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Shoah pascale

 

Je sais c’est pas gentil mais j’espère que tous les bipèdes à poil ras qui auront, de près ou de loin, trempé dans la shoah des 600 000 agneaux de Pâques de cette année, crèveront la gueule ouverte. Du conardo ou de n’importe quoi de douloureux de préférence. Les braves croyant(e)s qui auront planté leurs fourchettes dans la chair tendre de mes frères et sœurs, les vrai(e)s, pareil.

Solidarité avec les chauves-souris et les pangolins.

 

 

Heffi Grecker, l’interview

– Heffi, on raconte que, dans une autre vie, un proxénéditeur musical vous avait diagnostiqué « loser » ?

– C’est en partie inexact. Dans sa missive incendiaire, piètre anglophone,  le malheureux avait écrit «LOOSER». Ce qui aurait alors signifié « celui qui détache, qui libère ». Il n’avait donc pas tout à fait tort. J’aime me voir en libérateur. Un genre de « roi des neiges ».

– « L’arrière-cour des miracles » est votre 3ème polar. Comme à l’occasion des 2 précédents, la critique est muette d’admiration.

– D’admiration, vous êtes sûre ?

– Comment pourrait-il en être autrement ? Ces 200 et quelques pages sont ce que le polar français a enfanté de meilleur depuis le siècle dernier.

– C’est gentil. Vous habitez chez vos parents ?

– Manquerait plus que ça. Maman est alcoolique et papa ne pense qu’à mettre sa main dans ma culotte. Ce parti pris de ne publier qu’au format numérique, pouvez-vous m’en dire plus ?

– « Il peut le dire ». Pierre Dac.

– ?

– Veuillez m’excuser, je soliloquais. C’est l’âge.

– Quel âge avez-vous ?

– L’âge de vous répondre sans risque de me tromper que le ebook – à condition d’avoir un vrai métier à côté- c’est la survie de l’écrivain. Un gage d’indépendance artistique. La certitude d’être publié. Quant à être lu… Le public, ses goûts, ses couleurs,  il y a longtemps qu’ils ont cessé de nuire à mon sommeil. Mon ami Hervé Prudon – vous devriez lire « Mardi gris » ou « Tarzan malade » aimait à dire qu’il écrivait pour la postérité. Au jour d’aujourd’hui, comme on dit quand on est con, je n’ai toujours pas la moindre idée de pour qui ou pourquoi j’écris. Par contre, je me souviens très bien avoir chanté pour les murs. Ce qui nous ramène au début de la conversation.

– Merci. Je vous laisse régler les consos.

si vous devez mourir prochainement

D’accord le conarovirus, révélateur de pratiques culinaires chinoises qui n’ont rien à envier à nos ortolans farcis, nos civets de lapin, nos foies gras de canard, d’oie, nos têtes de veau, nos escargots ou nos cuisses de grenouilles. Franchement, si on doit en crever, ce ne sera que justice.

D’accord les érections munislipales avec Edouard-le-Moulard qui veut se présenter mais pas être élu poil, au cul.

D’accord Bernard-le-Tapir qui pique sa juste colère mais suce la quéquette de Son Emperozité après celles de la Mite et du Nain Jaune qui sentent au moins aussi mauvais.

D’accord Donald-de-Jérusalem et son clone Boris, les deux travelos peroxydés qu’ils ont tout compris comment la Terre elle est plate comme leur imagination.

D’accord Vladimir Proutin, Erdogan-de-toilette et tous les dictatorts-et-à -travers que j’ai pas le temps de recenser ce soir.

D’accord, d’accord mais voilà, à franckyvonrichard.com on recherche des amateurs de polars avec au moins 1 neurone encore en état de fonctionner et une liseuse (Kobo, Kindle ou autre) à portée. Surtout pas de gros(ses) niqu(eurs)(euses) et encore moins de proxénédit(eurs)(euses), même à la retraite (surtout à la retraite, ces faux-derches). On les recherche dans leur propre intérêt en fait. Pour leur bien, comme qui dirait. Ce qui nous ramène au conarovirus, pour tout dire. Et voici le message :

Si vous devez mourir prochainement, que ça ne soit pas sans avoir lu « L’arrière-cour des miracles ».

Voilà, c’est tout, avec plaisir.

La Direction

L’arrière-cour des miracles

 

 

Demain, mon 3ème Bongarçon devrait être lâché. Comme un bateau en papier dans le caniveau.  Un Titanic de plus à ma collec. Comme à chaque baptême, à chaque naufrage en puissance, je me sens bien. Prêt à me faire jeter. Confiant à l’envers dans les goûts de chiottes d’un public décérébré par nécessité. Il m’a tout fait ce public de merde. Je ne m’en lasse pas. La preuve, j’ai encore investi 75€ dans l’affaire. Qu’est-ce qu’il va dire cette fois, ce cher public ? Rien. Comme d’hab’. Il va se gratter le front et zapper direct sur Netflix.

Au moins maintenant je fais plus dans le sonore. J’aurai pas droit à des trucs genre « I’ sait pas chanter, le mec… Il se drogue ? C’est pas du rock ! …On comprend rien aux paroles… t’tes façons les paroles on s’en branle … On dirait Mickey 3D qu’aurait fumé les doubles-rideaux de ma grand-mère… C’est pas mon truc… Rendez nous Led Zep ! Ah AC/DC, ça c’était d’la zik ! Metallicaca dans sa culotte et tout… Ou alors, en France, en se pinçant le nez, Bachougne à la rigueur ou Hubert Félix Thiéfaine ou l’autre Breton qu’a fait des chansons pour Johnny… Mais, merde, pas Franck Richard ! Ce louzeur ! (« looser » avec 2 O comme avait écrit je sais plus qui)… etc… etc…”

Non,depuis une dizaine d’années, pas con, j’ouvre plus ma gueule. J’écris des mots muets. Sur franckyvonrichard.com. J’écris des trucs et des machins muets. J’ai même pondu un essai sur ce que j’appelle le « Juchrémanisme ». C’est gratos et, même muet, ça peut servir aux générations futures.

J’ai aussi pondu un solfège pour les enfants. Gratos toujours. Ça aussi ça peut servir.

Mais demain, c’est un truc muet qui sert à rien qui va descendre la ruelle, le long du trottoir des travelos qui rentrent se coucher, entre les glaires du petit matin et les trop-pleins des bennes à ordures. Ça s’appelle « L’arrière-cour des miracles ».

C’est un bon petit polar bien cool. Je vous en reparlerai.

Bonne nuit, tout le monde.

Scoops de Franck, toujours prêts

Aux fidèles de franckyvonrichard.com, j’adresse mes regrets de les avoir si honteusement négligés pendant si longtemps.

J’ai des excuses et c’est là que je place mon premier scoop : on me croyait atteint de schizophrénie galopante. Étais-je Franck « Titanic » Richard ou Franck-Yvon « Les Aventures de Moïse » Richard ? Mais l’un et l’autre, bien sûr ! Sauf que, dorénavant, nous sommes 3. 3 bons vieux trizophrènes.

Car voici que, par-dessus les 2 autres, j’endosse  avec humilité et componction le costard d’auteur de polars. Bienvenue à bord, Heffi boy !

Heffi « Greffe générale »/ « Loser au menu » Grecker.

Un Heffi  qui a la joie de vous annoncer – 2nd scoop, et pas le moindre -la parution imminente (début janvier 2020) de son troisième opus. Stay tuned !