aussi précis que possible sur toute personne ayant poussé la porte…

Robic posa son pain au raisins sur la petite table à côté de la machine et, de sa main ainsi libérée, se saisit de la pochette.

—…Que l’on distingue parfaitement en haut à gauche du cadre…

Robic semblait intrigué par le caducée sur le sachet.

— … Dans une fourchette comprise, disons entre 9 heures et midi.

Les yeux du suricate voletèrent entre le gobelet de confiture de cacao à 15% en voie de gélification dans sa main gauche et, dans la droite, le boulot dont il venait d’hériter : disons trois heures de visionnage… Sans compter les captures d’écrans, les agrandissements… Pour peu que la moitié de Port-Léon ait décidé de franchir la porte en question ce matin…

— Et… C’est pressé, vous dites ?

B., inflexible, ferma lentement les paupières en guise d’acquiescement.

— Bien sûr, je comprends… » Le lieutenant Robic comprenait surtout qu’il devait se préparer mentalement au savon que Jean-Bap allait lui passer quand il lui téléphonerait que, le jour de l’anniversaire de leur rencontre, il serait en retard pour dîner. Avec un peu de chance, ce ne serait que lors du second, voire du troisième appel, quand il suggérerait timidement à son compagnon de ne pas l’attendre pour aller se coucher, que pleuvraient les cris et les menaces de divorce.

— Prends quand même le temps de goûter, camarade.

 

(extrait chap 11)

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Bon ap’ !

    Aux premiers hurlements des sirènes, Ben avait abandonné la porteuse de repas à sa crise de nerfs pour aller réceptionner les keufs. Il était surpris de leur réactivité. Le commissariat ne se trouvait pas à des kilomètres (il lui était arrivé de s’y rendre pour des formalités administratives) mais tout de même ! Son appel ne remontait pas à plus d’un quart d’heure. Cinq minutes avant, des braillements en provenance de la cour l’avaient tiré du canapé sur lequel il bullait en attendant Alban. Il était allé voir de quoi il s’agissait. Debout à l’entrée de chez la vieille au rideau, une matrone vêtue d’une blouse marbrée de dégoulinures rougeâtres s’égosillait. « À l’assassin ! À l’assassin ! Il faut appeler la police ! Elle est moooorte ! Mooooorte ! !!! Poliiiice ! À l’assassin ! Elle est…

Ben s’était approché de la dame. Il avait constaté avec un certain soulagement qu’aux dégoulinures rougeâtres sur son tablier de cuisinière s’accrochaient encore quelques spaghettis. De la sauce tomate, ok. N’empêche que la souillon continuait de crier au meurtre. Il avait essayé d’obtenir d’elle des informations cohérentes mais elle ne semblait pas en état d’enregistrer sa présence. Elle continuait à rouler des yeux affolés en se dévorant les ongles de la main gauche jusqu’à la troisième phalange. Au bout de son autre bras, inerte celui-là, pendait une boîte en plastique qui finissait de se vider de sa bolognaise. Ben se souvint que la vieille bénéficiait du service « portage de repas à domicile ». Contournant la choquée il était entré chez la vieille. Laissant la cuisine et son rideau espion sur sa gauche, il avait enquillé le couloir balisé de flaques rouges et de serpentins blafards… Jusqu’à une petite salle à manger noyée dans la pénombre… Affalée sur la table recouverte d’une toile cirée dont les motifs floraux ne suffisaient pas à égayer la scène, la tête dans une biscotte beurrée, mamie exposait sa nuque exsangue sous un chignon en désordre. Au pied de sa chaise, s’étalait une large flaque d’un liquide épais et gluant qui, cette fois, n’avait rien à voir avec de la sauce bolognaise. Ben avait rebroussé chemin vite fait. Lorsqu’il avait rejoint la porteuse de repas (et de nouvelles tragiques), celle-ci avait cessé de rameuter les populations. Murée dans une incompréhension totale de son environnement immédiat, elle regardait fixement ses sandales. Se détournant un instant de la contemplation du grain de viande hachée orange collé sur son gros orteil, elle l’avait calculé. Mais qui était ce jeune homme à la coupe de cheveux étrange et au teint blanc verdâtre qui sortait un téléphone portable de la poche arrière de son jean ?

(extrait chap 4)

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Bienvenue à Port-Léon !

« Bienvenue à Port-Léon » est de toute évidence LE polar de l’année. Celle-ci, celle(s) d’avant et celle(s)  à venir. « Il a pas de mal ! », me direz-vous. Peu importe…

Soyons clairs. Mon but ultime n’est pas de vous soulager des 3 € noirs de suie qui vous restent de vos vacances au bord de l’amer, en plein dedans pour certain(e)s, mais bien de vous éviter de passer bêtement à côté d’un des (rares) plaisirs de l’existence : lire un bon bouquin. Après, vous ferez bien comme vous voulez, les Jujus. Être un(e) gros(se) nigaud(e) est un droit inaliénable et sacré.

Si (par miracle) intéressé(e), clique donc sur l’image pour le lien Amazon, la multinationale esclavagiste que tout le monde vilipende à loisir mais chez qui tout le monde file acheter ses capotes dès que le voisin a le dos tourné.