Archives de catégorie : Graffiti

– fiction, pohaizie etc….

Mickey à Marseille

En vérité ze vous le dis, ze vais faire un grooos zeffort pour la Phronce qui a mal au cul. Ze vais débloquer (au point où z’en suis, hein Brizitte ?) 1,5 milliard de zeuros en suppositoires contre la méçanceté des méçants qui veulent que c’est l’apocalypse à Marseille. Z’en ai causé avec McFly et Carlito qu’ils sont vacement des vrais économisses essperts en suppositoires, hein Brizitte ?  Ils sont super d’accord que la deuzième ville de la Phronce il faut qu’ elle rattrape son retard ze sais plus en quoi tellement elle est en retard… Caisse que tu dis Brizitte ? Ah oui – suis-ze étourdi – l’ insécurité dans les quartiers, la vétusté des écoles, les inégalités d’accès aux soins, les lozements insalubres, les transports en commun qui puent des pieds, toussa… Alors on dit 1,5 milliard et vous votez pour moi l’année proçaine ? Vouz êtes mignons. Sont mignons hein Brizitte ? Comment ? À condition qu’ils se font tous bien transpercer l’épaule gausse par 2 fois, 3 pour les veinards, à 15 zours d’intervalle sinon ça compte pas. Hein ça compte pas Brizitte ? Brizitte ? Mais caisse que tu y fais à Zean-Missel ? T’as plus besoin de turlutter ton ministre de tutelle ! T’es à la retraite depuis 20 ans, Brizitte! Et pis en plus, ze te signale que c’est moi son boss à Zean-Mi ! Comment ça, ze ferais mieux d’être le boss à Bernard ? Quel Bernard Brizitte ? Ah oui, l’actionnaire mazoritaire PDG du groupe de luxe LVMH ? Dont la fortune personnelle avoizine les 178 milliards USD ? Ze pourrais lui demander de m’aider à faire de Marseille la capitale de la Méditerranée méditerranéenne ? C’est pas con ça Brizitte ! Il me lâsse 1 % de sa thune et ze double mon budzet « Marseille en grand » ! Z’appellerais ça « Marseille en zéant ». Et les poules elles z’auraient des dents et la marmotte elle mettrait le çocolat dans le… Brizitte, attends-moi ! Tu marces crop vite ! Au fait t’as pensé à me reprendre du Nutella? Z’ai dézà fini ma provizion. C’est long 3 zours ! Vivement qu’on est rentré à la maizon, hein Brizitte ?

Heffi Grecker, interview exclusive en temps réel

Fyr – Salut Hephaestus, t’es tout bronzé de partout, ma parole !

Heffi – Mince,  à tous les coups j’ai encore oublié de remettre mon slip.

Fyr – Pas grave, au départ on est ici pour causer de ton dernier Bongarçon, pas pour s’enculer.  Comme d’hab, t’as fait l’impasse sur les éditeurs ?

Heffi – Les proxos ? C’est bon j’ai donné une fois, on va s’en tenir là si ça vous dérange pas.

Fyr – Hem, of course. Les pousse-au-crime de Mernard Binier et autres Chatteman, c’est pas le genre de la maison anyway.

Heffi – Sinon t’as pas un coup à boire ?

Fyr – C’est à dire qu’on a eu du monde hier. Léo est passé fêter un truc. Reste un fond de liqueur d’angélique. Une pote à nous qui nous envoie ça de la Mayenne.

Heffi – Vas-y, fais péter.

Fyr – Alors ?

Heffi – Sympa. Ça se boit comme du petit laid.

Fyr – Du macron, genre ?

Heffi – Du what ?

Fyr – Rin, un pédent de la raie publique qui cartonne sur Béhèfème pour quelques semaines encore… Sinon, ta mouche dans le potage, c’est vraiment quelque chose. Ici on est fan.

Heffi – Vous êtes combien ? Je veux dire ça donne quoi multiplié par 3,49€ ?

Fyr – Hem, je te ressers une lichette ?

 

Propos recueillis le vendredi 13 août à 22.23 h au sortir des toilettes sèches de franckyvonrichard.com

c’était pleine lune hier soir

Hier soir c’était pleine lune. Conjugué à la poussée d’analectoralite aigüe qui ces temps-ci enflamme (dans ses rêves) ses territoires perdus, la Raie Publique Phronçaise défendait chèrement sa première place du groupe F face à « la bande à Ronaldo ».

À quelques minutes de la fin des hostilités, alors que sur l’écran de ma TNT un barbu en shortar se roulait une dernière fois dans les glaires de ses collègues dubitatifs, mon chat qui venait pourtant de copieusement garnir sa litière demanda à sortir. Malgré l’heure tardive, son instinct guerrier exigeait la conduite immédiate d’une ratonnade en bonne et due forme. Demain matin sur le pas de la porte le cadavre raidi d’un innocent rongeur me souhaiterait une excellente journée à moi.

C’était pleine lune hier soir. J’ai pensé devoir vous en parler.

La Shoah des Animaux

La Shoah c’est tous les jours.

Tous les jours la Shoah des Animaux.

Le camion arrive. On pousse les vaches à l’intérieur du camion. Les veaux.

Le camion arrive. On pousse les cochons à l’intérieur du camion.

Veaux, vaches, cochons,

couvées à demi déplumées, écorchées par leurs cages.

Veaux, vaches, cochons, couvées qui s’entassent,

se piétinent, s’encornent,

se chient dessus. De trouille le plus souvent.

Sur l’autoroute on les double, les camions.

Les camions et leur cargaison de martyrs de la bouffe en train de se piétiner,

s’encorner. Se chier dessus. De trouille le plus souvent. On détourne le regard.

Plus ils approchent du camp d’extermination, plus l’angoisse des martyrs de la bouffe est palpable,

plus intense leur souffrance.

Plus présente à leurs narines est l’odeur de leur mort. On détourne le regard.

La Shoah c’est tous les jours.

Tous les jours la Shoah des Animaux.

L’envie d’écrire

 

Me concernant, l’envie d’écrire des bouquins est pas un quart de seconde à rapporter à l’envie d’être lu. Si la première me fait asseoir tous les matins à la machine à mots, la seconde se contente de m’effleurer les matins où l’envie d’écrire se fait tirer la plume.

Tout comme, dans une autre vie, mon envie d’écrire des chansons (doublée de celle de les chanter) devenue peu à peu réelle (lire Hippocampe Twist) supposait en rien l’envie d’être écouté. L’envie d’être écouté (d’être rassuré) se faisait sentir uniquement quand j’arrivais pas à composer de nouveaux machins  (chanter de nouveaux trucs)*.

Je simplifie : avec mézigue le besoin d’un public pointe son museau péteux pile quand je flippe de  plus rien avoir à lui dire, à ce cher public.  Allez bâtir une carrière là-dessus !

Sinon, pour ceux qui en ont quelque chose à carrer, le 4ème Bongarçon devrait être téléchargeable d’ici une poignée de semaines.

* dans l’autre vie que je vous cause, j’avais aussi surtout besoin de la THUNE du public. Heureusement, grâce aux leçons de morale artistique de mes proxos j’avais rapidement tilté que le vrai artiste n’a pas de loyer à payer et qu’il trouvera toujours un pote pour le nourrir. Qu’un pur artiste se doit de rester pauvre. Mais ça c’est une autre histoire. Une suite à Hippocampe Twist ? Va savoir.